Résumé du bordel ambiant

Les gentils garçons marchent à pied et vont au ciel. Les mauvais garçons roulent à moto et vont partout. Donc... La vie et la mort, les femmes et la coiffure, le sexe et la moto. Mais aussi le dessin, les cerfs-volants et la mer. (Et la brouette javanaise

15 février 2008

Journal météo

Ce ouikaine le soleil sera doux, le temps clément, le ciel dégagé, les routes seront... euh... goudronnées.
Fly me to nulle part.
Again.

Profitez (de la vie).
Et merci pour le collage choule.

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09 février 2008

Les mots du frigo (2)

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Les_Mots_Du_Frigo_00422_3

Juste pour vous inspirer des occupations plus voluptueuses qu'aller courir les magasins avant la St Valentin.

Sam'.
Bande son : La voix de Chrissie Hynde pour chanter Jimi Hendrix : "Bold as Love".
"Audacieux comme l'amour", c'est tout ce que je vous souhaite.

free music

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31 janvier 2008

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Un demi mètre de tissu.
Une paire de ciseaux.
Deux baguettes de bambou ou d'ot' chose.
Une machine à coudre.
Trois heures de travail.

puis

Du sable dans les tongs.
Une grande longueur de fil.
Du soleil, un vent léger.
Et une dérisoire immensité …

…Fly me to nulle part

Jeudi, c'est curry.
Bande son : toi t'avais pas mis le son et tu t'es encore levé avant la fin du générique.

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21 janvier 2008

Les mots du frigo

C'est pas tellement à ce frigo que j'étais attaché. Non, c'est plutôt à tous ces mots aimantés dessus. Les siens, les miens, ceux des autres. Comme des paroles perdues de chansons oubliées.

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Les_Mots_Du_Frigo_001322
Auteur(e) mystérieux(se)

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J'aime rôder vers les fleurs perdues, dans les jardins sauvages, aux parfums d'ardoises et de rues des villes avant l'orage.
La rosée de leurs yeux trop mauves reflète une lumière qui conduit parfois les vieux fauves et les anges en enfer.
J'aime rôder vers les fleurs perdues dans les jardins sauvages et m'égarer dans les ciguës et dans les saxifrages.
Sentir la chair d'une figue verte qui s'offre lentement sur le rose d'une corolle ouverte, à mon souffle tremblant.

mmm
J'aime. J'aime.
mmm
J'aime. J'aime.

J'aime rôder vers les fleurs perdues dans les jardins sauvages aux nuances des gris bleus des grues des banlieues de passage.
Le velours de leurs lèvres humides à l'ombre de leurs voiles m'entraîne et m'attire vers le vide où murmurent les étoiles.
J'aime rôder vers les fleurs perdues dans les jardins sauvages aux parfums d'ardoises et de rues des villes avant l'orage,
Suivre le jeu d'une étamine sur un oeillet violet qui s'entrouvre et qui s'illumine d'une larme de lait.

mmm
J'aime. J'aime.

H-F T

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13 décembre 2007

Lettre au bonhomme Coca-Cola

Cher Père Noël

Tu vois, cette année si je t’écris c’est juste par politesse. D’abord parce que t’as une bonne tête et aussi parce que pendant longtemps tu m’as pas déçu. C’est pas que tu m’aies apporté à chaque fois ce que je voulais. Mais les premières années, globalement t’as toujours bien assuré.

Et puis il y a eu le Noël de mes 7 ans. Tu te souviens ?
Je voulais cette pétard de belle voiture à pédales, rouge parce que c’est toujours cette couleur qui gagne la course, tu vois laquelle ? celle avec un gros numéro 1 dans un grand cercle blanc bordé de noir ? ben j’ai jamais vraiment digéré que tu l’aies pas déposée sous le sapin. Surtout qu’à la place, j’avais eu des patins à roulettes même pas à ma taille parce que "comme ça, ça lui fera usage plus longtemps" et un pyjama en tissu orange trop bizarre, le même tissu lamé brillant que celui des shorts des cochonnes de BoneyM. Tu vois, c’est à partir de cette année là que j’ai commencé à avoir des doutes sur toi. Parce que le coup de ma mère genre "tu sais cette année le Père Noël il a pas trop d’argent", ben j’y ai jamais cru. Moi je crois que c’est juste que tu m’aimais moins que le petit Martinez. Sinon comment t’expliques que lui tu lui apportais toujours des cadeaux trop délires comme l’habit de policier avec la casquette et le bâton ?
Alors tu vois…
(Remarque, si je l’avais eue ma voiture de course, chuis sûr que stankulé de Martinez, il m’aurait collé des prunes parce que j’aurais roulé trop vite).
(Feuque la police tiens).

