Résumé du bordel ambiant

Les gentils garçons marchent à pied et vont au ciel. Les mauvais garçons roulent à moto et vont partout. Donc... La vie et la mort, les femmes et la coiffure, le sexe et la moto. Mais aussi le dessin, les cerfs-volants et la mer. (Et la brouette javanaise

02 octobre 2007

J’ai couché avec une star

Au départ quand j’ai ouvert ce blog, je pensais que j’aurais à faire à des gens de goût, des lecteurs intéressés par la poésie du monde et par ceux qui la font et des commentateurs qui prendraient plaisir à se retrousser les manches avec moi pour faire reculer l’obscurantisme. Aujourd’hui, je suis bien obligé d’avouer que je me trompais. Grave même ! Non parce qu’en fait, je vois bien qu’à part mes turpitudes, y’a pas grand-chose qui vous intéresse.

Alors pour vous faire plaisir, celle-là je pouvais pas la laisser passer.

Parmi les plus fidèles invisibles, j’en vois déjà certains qui doivent se dire "Ah ! ça y est ! il va ENFIN nous raconter la fois où il s'est tapé Jeanne Mas". Oui mais non. Là j’ai pas envie, je vous la raconterai une autre fois. Non aujourd’hui, je vais vous raconter comment j’ai turpité avec elle.

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2006_Dame_de_Shanghai_029
Normalement, là tout le monde se demande "elle s’appelle comment déjà la fille qui fait sa maligne à côté de Yoj ?"

En fait l’histoire s’est passée l’année dernière et tellement c'était énorme, j'avais pas osé vous en parler. Pis elle est mariée quand même... Donc par hasard, j’étais à une soirée à la Dame de Shangaï. C’est une boite électro-chicos, dans une péniche amarrée à un quai dans le port de Bordeaux. Soirée tranquillou-bilou, pas trop d’excès, genre deux verres de vodka, pas plus. Pour te dire, le bateau tanguait même pas. Mais suffisamment pour que je commence à me sentir le maître du monde. Et c’est là qu’elle a débarqué. Immense bien sûr. Et à part les nageuses est-allemandes, moi les femmes immenses, ça me rend… tout chose. Pis si elles ont dans l'œil une lueur coquine, alors là ça me rend carrément tout dur.

Tout de suite, j’ai pensé vas-y Yoj, 'tain tente ta chance, jamais une occasion comme ça se représentera, si y’a embrouille avec son footballeur, on sait jamais, elle peut avoir besoin d’oublier son triste sort de femme riche, dans les bras d’un homme attentif… et pauvre. Et après, à toi les couvertures de Gaci et Voilà.

Cette semaine dans Gaci : le nouvel amour mystérieux d'Adriana K.

Le bonheur ! Adriana K : j'ai enfin trouvé l'amour.

SCOOP : le mariage d'Adriana et Yojik, c'est pour bientôt.

(Et même plus tard : Adriana, son cœur est brisé. "Il veut me quitter pour Cécile de France")

Ouais… J’ai donc pris mon courage à deux mains et chuis allé lui faire la causette. Mais décontracté hein ! Pas du tout mortifié pour faire style je suis pas comme tous les blaireaux là, à la langue qui traîne par terre. En substance ça a donné ça.

Moi – On s’est déjà vu non ?
(Ca c’était pour faire genre, "j’ai pas du tout capté que t’étais top modèle").

Elle – Ah bon ?

Moi – Oui, votre visage me dit quelque chose.
(Ca pour laisser entendre, "va pas croire que j’ai des posters de toi dans ma chambre, parce qu’en fait je te trouve jolie sans plus").

Elle - Non je ne crois pas que l’on se connaît.
(Avec une petite faute de syntaxe et un accent délicieux, qui doivent être adorables quand elle dit par exemple : "Oh Yoj… Tu me rends folle… Fais le encore à moi… ")

Evidemment j'ai tout de suite saisi sa subtile allusion. Alors très vite, je me suis dit que c’était une occasion inespérée de réussir à mettre mon sexe à l’intérieur du sien.

C’est là que ça a merdé.
Parce qu’en vrai, j’ai pas su comment lui dire que j’en avais envie. Et bizarrement, alors qu’on dit que de nos jours les filles sont de plus en plus directes, ben elle l’a pas proposé non plus.

