Résumé du bordel ambiant

Les gentils garçons marchent à pied et vont au ciel. Les mauvais garçons roulent à moto et vont partout. Donc... La vie et la mort, les femmes et la coiffure, le sexe et la moto. Mais aussi le dessin, les cerfs-volants et la mer. (Et la brouette javanaise

12 juillet 2008

Vacances, j'oublie tout

T’as vu c’est les vacances !
T’avais pas remarqué ?
Pourtant c’est pas difficile, c’est à chaque fois qu’on t’annonce que les journées vont être rouges, voire noires, que ton pays va rouler au pas, que tout le monde va se jeter sur les autoroutes pour aller brûler de cette essence qui coûtera bientôt aussi cher que le litre d’huile de foie de moineau albinos. Enfin ça, il paraît que c’est juste pour après-demain, quand la france bientôt revenue dans l’OTAN, participera à la guerre prochaine contre l’Iran.
Pour ton bien la guerre hein ! Et celui de tes enfants.
(Gloire à Toi, not' président, pour cette idée lumineuse ; que ton chemin soit parsemé de fleurs)(écrasées par des 4x4 fumants)

Mais quoi qu'il arrive on est en juillet quand même. Alors à partir de maintenant, je vais pas me fouler. Enfin… encore moins qu’avant je veux dire. Les doigts de pied en éventail, les mains en haut du guidon.
Tran-quille.

D’ailleurs j’ai déjà commencé. Je me suis mis la tête en vacances de l’actualité. Et de ses surprises. Un jour une loi qui pue, le lendemain une nouvelle saloperie. Alors j’écoute plus du tout la radio, j’ouvre plus les journaux. Je passe juste mes soirées à embrasser le chien. Et à jouer avec la fille.

Evidemment, ça me cause un problème de conscience. A être déconnecté de ce qui se passe autour de moi, à me contenter de plaisirs minuscules, à trouver du bonheur là où y’en a, je me demande si je ne joue pas le jeu des marionnettistes. Si je leur laisse pas les mains encore plus libres. Et si je n’aurais pas intérêt malgré tout à garder les yeux et les oreilles bien ouverts. Et ma faculté d’indignation et de révolte. Pour être capable de réagir ou d’ouvrir ma gueule au cas où. Ou de me tirer vite fait. Un peu comme certains parmi les juifs qui avaient compris qu’il fallait migrer, avant les pogroms et la Shoah ; bien avant qu’il ne soit trop tard.

Et puis juste après, je me dis que non, tout compte fait, c’est pas moi qui réussirai à changer le monde. J’ai déjà essayé  en discutant avec des potes, ou même ici sur ce blog de naze et faut se rendre à l’évidence : jusqu’ici ça n’a pas trop marché.

Alors avant que tout s’écroule, je vais pas me gêner. Et laisser le monde se noyer s'il veut, parce que quoiqu’il arrive, la bouée que je peux lui lancer sera toujours bien trop petite.
Mais je vais m’occuper de trucs tout aussi importants. Etendre des couvertures à l’ombre dans le gazon pour lui donner envie de s’y allonger, boire du rosé, nous faire des grillades (et comme dit ma grand’mère, "en garder un peu pour le pauvre"), marcher pieds nus dans l’herbe et rouler à moto tant qu’on peut.
Et s’aimer, avant le shoot final dans la poubelle.

Samedi
Bande son : Mickey 3D "Respire"

Tiens, je réalise d’un coup… j’ai jamais compté combien y’a de poils sur ton écureuil…
Je me demande le temps que ça me prendrait.

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07 juillet 2008

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7 juillet 2008, nette l'image satellite
Tu vois, nos mères ont l'air si fières.
On se reparle j'hallucine.
Je danse, en ces temps d'abondance
Ici aucun destin n'hésite.
Changé depuis deux secondes, un monde respire.
Je culmine

Je rêve l'âge d'or dans tout l'espace.
En l'espèce, je rêve l'âge d'or.

7 juillet 2008, nous sommes lundi, nous sommes riches.
Moi aussi, je rêve l'âge d'or.

Posté par Yojik à 19:41 - Des trucs pour les yeux et les oreilles - Commentaires [14] - Permalien [#]

02 juillet 2008

Les mots du frigo #3

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Les_Mots_Du_Frigo_0074

Un interlude du mercredi.
Bande son : 
Van Houten "Eruption"
Vous plaignez pas, j'ai failli mettre ça : http://www.deezer.com/track/26516

Posté par Yojik à 13:00 - Un peu de finesse dans un blog de brute - Commentaires [24] - Permalien [#]

11 juin 2008

Pas tout seul dans sa tête

La première fois que j’ai rencontré Nono, il devait avoir dans les 5 ans. J’étais en train de bricoler ma moto sur le trottoir devant chez moi quand il s’approcha les yeux grands comme des billes, l’air curieux de tout et avec une tête à me demander de lui dessiner un mouton. Mais tout de suite, j’ai bien compris que le dessin de mouton ça risquait pas. Parce que Nono il était un peu différent et qu’il avait du mal avec le langage.
D’ailleurs regarde… j’ai toujours pensé que cette scène, c’était le film de notre premier contact.