Non en fait si je t’écris cette année, c’est juste pour te dire que c’est pas la peine de te cailler le lait. J’ai beau réfléchir et je crois qu’il y a rien qui me ferait plaisir. C’est pas que j’aie tout mais sur les prospectus qui tombent dans ma boite aux lettres (par milliers) grâce aux gros cons qui doivent pas savoir lire l’autocollant STOP LA PUB, ben j’ai beau regarder, y’a rien qui me fait envie. Et les cadeaux que t’apportes aux gens, je les trouve de plus en plus nazes. Un lecteur mp3 j’en veux pas. Depuis que le mien est en panne, il me manque pas du tout. Un GPS c’est un truc de blaireaux qui veulent pas se perdre alors que c’est toujours comme ça que j’ai trouvé les endroits les plus chouettes. Un i-phone ça me servirait à rien. Une bagnole neuve m’en tamponne, la mienne a moins de 30 ans, et une télé écran plasma nana à fout’. Tu parles que ça doit être intéressant pour les conneries qui passent à la télé.
("Hé regarde Maurice ! L’écran il est tellement géant que quand on s’approche on voit même les points noirs de Vincent Lagaf’).
Et même de la thune, je commence à m’en coquiller le tamponnard, vu que je préfèrerais plus de temps à moi que de fric à pas savoir quoi en faire.

Non, si t’étais vraiment un pote, cette année tu m’apporterais un truc vraiment bien, un truc qui me ferait plaisir depuis longtemps, mais que t’as jamais été capable de trouver : c'est-à-dire à manger pour tous les petits zenfants du monde et plus la guerre nulle part.
En plus, je sais pas pourquoi, je parie que t’es tellement gland que tu risques de comprendre de travers et de m'apporter un déguisement de Miss France.

Cordialement

Yojik

PS : Et en lui apportant son probable jet ski ou son cra X cra Mercédes, n’oublie pas de faire mes amitiés au petit Martinez.

flashnoel

Je dis jeudi.
Bande son :
Dominique Palandri : "Joyeux Noël"
(Tu cliques à droite, tu enregistres et tu as un cadeau gratuit)

C'est Noël
On a allumé les chandelles
Les lampions pour de belles illuminations
Des cadeaux, une dinde aux marrons, des gâteaux, des sapins.
Les forets s'en remettront bien

Le père Noël est une ordure, il n'a pas rempli mes chaussures.
Célébrons le Divin Enfant, quand d'autres meurent en même temps.
Joyeux Noël.
Le beurre au cochon, l'argent à la poubelle.
Joyeux Noël.

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23 septembre 2007

Toutes les nuits c’est pareil.

Toutes les nuits c’est pareil... Il y a toujours trop de lumière dans mes rêves et je suis obligé de plisser les yeux pour à peine apercevoir quelques silhouettes que j’ai le plus grand mal à identifier. Ca doit bien avoir une signification, cette semi cécité lumineuse. D’ailleurs, si ça se trouve, tu pourrais m’aider à comprendre laquelle. Surtout si enfant tu as reçu la boite du petit psy2000. Moi j’ai beau chercher, je comprends pas. Remarque c’est pas ma faute, j’ai jamais eu que la boîte du petit magicien et les deux seuls tours que j’aie appris c’était les devenus fameux "il a disparu ton billet de cent francs" et quelques années plus tard le "tu la sens ma baguette magique ?".

Mais pour elle c’est pas du tout pareil. Il suffit que je ferme un peu les paupières et je revois tout. Ses cheveux mi-longs, son bikini orange, ses doigts fins, les ongles violets de ses pieds et ce qui était peut-être un tic, ce truc qui lui faisait ouvrir grand les yeux quand elle se concentrait sur une idée. Un peu comme au hibou que tu aurais confondu avec un perroquet et auquel tu aurais décidé d’apprendre à parler. A chaque fois, ils me faisaient sourire ses yeux grand ouverts et je me disais que c’était sûrement une chance qui m’était offerte de deviner tout ce qui était caché en elle, notamment la réponse à cette question qui avait torturé le mois de juillet de mes 17 ans : est-ce que j’allais enfin réussir à l’embrasser ?

