Résumé du bordel ambiant

Les gentils garçons marchent à pied et vont au ciel. Les mauvais garçons roulent à moto et vont partout. Donc... La vie et la mort, les femmes et la coiffure, le sexe et la moto. Mais aussi le dessin, les cerfs-volants et la mer. (Et la brouette javanaise

20 juillet 2009

Un petit pas (tapon)

Si j'ai bien compris, ce soir on fêtera les quarante ans de l'anniversaire du premier pas sur la Lune. Les esprits rebelles à tout, dont je fais partie, feront remarquer que si les américains étaient prudents, ils arrêteraient de clamer haut et fort qu'ils sont les meilleurs, parce que si ça se trouve, la première fois qu'un être a fait un pas sur la Lune, c'était peut-être un habitant de Klingon12. Et probablement à une époque où nous étions encore à taper deux cailloux entre eux pour faire du feu.
Et les habitants de Klingon12, si tu veux pas d'embrouille, faut pas les faire excrémier.
(Oui, là bas, on excrémie, qu'est-ce que tu veux que je te dise !).

Mais c'est pas de ça dont je veux te parler.
Non, c'est plutôt d'une anecdote que tu connais peut-être pas.

Il se trouve que cette histoire s'est passée juste au moment où Neil Armstrong, le noir cancéreux d'une couille, sept fois vainqueur du Tour Of France et qui jouait si bien de la trompette jazz posa le pied sur la Lune. La télé te dira ce soir que ces images étaient un des premiers directs de l'histoire de la télé. En fait, il n'en est rien, c'était un gros mensonge de la Nasa. (De même, que la Nasa n'expliqua jamais QUI tenait la caméra qui filma le premier astronaute depuis l'extéieur, mais bon...)

En réalité, les images et le son étaient en léger différé, probablement au cas où le gars Neil se rappelle pas de son texte au dernier moment. Mais le moment historique venu, Neil Armstrong n'eut pas de trou de mémoire et il balança le devenu fameux "un petit pas pour l'homme, un grand pas pour l'humanité". Mais il ajouta : "et bonne chance Mister Gorsky".
MAis cette dernière phrse, évidemment la NASA ne la restransmit pas et n'en parla jamais.

Quand Neil Armstrong rentra sur Terre, les cerveaux de la NASA lui demandèrent qu'est-ce qu'il avait bien voulu dire, qui était ce monsieur Gorsky, et pourquoi avoir balancé ça juste à ce moment là. Mais Neil n'avoua jamais. Même après des heures de torture. On le força à manger des Mac Beurk pendant des jours, on lui fit écouter l'intégrale de Mireille Mathieu, malgré ça, Neil tenu bon.

Et puis lors d'une de ses dernières interviews, un journaliste qui avait eu vent de cette phrase, lui demanda de s'en expliquer. Alors Neil avoua parce que Monsieur Gorsky était mort et qu'il pouvait balancer son secret. Et voilà la réponse qu'il fit.

"Cette phrase, c'était un message personnel, parce que je savais que ce jour-là, monsieur Gorsky me regarderait lui aussi... Quand j'étais gamin, j'avais l’habitude de jouer au base-ball avec un de mes copains dans l'arrière-cour de la maison familiale. Ce copain fit un jour atterrir une balle au pied de la fenêtre de la chambre à coucher des voisins, qui s’appelaient Monsieur et Madame Gorsky. Alors que je me baissais pour ramasser la balle, j'entendis madame Gorsky dire sur un ton excédé :
"Une pipe ! Tu veux que JE TE FASSE UNE PIPE ?!!
Ben t'en auras une quand l'abruti de fils des voisins marchera sur la lune!"



Par contre, on ne sut jamais si monsieur Gorsky eut sa gâterie.
Mais on peut supposer que oui, parce que depuis Appollo 17, plus personne ne retourna sur la Lune.
C'était bien un preuve, parce qu'à part ça, à quoi ça pouvait servir ?

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Image de Tronchet




13 juillet 2009

Oreille, ô désespoir

Il m’arrive un truc pas clair.

Depuis deux ou trois semaines, je dors dans la même position : sur le coté la tête sur un oreiller coincé entre mon bras et mon oreille. Et depuis quelques jours je me réveille avec l’oreille collée. Pas comme si elle avait fait ventouse sur l’oreiller ; faut pas déconner non plus, j’ai pas l’oreille aussi grande. Non en fait elle est collée à l’intérieur d’elle-même, comme si toutes les canalisations internes s’étaient écrasées après qu’on y ait mis de la colle à bois.

Et ce matin c’est pire, je me réveille encore plus collé que d’habitude. Alors je me précipite dans la pièce pleine de gravats qui me sert de salle de bains (cht’expliquerai) et pour vérifier ce qui m’englue l’orifice, hop je m’y enfonce direct un coton tige. Comme ça. Direct. A la hussarde, sans préliminaire. Déjà, bon signe, ça me fait le même effet que d’habitude. Au début, c’est une sensation étrange d’intrusion, ensuite ça commence à faire du bien, et puis j’insiste encore et là ça devient à la limite du supportable. L’intérieur de mon oreille réagit un peu comme un clitoris.