Mais si tu regardes bien la photo, et que tu imagines la partie inférieure qu’on voit pas, tu te rendras compte que mon sexe devait être à quoi ? pfff… 50 centimètres du sien à tout casser…

Alors tu seras sûrement d’accord avec moi : 50 centimètres, à l’échelle de la planète, c’est rien.

Et à l'échelle de l'univers, ben on peut dire que j’étais carrément dedans.

Mardi mardi, c'est vite dit.
Bande son : Garbage "Why do you love me"
Te bile pas Adriana, peut-être une autre fois...

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29 juin 2007

Musiques et association d'idées

Je suis mollement installé dans la voiture, le fauteuil un peu penché en arrière, les yeux à moitié fermés derrière les lunettes de soleil. La radio est branchée sur le Mouv', le son pas trop fort... T'as remarqué que sur toutes les radios de djeun'z, les gens qui causent dans le poste parlent toujours fort et vite comme si on était sourds et que le temps nous était compté ?

Et puis là il se tait enfin pour passer un morceau. Dès la première note, je le reconnais ce morceau. Il commence par un coup sur une cymbale pile en même temps qu'une note à la basse. Et juste après, y'a une guitare, pas saturée du tout, presque cristalline qui commence un gentil tricotage, que même toi tu pourrais faire après un mois de cours. Ensuite c'est la voix qui énonce des phrases simples, à peine sujet-verbe-complément mais tout de suite, tu comprends de qui elle parle. Enfin, moi je comprends. Ca parle d'une elle qui flottait comme une plume dans un joli monde, d'une qui est spéciale.
Sacrément spéciale même.
Et plus la mélodie déroule, plus tu sens que le gars il est submergé par ses sentiments, que son message il aimerait le jeter à la face du monde sur ces accords saturés que le guitariste balance après avoir donné deux grands coups sur les cordes, alors que la mélodie se durcit et que le son devient un mur haut comme une falaise.

Cette chanson tu la connais déjà, je te l'ai déjà passée quelques fois. C'est Creep de Radiohead. Chaque fois que je l'entends, je me dis que si j'avais dû en écrire une seule dans ma vie, j'aurais voulu que ça soit celle-là. Tellement je la trouve belle. Et spéciale.
Sacrément spéciale même.

Mais va pas croire que je suis un poète ou quoi que ce soit qui se donnerait des airs de. Parce que tu vois, les chansons, je sais pas les écrire. Faut que ça rime, que les sons s'enchaînent et coulent comme de l'huile sur le plumage d'un canard, que les mots s'enfilent comme… comme les téléphones. Et moi, ça je sais pas faire.
Même celle-là, qui faisait rire mes années d'avant, j'aurais pas su l'écrire. Tu sais, tu la connais aussi. Elle commence par le bruit d'une crécelle ou d'un jouet mécanique pour enfant. Et puis les paroles, on dirait qu'elle ont été écrites pour elle...
... qui est une vraie fille même si elle dit le contraire, qui a des grands yeux verts comme les héroïnes de manga qui s'allument quand elle croise une demoiselle au regard profond, qui s'habille justement à Carnaby Street, qui me dit que je suis peut-être l'homme de sa vie et sa femme aussi, qui met du parfum qui sent léger, qui veut étendre le tapis de bain plutôt que le laisser sécher par terre, qui porte des fringues de punk d'une ère post-nucléaire, qui arrose les plantes, qui voudrait vivre dans une maison peinte en rose Fuck Ya', qui veut se meubler chez Ikéa, qui chantonne sous la douche des trucs débiles que je reconnais même pas, qui est tout le temps à toc, qui achète du papier Q à fleurs, qui se lamente sur les choses qu'elle peut pas s'offrir, qui s'en fout qu'on la reconnaisse dans la rue, qui se scotche devant Desperate Housewives, qui se met du vernis sur les ongles des pieds en écarquillant les doigts et les yeux et qui est tellement bizarre qu'elle plie son linge.

Tu vois, elle lui va bien cette chanson.