Et même si à peu près à cette époque, juste après cette unique lettre de septembre qu'elle signa "ta choune" je ne savais déjà plus rien d’elle, même si j’ignore tout de ce qu’a pu devenir sa vie, si elle est heureuse, si ses yeux s’ouvrent toujours quand ses sourcils se froncent, je la revois tellement bien que si j’étais doué du crayon, je pourrais de mémoire t'en faire un portrait parfait. Je la dessinerai là, pile ce jour, au bord de la piscine dans ce camping du pays basque.

Tu vois, je me souviens parfaitement de son visage.
Mais j’ai oublié son prénom…

… Parfois je me demande si elle se souvient du mien…

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DessinPerso_39

Tard.
Bande son : Encore Eiffel "Douce adolescence"

Douce adolescence
Le temps s'arrête et nous faisons l'amour
Dans tous les sens
Etre adolescent jusqu'au dernier jour.

I cannot forget you, I cannot forget you, I cannot forget you, I cannot forget you, I cannot forget you,
I cannot forget you, I cannot forget you, I cannot forget you, I cannot forget you, I cannot forget you,
I cannot forget you, I cannot forget you, I cannot forget you, I cannot forget you, I cannot forget you,
I cannot forget you, I cannot forget you, I cannot forget you, I cannot forget you, I cannot forget you,
I cannot forget you, I cannot forget you, I cannot forget you, I cannot forget you, I cannot forget you,
I cannot forget you, I cannot forget you, I cannot forget you, I cannot forget you, I cannot forget you,

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17 juin 2007

...

Il pleut, ma moto se lamente et moi je m'emmerde. Heureusement ça m'arrive pas souvent mais cette après-midi, je sais pas quoi faire. Je devrais ranger des trucs mais j'ai pas envie. Je voudrais bien finir ce cerf-volant mais j'ai prêté ma machine à coudre. Je pourrais dessiner mais j'ai pas l'inspiration, je pourrais faire l'amour mais elle est pas là. Et tout seul c'est moins marrant. C'est ça les dimanches après-midi pluvieux : tes potes émergent à pas d'heure, tout le monde est rentré à cinq du. Et le seul truc que tu imagines pouvoir faire, c'est un semi-coma sur ton canapé devant un DVD que t'as vu trois fois. T'en arriverais presque à te demander si tu préférerais pas être lundi pour recommencer ton taf de travailleur-plussssse-pour-gagneur-plussse.

Pourtant y'a eu une époque où je m'emmerdais jamais, même les jours de pluie. J'avais pas encore de poils et j'habitais Paris. Je débarquais de ma province et mes nouveaux potes étaient de ce genre déluré qu'aujourd'hui on appellerait racaille. Pourtant ils étaient gentils. Enervés mais gentils. On habitait dans le 13ème qui était déjà Chinatown. Le samedi on allait traîner au zoo du Jardin des Plantes parce qu'on payait pas vu que le père de Francis était au guichet. On jetait nos trognons de pomme à ce pauvre ours, pensant lui faire oublier les 10 mètres carrés de sa fosse. On donnait des noms débiles aux animaux les plus bizarres, on s'amusait à se pousser contre les vitres des cages aux araignées ou aux serpents pour se faire peur.  Le dimanche on allait au ciné près de la rue Mouffetard. La séance était à 3 francs. C'était toujours des films de kung-fu et l'ambiance était dans la salle. On montait toujours au balcon. Une fois on avait eu des embrouilles. Faut dire on avait fait fort. En se penchant par dessus la rambarde, on avait gueulé un "euuuuuuuuuuurrrrrrrrrkkkkkkkkkk", comme un raoul (le cri qui dessoûle) en vidant sur les spectateurs de l'orchestre une boite de macédoine de légumes que Laurent avait piqué à sa mère. Et la semaine, quand on retournait au collège, le seul truc qui nous intéressait vraiment c'était soulever les jupes des filles. C'était amusant. On savait pas vraiment ce qu'il y avait dessous.
On avait dix ans, puis on ignorait qu'un jour on s'rait grand et qu'on mourirait.

Moi aussi j’ai envie d’un carambar.

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Backflip_0422

Dimanche, juste débranche.
Bande son : Eiffel "J'ai poussé trop vite".
Faudrait bien que j'aille voter. (mais ça sert plus à rien)

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14 février 2007

L'hymne torchonné aux amours décalées

Le ciel bleu sur nous peut s'effondrer, tant que c'est pas de la pluie sans arrêt, c'est pas grave tu sais. Et la terre peut bien s'écrouler, de toute façon, en mer aussi on pourrait s'en aller. Peu m'importe si tu m'aimes, je me fous du monde entier, surtout de la télé et des supermarchés. Tant qu'l'amour inond'ra mes matins, parce que j'aime bien quand tu m'inondes les matins ; tant que mon corps frémira sous tes mains, quand elles sont froides, quand elles sont chaudes, quand elles me frôlent. Peu m'importe les problèmes de tunes, de robinets, de petit nicolas, mon amour puisque tu m'aimes, même quand je suis pas rasé ou que je sens l'homme de sous les bras.