Deux minutes après, au bord de l’orgasme auriculaire, je retire le coton tige : il est d’un blanc immaculé. Le mystère demeure donc entier, je ne sais toujours pas pourquoi mon oreille colle du dedans.

Et puis en y réfléchissant mieux, je pense que j’ai trouvé la raison de ce phénomène étrange. Je crois que mon cerveau est trop liquide et que dans la nuit, il se déplace dans le crâne du côté où je dors puis qu’il vient envahir l’intérieur labyrinthique de mon oreille en la collant. Ensuite quand je me lève, il se remet en place dans la boite crânienne doucement. Ce qui expliquerait d’ailleurs pourquoi le matin ça me prend autant de temps pour répondre à des questions même simples genre « thé ou café ? ».

Mais t’avoueras qu’il y a de quoi s’inquiéter. Je me demande si un jour, je ne vais pas me réveiller avec tout l’hémisphère droit du cerveau qui aura débordé de mon oreille, absorbé par capillarité par l’oreiller. Je n’aurais donc que deux possibilités. Soit couper ce qui pend encore de mon oreille et perdre à tous jamais la moitié de ma matière grise au profit de mon oreiller. Soit me balader toute la journée avec l’oreiller tenu autour de la tête par un bandeau, comme le joueur de tennis moyen.

Dans les deux cas, t’avoueras que ça risque d’être un sacré handicap dans la vie.

Posté par Yojik à 18:21 - Yojik est un blaireau - Commentaires [23] - Permalien [#]
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01 juillet 2009

La bourse ou la mort

Au début, tu me connais, je me suis dit je vais pas faire comme tout le monde. Pas la peine d'écrire un billet sur la mort de Mickaël Jackson, d'autres feront ça mieux que moi et sauront expliquer avec des mots choisis à quel point il a été un artiste extraordinaire. D'autant plus que moi à la grande époque de MJ, j'écoutais plutôt des énervés ou des gothiques, comme les CLASH, Siouxsie and the Banshees ou Dead Can Dance, qui sont assez loin de notre chanteur en plastique. Et puis ici, c'est un blog intello tu l'auras sûrement remarqué, alors MJ…

Pourtant j'aurais pu en trouver moi aussi des sujets croustillants à son propos avec des titres délicieux, du genre "on va enfin savoir si un nez en celluloïd est biodégradable". Ou mieux, "Mickaël Jackson : sa dernière opération de chirurgie esthétique sera finalement une autopsie".

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Scoop interplanétaire : pour sa prochaine, MJ avait pourtant prévu ça.


Mais hier en traversant la france en taxi, j'ai entendu à la radio un micro-trottoir fait dimanche matin dans un Vir-jine. On y entendait une Stéphanie, venue en famille dans le magasin qui ouvre tout le ouikinde en n'employant que des volontaires. Elle avouait au micro, être venue pour acheter tout ce qu'elle pourrait trouver sur son Bambi d'amour. De quoi rentrer chez elle avec tout un tas de machins que la télé lui passera aussi en boucle.

C'est là que j'ai compris qu'on tenait une solution plus rapide qu'Apophis pour remédier à cette crise qui ne permet plus aux milliardaires du monde entier de gagner de l'argent honnêtement. Parce que des disques sur MJ, des DVD, des livres de révélation de trucs qu'on savait déjà, à mon avis, on n'a pas fini d'en vendre. Et ça c'est bon pour la croissance.

C'est pourquoi je lance un appel solennel à tous les artistes sur le retour. Amis saltimbanques, si vous faites partie de ce Gotha largement diffusé sur les ondes, au cinéma, sur les canettes de coca, vous pourriez avoir l'obligeance de mourir les uns après les autres. Par exemple dans un mois ou deux, quand la mayonnaise commencera à retomber, ce qu'il nous faudrait, c'est qu'un des beatles passe la guitare à gauche (Mac Cartney de préférence parce que Ringo Létoile, ça le fera moins)(en plus st'un batteur). Puis un mois après Mick Jagger, et bonjour l'envolée des ventes de compiles et de tee-shirts à grosse langue.

Et même Jeauny-les-Vacances, toi qui as su apporter un fidèle soutien à notre petit chef de l'état lorsqu'il était en campagne, tu pourrais faire un effort et accepter enfin d'éteindre le feu. Tu laisserais une veuve riche et encore jeune, tu réaliserais enfin ton rêve de ne plus payer d'impots, et surtout, comme tes ventes posthumes seraient surtout réalisées en France, ça nous permettrait de prendre une avance décisive sur les autres pays en terme de croissance.

Sans compter que puisqu'il est ton ami et que la gloire de la croissance retrouvée finirait bien par lui retomber dessus, Notre Bon Président décréterait sûrement quelques jours de deuil national et les jours fériés qui vont avec. (Gloire à Toi Ô ! Brillante Lumière dans la nuit).

Tu vois, pendant longtemps j'ai pensé que c'est vous les artistes qui nous trouveraient la voie vers un monde meilleur. En fait j'imaginais même pas à quel point…

Mercredi 37°C
Bande son : François Valéry "Aimons-nous vivants" (n'attendons pas que la mort nous trouve du talent).
Mais bon, t'es pas obliiigé d'écouter non plus.

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