Elle a des bottes extensibles
Et une ceinture inoxydable
Une mini-jupe amovible
Et un T-Shirt bio-dégradable

Elle a un short réversible
Et des faux-cils interchangeables
Un bikini insubmersible
Et une veste en simili véritable

C'est ma poupée, mon joujou préféré
100% matières synthétiques
C'est ma poupée, ma poupée psyché,
Ma poupée psychédélique

Elle a des yeux irrésistibles
Et un sourire inaltérable
Un soutien-gorge indestructible
Et un slip inviolable

Elle a une gaine invisible
Un rouge à lèvres imperméable
Une paire de seins indescriptibles
Et une paire de jambes interminables

C'est ma poupée, mon joujou préféré
100% matières synthétiques
C'est ma poupée, ma poupée psyché,
Ma poupée psychédélique
Spécimen rare, chef-d'œuvre unique
Modèle d'époque pièce authentique
C'est ma poupée, ma poupée psyché,
Ma poupée psychédélique

Elle fonctionne sur piles rechargeables
Elle est quasiment inusable
Elle me fait sauter les fusibles
Elle est entièrement programmable
Ses circuits sont infaillibles
C'est ma poupée formidable, c'est mon joujou terrible.

Elle est née dans un drugstore
Elle suce son pouce quand elle s'endort
Elle collectionne les fleurs en plastique
Qu'elle cueille dans les champs magnétiques
Elle est née en mai 68
Elle s'habille à Carnaby Street
Elle a des oreilles bioniques
Elle fait ses courses chez Prisunic
Elle dit papa, elle dit maman
Elle porte des jeans patte d'éléphant...

Flechette
Photo : Johanna . Modèle : Elle
(Moi à votre place, j'irais voir. Parce que Johanna, elle a vraiment la vista
)

Jour des fous.
Bande son : Ca y est là tu as compris de quelles chansons il s'agissait.

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26 janvier 2007

On s'en fout...

... on est jeunes, on a même le droit d'être cons.
On aurait bu du vieux rhum ou de la vodka dans des verres trop petits et fumé des cigarettes trop grosses et puis on mettrait des slows, même des ringards, et pour une fois on ferait une entorse au principe des morceaux de moins de trois minutes juste pour le plaisir de danser en se souriant des yeux, les lèvres qui se frôlent sans vraiment se toucher, le son sera trop fort mais les voisins on les emmerde, ils ont qu'à écouter les mêmes disques que nous, même celui là, le troisième, celui qui me donne envie de glisser ma main sous ton pull et de remonter lentement pour savoir si t'as un sousting', de quelle couleur il est, s'il est assorti au prune du canapé ou au couvre-lit orange, parce que tu comprends c'est important ce genre de détails même si les petits trucs, à l'heure qu'il est, on s'en fout, à part le tien, le plus petit, qui me fait d'habitude comme un fil de salive au bout du doigt que je porte à ma bouche parce que ton goût va bien avec l'alcool qui brûle encore mes lèvres, qui embrûme tes grands yeux verts d'héroïne de mangas et qui fait croiser mes pieds dans les tiens comme cette fois où tu m'avais écrasé le gros orteil avec tes chaussures pointues parce que tu te mélanges dans les temps.
Mais pas pire que moi.

On danse ?

Slow_me_dear

Jeudi ou vendredi
Bande son : c'était en haut pour que tu puisses chalouper sur ta chaise en lisant.

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02 juillet 2006

Ses mouvements, son parfum, ses couleurs

Elle arrivait toujours entre deux : la sonnerie du téléphone qui la précédait et un nuage de Tendre Poison qui dans son dos, laissait la trace de son passage.
Elle ne parlait pas beaucoup mais fumait plus que de raison, tenant de longues cigarettes blanches entre ses doigts aux ongles noirs.
Elle buvait sa tasse de thé à petits coups de langue, les mêmes qu'elle me faisait dans la nuque.
Elle s'asseyait sur mon lit et balançait ses jambes nues pour accompagner la musique.
Elle détachait ses cheveux et les laissait tomber sur ses épaules.
Elle s'appuyait sur un coude et attendait que les bretelles de son bustier pourpre glissent d'elles-mêmes.
Elle tendait ses lèvres en rejetant la tête en arrière, les yeux fermés et sa bouche cerise à peine ouverte.
Elle m'offrait longtemps sa langue mais ses tétons durcissaient vite.
Elles me caressait du bout des doigts, pour faire frissonner des fragments de ma peau.
Elle venait se coller contre moi pour que je comprenne que c'était le moment.
Elle laissait échapper parfois de timides "oui" mais n'osait jamais dire non.
Elle posait toujours ses bras au-dessus de sa tête, suggérant ainsi qu'il fallait que je les lui tienne.
Elle chuchotait dans mon oreille un seul mot qu'elle répétait à l'infini.
Elle tendait son corps, poussait de ses mains sur le mur et son dos se creusait.
Elle me regardait toujours au même moment, avec des yeux étonnés comme si elle voulait se souvenir de mon visage pour le dessiner plus tard.