J'irais jusqu'au bout du monde, à moto, en voiture, à la voile et même en pédalo. Je me ferais teindre en blonde, faudrait juste que je me laisse pousser les cheveux, si tu me le demandais… et si tu étais patiente, parce que hein, c'est du boulot. J'irais décrocher la lune mais pas la vraie, je saurais pas faire… disons la tienne pour commencer. J'irais voler la fortune, plein, y compris celle qui se compte pas. Et si tu me le demandais, je volerais des bagnoles assorties à tes pompes.

Je renierais ma patrie, et tant que j'y suis, je ferais pareil avec mon travail et ma famille. Je renierais mes amis, sauf elle, lui et elle et puis lui aussi. Si tu me le demandais, même, je pourrais cacher un cadavre sans t’interroger sur qui c'était. On peut bien rire de moi, surtout si c’est toi et pour ça je ferais n'importe quoi... Je ferais surtout n'importe quoi d'ailleurs. Si tu me le demandais je pourrais même porter des peaux de bêtes et te faire moi-Tarzan-toi-Jeanne.

Si un jour la vie t'arrache à moi, je lui en colle une d'entrée pour lui enlever l'envie de recommencer. Si tu meurs que tu sois loin de moi, là je me mettrais en colère, parce que mourir t'as pas le droit. Peu m'importe si tu m'aimes plus que moi, moins que moi, faut que je profite et que je complique pas car un jour, moi je mourrais aussi. Nous aurons pour nous l'éternité, de l'instant, mais même un instant, c'est déjà presque tout. On se roulera tout nu dans le bleu de toute l'immensité, sous le soleil, à la plage, toi, moi, ton coquillage mais sans les crustacés. Et comme deux oiseaux jamais mazoutés, on s'envolera t'inquiète, dans le ciel plus de problèmes.

Mon amour crois-tu qu'on s'aime ou qu’on est juste un peu frappés ?
Dieu réunit ceux qui s'aiment ! (Oh toi, on t'a pas sonné !)

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Sinon, c'est la Saint Valentin... Vous pouvez aussi offrir des fleurs.

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StValentin_02
Pour la St Valentin, faites l'amour, pas les magasins !!!

Mercredi.
Bande son : Cyclope "L'Hymne à l'Amour" (2 minutes 03, pas plus)

(Comme dab'... Si dans ta tête, t'as 17 ans, c'est à fond !!!)

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10 novembre 2006

Les monologues de ma bite

Ma_Bite_En_Vacances_Bite. Voilà, je l'ai dit. Je le redis même : bite. D'ailleurs pas la peine de me cacher, ça fait des années que je le dis. Dans mes conversations de tous les jours "On va le laisser se débrouiller, ça lui fera la bite", dans mes questionnements philosophiques "Mais pourquoi presque tous les hommes voudraient une plus grosse bite" et dans mes échanges intimes "J'adore coucher avec toi ma chérie, mais pourquoi tu t'évertues à me mordre la bite ?".  Parfois même je le disais à mon chien "Bon OK, tu peux jouer avec ma bite, mais ne va pas au fond du jardin"
Je le dis parce que ce mot n'est pas vulgaire pour moi et qu'il recouvre tous les aspects de mon sexe. Celui qui me sert à éliminer ces envies pressantes quand j'ai bu trop de thé, celui avec lequel je jouais des heures quand j'étais petit garçon et celui qui me servira peut-être un jour pour avoir des enfants. Oui parce que c'est comme ça que ça se passe jeune lecteur. OK c'est presque comme dans le livre que j'avais lu quand j'étais petit. Le monsieur et la dame ils sont très amoureux, ils se font plein de bisous et paf ! par magie y'a une graine qui va dans la dame. Sauf qu'il manquait un détail d'importance. C'est qu'après justement, le monsieur il se sert de sa bite pour pousser la graine tout au fond de la dame. Sinon ça prend pas. (Oui ça bizarrement, le livre le disait pas !).
Bien sûr, je pourrais employer tout un tas d'autres mots. Il y a les médicaux ou les savants : verge, pénis, phallus mais ceux-là ne donnent pas de vraie notion de toutes les choses que je peux faire avec (genre un nœud pour me rappeler que j'ai un truc à faire). Il y a les prétentieux et imagés : le démonte-pneu, le monstre, le colosse, la matraque, le molosse. Parce que même s'il est vrai que parfois ça doit faire peur, y'a pas de quoi non plus en faire des films d'horreurs. Et puis faut avouer, avant je vivais avec un molosse et il était largement plus grand et gros. Il y a les enfantins ou ridicules : zizi, sgeg, sboub, quéquette, zizouille (à ne pas confondre avec Zizou, même si lui aussi, il met parfois des coups de boules). Et puis il y a les personnifiés Popol, grand chauve à col roulé, glabre-borgne (qui n'a rien à voir avec n'a-qu'un-œil).
Je les ai tous essayés à l'époque où il me fallait nommer mon sexe, ben finalement je n'ai retenu que celui-là : bite.

