Salut les invisibles

D’abord vous me permettrez de vous souhaiter une bonne année. D’autant meilleure qu’on nous la promet difficile. Malgré la perte du triple AAA, (peut-être même la perte du quintuple AAAAA des andouillettes), malgré l’explosion annoncée des prix de l’énergie et de celle du chômage, malgré les cinq mois qui restent à notre président et sa cour pour inventer encore plus de taxes et de lois liberticides, j’espère que vous saurez trouver votre voie, par exemple celle des plaisirs simples. Et de préférence pas chers, parce que plus, il se peut que ce soit compliqué.

Perso les plaisirs simples, j’ai commencé dès le premier jour de l’année, même un peu avant pour être honnête, en effectuant avec quelques amis triés sur le vélo une recherche scientifique très poussée que j’ai intitulée "Analyse comparative de l’ivresse associée aux différents alcools".
(sous titrée : "oulala ça bouge, même pour faire blaireau j’aurais pas dû mettre des santiags ce soir")

En ce 4 janvier ; trois jours après donc mais il fallait bien ça pour remettre mes notes au clair, voici donc à quels résultats nous sommes arrivés.

A/ La vodka glacée reste le meilleur alcool et peut-être le seul, qui ne donne pas une haleine de poivrot.
Note pour plus tard : vérifier (toujours scientifiquement) si la vodka permettrait d’être saoul sans faire virer un alcooltest.

B/ Les vins blancs énervent et induisent chez le sujet qui en boit, une propension exacerbée à parler et à agir plus vite qu’il ne pense, ce qui l’amène à dire et à faire un peu n’importe quoi. Cet effet parait encore accentué lorsque le dit vin blanc est à bulles, comme le Champagne par exemple.

C/ Les vins rouges toujours appréciés des esthètes, ont la fâcheuse tendance à provoquer deux effets concomitants et pourtant peu compatibles : endormir le sujet qui en abuse et lui donner envie de refaire le monde. En cela, les vins rouges provoquent ainsi une sorte de frustration à ne pas réussir à expliquer à autrui son point de vue, ce qui encourage le dit sujet à boire davantage pour essayer de trouver dans ce produit une source d’inspiration. En gros vous l’aurez compris, c’est pas avec cette méthode que le monde sera sauvé.

D/ Le rhum qui donne dans un premier temps une envie irrépressible de danser, semble avoir ensuite une action différente chez le sujet male et le sujet femelle. Une fois que son ivresse se fait sentir, le sujet male a envie de frotter son organe reproducteur primaire (sa bite donc) et le sujet femelle un de ses organes reproducteurs secondaires (le plus souvent ses seins).

E/ La téquila peut entrainer deux envies distinctes mais pas incompatibles même si elles deviennent un peu dangereuses une fois associées : celle de taper très fort son verre avant de l’avaler d’un trait en renversant la tête en arrière et celle de balancer en l’air des petits pétards après en avoir allumé la mèche.

F/ Le Jack Daniel’s®, ce fourbe, fait ressortir au sujet qui en boit, ses vieux disques de blues et de hard-rock. A cause de ça, et de ça seulement, peut te niquer une soirée, à moins que pour ceux qui en ont une, votre délire soit de remuer votre chevelure opulente en cadence.

G/ Le saké tiède fait dire à tout le monde que les japonais sont un peuple bizarre.

Pour finir, mais je pense que ça vous le saviez déjà, tous les alcools font mal à la tête le lendemain et le 1er janvier encore plus que les autres jours en avoir abusé fait prendre la résolution oubliée dans la quinzaine, que plus jamais ça, non putain, plus jamais.

Voilà.

Et pour illustrer ce post qui mériterait une publication dans "Nature", je vous propose cette vidéo, découverte dans le courant de la défunte année 2011 et qui est tout simplement à mes yeux, la meilleure vidéo musicale jamais imaginée depuis l’invention de la guitare électrique.

Enjoyez.
Mais le plus fort possible, ça vous donnera une excuse pour avoir mal aux cheveux le lendemain.