Elle avait les yeux bleus, le cheveu noir et l'âme violette.

Dimanche matin, y'a déjà de la lumière dans les boulangeries.
Bande son : AC/DC "Touch Too Much" et Jad Wio 'L'amour à la hate".

"Tu as le cheveu rouge, c'est ton parfum naturel.
Elégante quand tu bouges, j'aime voir sourire tes aisselles.
Je suis Rackham Le Rouge, sur ton triangle isocèle.
Et il faut que j'me bouge, tu es ma catastrophe naturelle".

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16 juin 2006

C'est la fête au village

Toi tu croyais que t'avais trouvé la femme de ta vie...
Evidemment elle était pas parfaite mais tu regardais aussi son oeil qui se plissait quand elle te parlait, et à travers ses mots tu découvrais une vision du monde qui te plaisait, comme une porte vers un mode de pensée qui t'était étranger et qui te donnait le sourire. Et vite t'es tombé amoureux d'elle. Très même.

Et puis ton esprit a commencé à divaguer. T'avais envie de vivre avec elle parce que tu te disais que ça serait doux et agréable et câlin et intelligent. Et puis un jour dans une discussion, vous aviez parlé bébés. Pas les votres bien sûr, au cas où ça aurait fait peur à un de vous deux. Mais des bébés comme ça, des qu'on connait pas, des qu'on imagine à peine. Et tu t'étais vu sourire dans ta tête et même tu t'étais dit que t'aimerais peut-être bien en avoir avec elle et les regarder grandir ensemble.

Et puis les circonstances ont commencé à lever des obstacles devant cette vie que tu imaginais à deux. Chacun de votre côté, vous arriviez pas à voir comment ça allait être possible d'habiter ensemble, elle parce qu'elle voulait ni s'éloigner de l'endroit où est son travail ni de ses amis, et toi parce que tu pensais être incapable de vivre encore une fois chez les fous. Et forcément chacun de votre côté, vous avez commencé à chanter une petite chanson de reproche sur l'air de "Si tu fais pas ça pour moi, c'est que tu m'aimes pas comme je voudrais". Pourtant vous vous aimiez c'est sûr mais peut-être pas assez finalement.

Et les petites chansons à un moment, ça se transforme en reproches sourds et ça détruit tout. Parce que ça n'a rien de constructif, parce que quand y'en a un qui cingle, ça te laisse une trace sur la peau.
Et un jour, y'en a un de trop, un qui claque un peu trop fort, un qui fait un peu trop mal. Un qui dit que de toutes façons on y arrivera pas et que tu te prends en pleine figure. Tu le vois partir, tu sens bien qu'il va t'atteindre, mais tu baisses même pas la tête pour l'éviter.
Alors vu que c'est dit, vous finissez par y croire tous les deux.
Et chacun dans votre coin, vous commencez à répéter, même si vous le pensez pas vraiment, que ça serait plus facile si vous étiez plus ensemble. Et à un moment, tu comprends qu'elle va sortir de ta vie. Et puisqu'elle te l'avais expliqué, tu te dis que malgré les promesses, elle va disparaitre pour toujours et que tu la recroiseras plus jamais.
Et tu sais que ça va te faire le même effet que la mort de quelqu'un qui compte.