Je ne sais pas à quel moment j'ai découvert l'existence de ma bite. A mon avis je devais être très petit (elle aussi d'ailleurs) parce que je ne m'en souviens même pas. Je n'ai donc jamais été fragmenté, c'est comme si ma bite faisait partie de moi depuis toujours, comme si elle habitait en moi mais en dehors quand même je veux dire. Pour autant, ma bite est un être étrange qui a commencé à me surprendre à l'âge adolescent. Elle a d'abord commencé à grandir plus vite que moi. A un moment vu qu'elle prenait des centimètres plus vite que moi, j'ai même pensé qu'elle allait finir par me dépasser. J'étais inquiet, me demandant si ça allait s'arrêter un jour, comment j'allais faire pour la ranger dans mon slip, si elle allait finir par avoir de la corne au bout à force de frotter par terre. Ben heureusement, à un moment elle a du en avoir marre. Elle a du penser que là, c'était bon, que plus ça serait trop. D'autant plus que très vite je lui ai expliqué que je ne rêvais pas de devenir plus tard acteur porno. Alors je sais bien que vous allez vous dire encore, "ouais c'est bien un garçon, il est obsédé par la taille de sa bite". Ben non désolé. Elle me va bien comme ça. D'accord, y'en a des plus grandes, des plus grosses, peut-être même des plus dures. Possible, j'ai pas beaucoup comparé en vrai. D'ailleurs, pour d'autres comparaisons, je vous conseille d'aller jeter un oeil sur le blog de NicMo , il vous expliquera à quel point, lui il est mieux servi. Normal c'est un demi-antillais ce qu'il faudra traduire par "demi-TBM". C'est déjà pas mal. Enfin à première vue, parce que la moitié de 30, ça fait jamais que 15, mais bon...
Mais moi la mienne elle me va comme ça. Ca fait rire personne quand j'enlève mon boxer et parfois même y'en a qui m'ont dit "oh non, pas tout ça !" Mais je pense que c'était pour faire plaisir. En plus dans ce genre de taille, c'est assez passe-partout, un peu comme un petit 4x4 quoi ! D'ailleurs l'analogie est pas si mauvaise que ça, parce qu'à une époque, elle aussi elle polluait. Mais que la nuit.

Même après des années, ma bite me surprend encore. Elle a parfois des réactions bizarres. Contrairement à ce que peuvent croire beaucoup de femmes, elle n'est pas dans mon cerveau, elle est bien située entre mes deux jambes. En revanche, elle est directement liée à tous les autres organes de sens. La vue de douces courbes, l'écoute de mots qui demandent, ou de ma propre voix qui en chuchote dans une oreille, mes doigts qui frôlent une peau, une odeur animale qui vient se perdre dans mon nez, tout ça peut réveiller ma bite. Elle se met alors à vivre une vie propre que je ne contrôle pas. C'est d'ailleurs pour ça que dès mon âge adolescent, j'ai arrêté de porter des survêtements (en plus si tu remues les mains quand tu parles, t'as l'air d'un rappeur).