Nono, c’est pas son diminutif, il s’appelle pas Bruno ou Norbert. C’est juste parce que pendant très longtemps au grand désespoir de ses parents, le seul mot qu’il a su dire, c’était ça, Nono. Comme un surnom qu’il se serait donné tout seul.

Puis est venue sa première phrase. Il devait avoir 6 ou 7 ans. C’était le jour où la moitié de sa maison a brûlée. Ses parents en train de faire des courses avaient laissé Nono jouer tout seul. Grave erreur, vu l’attroupement de voisins sur le trottoir d’en face et les flammes énormes qui montaient jusqu’au toit. C’est quand les pompiers l’ont sorti du brasier et apporté à ses parents en pleurs que Nono a prononcé sa première suite de mots. Il a tendu la main, montré le briquet jetable qu’il tenait et dit bien fort, l’air tout fier de lui : "A feu moa !.. A feu moa !".

Bref autant être honnête, quand les gens du quartier croisent les parents de Nono, j’ai bien l’impression qu’ils se disent en les regardant d’un air désolé, que le fruit de leur amour, il est un peu confit.

C’est pas mon cas. Nono et moi on s’aime vraiment bien. Aujourd’hui il a 16 ans. Mais il en fait à peine 11 ou 12. Et depuis il a appris à parler. Alors quand je bricole dans mon garage il vient souvent taper la causette. Je le fais rire en m’énervant à cause de mes outils qui font exprès de se cacher pour que je les retrouve jamais. Et lui, rien qu’en m’exposant son étrange vision du monde. Et plus je lui parle, plus je mesure à quel point il a une intelligence bien à lui, même s’il est bon dernier de sa classe d’adaptation.

En ce moment, il est sur un nouveau projet. Vu qu’il a bien compris que c’est pas grâce à l’école qu’il trouvera sa place dans la société, il a décidé de la trouver tout seul. Dans le petit studio qu’il habite dans le fond du jardin chez ses parents, il a construit tout un tas de cages pour se lancer dans la production de souris à l’échelle industrielle. "Parce que tu comprends, les souris ça fait plein de petits très vite". Il a compté qu’avec juste un couple et un temps de gestation aussi court que celui des rongeurs, au bout d’un an, il pourra avoir des milliers de souris. Voire plus.

Alors je lui demande s’il a réfléchi qu’avec un tel élevage, il pourra jamais partir en vacances.
Il me répond qu’il s’en fout, que les voyages il peut les faire dans sa tête.

Je l’interroge sur ce qu’il va faire de toutes ces souris, que ça sert à rien les souris.
Il me dit que c’est pas grave d’avoir à vendre des trucs qui servent à rien, qu’il suffit de donner l’envie aux autres de les acheter.

Je lui dis que c’est risqué d’espérer faire un élevage géant dans son studio de fond de jardin, qu’il va manquer de place, qu’il saura plus comment les nourrir.
Il m’explique avec ses mots que c’est pas plus con que de baser une économie mondiale sur la croissance quand on vit sur une planète à taille limitée.

Alors tu vois, c’est vrai que Nono il est un peu malingre, qu’il mélange un peu les syllabes, que parfois il a des idées un peu bizarres. Mais il est pas plus con qu’un autre. Et comme je pense qu’avec lui, limite ça marcherait pas plus mal, j’en ferais bien le président de ma République.
Au moins lui, il me ferait sourire d’un clin d’œil qui brille et de son regard amusé.

Cremerdi, jour des petits.
Bande son : les Maracas (nouvellement Rhinocérose) "C'est plus fort que moi"

Je ne sais pas cacher mes sentiments, que je sois triste ou bien content.
Juste un peu exubérant pour les gens bien pensants.
Un peu trop débordant, trop fermé par moments.
Je n'arrive pas à cerner les limites de ma réalité.
Vivons-nous réellement ici-bas ou sommes-nous simplement en train de rêver ?

Je ne sais pas, c'est plus fort que moi
Je n'explique pas, ne me demandez pas pourquoi.
Je ne sais pas, c'est plus fort que moi.
Non je n'explique pas, ne me demandez pas pourquoi.
Pourquoi ?... Pourquoi c'est plus fort que moi.

Posté par Yojik à 12:52 - 30 millions d'amis - Commentaires [34] - Permalien [#]

06 juin 2008

Message à caractère (presque) sexuel

Tu veux la faire crier ? Lui faire répéter deux cent fois "Oh my God ! Oh my God" ? La satelliser au 7ème ciel ? Tu veux lui faire ouvrir grand la bouche ? Puis voir sa tête se pencher en avant ? Tu veux la faire haleter ? Lui faire crier des insanités ? Lui procurer les plus fortes sensations ? La secouer dans tous les sens ? Lui mettre la tête à l'envers ? Voir son visage se déformer ? Lire la surprise totale dans ses yeux ? Et même lui faire perdre connaissance ?

Demande moi. Je sais comment faire.

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Le pire, c'est que j'aimerais bien être à sa place.

Vendredi.
Bande son : les Ramones "Surfin' Bird"
Spa ma faute ; elle m'a dit "c'est l'été, tu devrais poster un truc frais".
Ben tu vois, ça y est.

Posté par Yojik à 17:07 - Mon blog de naze - Commentaires [32] - Permalien [#]



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