Et tu croyais qu'un jour tu partirais en bateau de l'autre côté du monde mais au mieux tu feras le tour du quartier à vélo. Tu imaginais tes jours peuplés de petits cris, de dents qui poussent et de couches à changer mais t'as juste un chien à aller faire pisser. Tu commençais à envisager comment construire un nid, parce que t'allais enfin en avoir besoin mais tu continues à bordéliser ton espace. Tu pensais que toutes les nuits tu pourrais mordiller une nuque amie alors que tu fais que baver sur ton oreiller. Tu savais que t'allais enfin avoir un vrai motif de faire attention à toi mais tu fumes tellement que t'en as mal aux dents et tu roules si vite que ça en fait peur aux oiseaux. Tu croyais que t'avais trouvé la femme de ta vie mais la vie elle a pas voulu de vous.

Tu te prenais pour un super héros mais en fait, t'es qu'une majorette qui défile sous la pluie.

Vendredi midi.
Bande son : Nino Ferrer "la Rua Madureira"

Son avion a décollé il y a quelques heures et j'étais pas dedans.
(Heureusement, tout n'est pas toujours tout sombre)

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27 mai 2006

Comme un roman de quelques mots

Le rideau qui cache l'œil de bœuf de la chambre est un peu entrouvert. Depuis un moment, il y a une tache de lumière qui se déplace sur ton corps. Partie de ton épaule elle descend lentement. Je me demande si tout à l'heure, quand elle atteindra ton sein, tu rêveras de ma bouche posée sur ton téton. Peut-être qu'il pointera son envie vers mes lèvres. Peut-être que je le sentirai dur quand je le pincerai doucement de deux doigts. Peut-être que tu marmonneras quelque chose dans ton sommeil.
Je devrais prendre un pinceau, le tremper dans de la gouache et suivre de ses poils cette petite tache de lumière qui a entamé un voyage dont je ne connais pas l'issue. Et puis je tracerais d'autres arabesques sur ta peau. Des signes qui ne veulent dire quelque chose que dans le langage du désir. Des idéogrammes sans autre symbolique que cette sensation que tu provoques en moi. Quelque chose qui demande comment j'ai pu me passer de toi jusqu'à aujourd'hui. Comme un roman tracé sur le grain de ta peau. Quelques mots dessinés de ma main qui n'écrit jamais fin.

Samedi à bientôt.
Bande son : Radiohead "Creep"
"When you were before, couldn't look in your eye. You're just like an angel, your skin makes me cry. You float like a feather in a beautiful world. I wish I was(am) special. You're so fuckin' special".

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05 avril 2006

Trois méthodes pour séduire les filles

Parfois il m'arrive parfois de regarder avec quelles requêtes les gens sont arrivés sur mon blog. Et depuis quelques temps, j'ai constaté que de nombreux internautes tombent ici avec la question qui turlupine les hommes depuis le début du Monde : comment séduire les femmes ? Alors pour t'aider Yojik va t'expliquer comment il s'y prenait avant d'avoir découvert comment cultiver son Mojo. Ouais parce qu'avant ça, j'avais le plus grand mal à séduire les filles. Je collectionnais les râteaux, à tel point qu'à un moment, j'avais pensé monter un Jardiland. Mais malgré tout, j'avais mes méthodes de louseur mais qui portaient quand même leurs fruits.

La méthode éthylique
Vous avez déjà entendu cette phrase. "L'alcool a été inventé pour que même les filles moches puissent avoir une vie sexuelle". C'est pas faux, parce que c'est bien connu, sous l'emprise de l'alcool, les garçons sont prêts à s'accoupler avec n'importe qui. Mais ce qui vaut pour les uns vaut pour les autres. (Vous l'avez pas bien vu, mais regardez bien, "autres" est au féminin pluriel). Du coup, les garçons mêmes moches peuvent aussi en profiter.
Donc une solution imparable, tu veux séduire une fille, fais-la boire.
Par exemple, moi j'allais dans des boites de nuit, dans des bars, et dans tous les endroits où on vend de l'alcool et où on rencontre des êtres humains du sexe opposé. Pis j'essayais de les ennivrer. Et bizarrement, une fois saoules, elles me trouvaient beau et désirable et vachement spirituel. Le problème c'est que dans mon cas, fallait que je les fasse boire à l'excès. L'idéal étant qu'elles ne se rappellent plus de rien le lendemain, histoire qu'elles me fassent pas trop de mauvaise pub, j'en avais pas besoin.