Il m'arrive encore parfois de me demander ce que je ressentirais si à la place j'avais un vagin. C'est vrai que c'est étrange aussi un vagin, c'est mystérieux, c'est tout caché, c'est plein d'odeurs et de goûts inimitables et ça doit permettre de ressentir des sensations vraiment différentes. C'est vrai que ça serait tentant d'essayer juste pour un moment, disons 24 heures. Mais avec quelqu'un que je connaîtrais déjà. Une fille qui voudrait tenter l'expérience inverse, comme ça je pourrais quand même lui peloter les seins pendant l'action. Et en plus, j'aurais pas l'impression d'avoir viré ma cuti. Faudrait que je me fasse opérer pour ça. Mais le retour à ma condition d'homme serait peut-être difficile. Qu'est ce qu'on pourrait bien me greffer à la place ? J'aurais trop peur qu'en désespoir de cause, les chirurgiens m'implantent un cou de poulet. Non finalement c'est peut-être un peu risqué. D'autant plus que je l'aime bien ma bite. Maintentant je m'y suis habitué, j'en voudrais pas une autre. Ou alors à la limite, une de plus, ça pourrait être rigolo.
(Et offrir plein de possibilités).

Vendredi c'est ça ? Je sais plus, ça fait trop de temps que je prends des médicaments.
Bande (surtout le matin et le soir) son : Serge Gainsbourg "Mickey Maousse"

J'ai un Mickey Maousse
Un gourdin dans sa housse
Et quand tu le secousses
Il mousse
J'ai un Mickey Maousse
De quatre pieds six pouces
Qui fiche aux blondes aux rousses
La frousse

J'espère que vous noterez le courage éditorial de ce blog pour cette image. En effet, l'image sus-nommée (hum...) est une vraie photo de ma bite (à peine bricolée, je l'avoue). Bon OK normalement elle est moins grande. Mais là c''était en vacances, et comme moi, dans ces moments-là, elle se détend. (En plus ça se voit : elle sourit).

Le blog A Yojik, le blog qui en a !
(Ouais là d'accord on les voit pas, mais y'en a quand même)

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12 septembre 2006

L'avenir de l'humanité est entre mes mains

Un soir après une fête, les invités partis, j'étais sur mon canapé une clope à la main en train de me dire que pétard, c'était une bonne soirée. J'étais là, tranquille, mais pas tout seul, parce que dans un état second. (Et quand je suis dans un état second, c'est un peu comme si on était deux).
Pour tout vous dire, j'étais un peu allumé comme un sapin de Noël.   

Et d'un seul coup d'un seul, une idée a surgi dans mon esprit. Et plus je me laissais embarquer dans cette idée, plus elle prenait la forme d'un concept puissant. Comme la révélation que j'attendais depuis des années, celle qui allait révolutionner ma vie, être à l'origine de livres qui transformeraient le Monde, et me permettre de comprendre jusqu'à l'origine de l'Univers. (Et par la même occasion, pourquoi quand tu vas au cinéma, y'a toujours un géant qui s'assoit juste devant toi et qui mange du pop corn sans fermer la bouche).
Bref, je me suis dit : "Yoj, sois prudent, ce truc va l'écrire sur un papier parce que sinon demain je te connais, tu t'en souviendras plus". (Z'avez vu ? Des fois j'me dis "tu", des fois "je", même des fois j'me dis "vous". J'ai une relation trés spéciale avec moi-même)
Sauf que quand t'as envie d'aller te coucher t'as intérêt à faire court sinon tu t'endors sur ta feuille et le lendemain, t'arrives plus à lire l'encre diluée par ta bave.

Pas grave, je me suis dit ! Fais court ! Résume ça en une phrase qui demain te rappelera toute cette belle théorie. (Z'avez vu encore ? On me la fait pas à moi ! C'est qu'y'en a là-haut !)

Pis, les boyaux de la tête bien embrumés, ch'uis allé me coucher du sommeil du juste (qui vient de gagner le concours de celui qui a été le plus aux toilettes, parce que c'est vrai, quoi qu'on en dise, l'alcool plus le pogo, c'est vachement diurétique quand même).

Le lendemain, en me levant vers 16 heures du matin et en observant mon œil chiasseux dans mon mug de thé, je me suis souvenu du papier. Alors je l'ai cherché pas longtemps (deux heures pas plus) et j'y ai lu, tracé de ma main en caractères tremblants, deux points ouvrez les guillemets :

"Y'a une drôle d'odeur qui vient de la cuisine".

Ben aujourd'hui, des années après, je cherche encore ce que ce soir là, j'ai bien pu imaginer. Mais c'est vrai que ça avait l'air puissant. Alors si vous avez une idée, faites moi signe. Merci.
Je vous rappelle que l'avenir de l'humanité en dépend sûrement.

Mardi soir bonsoir.
Bande son : Tinfed "Immune" et ça.

Y'a une drôle d'odeur qui vient de la cuisine. Mais ce coup-ci, je crois bien que c'est mes bolos.

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