La pratique des sites de rencontre
Alors là, l'exercice est super difficile parce que sur les sites de rencontre, y'en a plein, des relous dans ton genre qui arrivent à séduire personne et ça va être dur de te démarquer. Mais parfois ça marche. Sauf que si tu es moche, petit, pauvre et que t'as rien à dire, ben ça sera comme dans la vraie vie, tu arriveras à rien. A se demander comment font les autres mecs dans ton cas. Ben je vais te le dire. Ils mentent ! Donc tu devras dire que tu es beau, grand, riche et je te conseille de préparer tout un tas de répliques super rigolotes pour faire croire que tu as de l'humour. T'as pas besoin de chercher l'originalité. Non, deux trois blagues vraiment marrantes (et pas trop connues) et c'est emballé. Si tu veux gagner du temps, tu peux même te bricoler des raccourcis clavier pour les balancer plus rapidement pendant que tu tchattes. Et puis tu sais, les filles sont des êtres romantiques, elles se douteront bien que t'es en train de mentir. Mais elles ont tellement envie d'y croire...
Un peu comme toi en fait, qui crois discuter avec Sabrina-Topmodele75 alors qu'en fait, t'es en train de parler avec une bande de collégiens morts de rire. (Ou même avec moi d'ailleurs :-)

La méthode néandertalienne
Sinon j'ai aussi pratiqué cette méthode venue du fond des ages. Quand l'envie de séduire une fille se faisait pressante, j'allais me balader dans des coins sombres en forêt muni d'une grosse massue. J'attendais au détour d'un bosquet qu'une jolie fille passe. Bon à l'époque faut bien le dire, une jolie fille c'était pour moi, une fille soit rousse.. soit brune.. soit blonde,.. voire même avec des cheveux quelconques, même vilaine ça marchait aussi pourvu qu'elle soit une fille.
Quand elle était à ma portée, je lui donnais un fort coup de massue sur le tête et là BAM ! La demoiselle elle était de suite séduite et elle tombait dans mes bras. Ensuite, je la ramenais dans ma grotte en la tirant par les cheveux.
Je sais... par les cheveux ça peut paraître un peu barbare, mais c'est beaucoup mieux qu'en la tirant par les pieds, parce que sinon, ça lui fait rentrer plein de terre à l'intérieur et après c'est moins bon. Et même à la longue, la terre ça irrite.

Bon ben voilà. Avec mes trois trucs tu devrais déjà mieux y arriver.
Nonon ! Ne me dis pas merci !

amour_prehistorique
(Provenance inconnue)

Mercredi matin
Bande son : The Donnas "Take it off" et "Who invited you"
7H, je réponds bientôt à ton questionnaire.

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06 mars 2006

Résumé du ouikaine précédent

Salut la foule.
Je sais que certains parmi vous se posent des questions sur mon ouikaine, alors plutôt que de vous le conter, je m’en vais vous faire quelques instantanés.

Scène 1.
Localisation. : Vendredi soir, bar de l’Odessa quartier Montparnasse.
Acteurs : MissX et moi devant un mojito, ses parents et un garçon de café qui prend leur commande.
Le garçon : Je vous sers quoi ?
MonsieurPapa : Je vais prendre un demi.
Le garçon : OK
MonsieurPapa (regardant les feuilles de menthe dans mon verre) : Mais sans la salade.

Scène 2.
Localisation. : Devant la station Edgar Quinet, vendredi soir en quittant les parents de MissX.
Acteurs : MissX, ses parents, moi.
MonsieurPapa (s'adressant à nous deux) : Moi je croyais qu’une fois à la retraite, je pourrais m’occuper de mes enfants.
MadameMaman : Oui mais maintenant, ils sont grands.
MonsieurPapa : J’y arriverai peut-être avec mes petits enfants.

Scène 3.
Localisation. : Dans un resto près de Montparnasse, vendredi soir retrouvant à la fin de leur repas les potes fous de MissX. Vide le resto, parce qu'ils ne font que du canard.
Acteurs : MissX, ses potes fous, moi.
Sybille (un peu saoule, avec l’œil qui tourne et le doigt pointé en l’air) : Et vous connaissez la taille moyenne mondiale du pénis ?
Eux : Euh non, on sait pas.
Moi : Tu veux un vrai chiffre ou un truc basé sur tes stats personnelles ?
Sybille : ................ 14,9 cms. Et la taille d’un vagin ?
Eux : En diamètre ou en long ?
Sybille : En long.
Nous : Non on sait pas.
Sybille (avec le majeur tendu comme un doigt d’honneur ce coup-ci) : Ben ça… 8 centimètres.
Jeff : Ah ben alors, il en reste la moitié dehors à peu près. Vous croyez que si on vendait des manchons fourrés pour pas que les gars attrapent froid au sgeg, ça marcherait ?

Scène 4.
Localisation. : Toujours dans le resto.
Acteurs : Toujours les mêmes.
Jerome : Je pourrais pas venir faire de la voile avec vous : le Devoir m’appelle.
Eux : Ah ?! Et on la connaît ?
Jerome : Ahah ! Petits malins ! Nan, vous la connaissez pas.
Un d’entre eux : Et c’est quoi son prénom ? Conjugal ?

Scène 5.
Localisation. : Samedi soir. Un appart dans un ancien monastère.
Acteurs : Les copains ex-virtuels, MissX, moi.
Truffette : Il est cool mon appart hein ?
Nous : Ouais il est pas mal.
Truffette : Bon y’a un problème : C’est pas très bien insonorisé. Quand mon voisin reçoit un message sur MSN ou qu’il déchire une feuille de PQ, je l’entends.

Scène 6.
Localisation. : Samedi assez tard dans la nuit. Dans un tacot pour rentrer chez MissX.
Acteurs : Elle et moi. Elle dans mes bras. Mes yeux dans les siens.
Pas de dialogue.

Lundi midi, j'ai enfin fini mon couscous.
Bande son :  Prohom "Enjoy the Silence"
Ca devient vraiment sérieux. Hier ça a fait 4 mois qu'on s'est embrassé avec la langue.

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27 janvier 2006

L'amour l'après-midi

Elle est allongée là et lui il la regarde...
Il observe ses courbes, il imagine déjà les toucher. Il s’approche d'elle, il pose ses bras autour de son corps. Ses lèvres viennent effleurer les siennes, en les touchant à peine. Leurs langues se tendent un peu pour participer au jeu qui va se jouer. Mais elles ne font que se frôler. Elle passe ses mains autour de ses hanches, doucement. Et elle y appuie légèrement comme pour lui montrer l’endroit où elle aimerait qu’il se place. Ce contact le fait frissonner mais il ne s’en rend même pas compte tant il pense à elle qui pense à lui.

Et petit à petit, l’échange devient plus animal. Sans calcul, sans mesure et sans retenue.

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Elle est allongée là et lui il la regarde...
Une goutte roule entre ses seins et descend vers les draps dans lesquels elle ira se perdre. Elle a les yeux fermés et sa respiration est douce. Elle ne dort pas. On dirait qu’elle est morte.

Toujours vendredi après-midi.
Bande son : Je vous dirais bien que c'est encore Prohom "Tu es tuée", mais vous allez me prendre pour un monomaniaque.
Finalement, j'ai pas envie de bosser. Je vais plutôt aller faire de la moto sous la neige.

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20 janvier 2006

Deux messages courts

Accepte-moi dans ta proximité.
Fais-moi sentir le parfum de tes lèvres.
L'odeur de ta peau.
Le goût de ton sexe.
Montre-moi qui tu es vraiment.
A quoi ressemblent tes gémissements.
Comment tes yeux basculent quand tu perds la tête.
Qui tu es quand tu es tellement loin que tu n'es plus toi.

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Encore.
Je te veux encore.

Jeudi Sssssoir.
Bande son : Tori Amos "Avec les lumières éteintes, c'est moins dangereux. Nous voici maintenant, amuse-nous. Je me sens stupide et contagieux. Nous voici maintenant, amuse-nous. Un mûlatre, un moustique, un albinos. Ma libido. Ouais".
Je n'ai rien d'autre à ajouter.

Posté par Yojik à 00:40 - A la recherche de la femme de ma vie - Commentaires [6] - Permalien [#]
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