Résumé du bordel ambiant

Les gentils garçons marchent à pied et vont au ciel. Les mauvais garçons roulent à moto et vont partout. Donc... La vie et la mort, les femmes et la coiffure, le sexe et la moto. Mais aussi le dessin, les cerfs-volants et la mer. (Et la brouette javanaise

22 avril 2008

Les chtis : le retour (de la vengeance)

Tu sais à quel point je déteste avoir à me prostituer. Pourtant tous les jours ouvrables et même parfois le ouikaine, je tapine en donnant mon corps, (dans lequel est mon cerveau), à un patron qui en use et en abuse pour son propre intérêt et qui profite de ma dépendance pour garder pour lui, la majeure partie des bénéfices qu’il dégage grâce à moi. Mais cette avanie est terminée, c’est décidé, bientôt je deviens suffisamment riche pour le quitter.
Sale proxo va !
Le peuple aura ta peau.

Et figure toi qu’aujourd’hui est un grand jour ! J’ai trouvé comment me faire un maximum de thunes, en un minimum de temps. Je vais inviter quatre ou cinq potes autour d’une bouteille de vin et on va écrire ensemble le scénario de la suite de "bienvenue chez les chtis". Sûr que vu le nombre d'entrées, ça devrait intéresser un producteur en mal d'inspiration.
(Note pour plus tard : pour l'écriture du scénario, envisager la proportion inverse ; un pote et quatre ou cinq bouteilles de vin. Voire pas de pote du tout et un abonnement d'un an chez Kiravi).
Tu vas voir, que nous aussi on va réussir à écrire de la comédie bon enfant, qui prend pas la tête, où tout le monde est gentil, même les chefs, et dans laquelle en l'absence totale de méchants, ce sont les bons sentiments qui gagnent à la fin.

Donc, pour le numéro deux, j'ai pensé au titre "Un chti à St-Tropez"
Kad et sa femme (Zoé Félix qui jouait trop comme une pantoufle sous lexomil dans le premier épisode), reçoivent Dany Boon et sa jolie factrice récemment épousée, pour passer leur voyage de noces dans le Sud. Tout de suite, c’est le choc culturel pour nos amis du Ch'Nord. Les gens ne boivent pas de bière, ne mangent pas de frites et parlent un patois difficilement compréhensible. Par exemple, à un moment Antoine qui a un peu soif (il est pas habitué au soleil) demande un "pastiche", le tropézien comprend ça comme un pastiche. Ce qui donne l’occasion d’un quiproquo très rigolo.
(D'ailleurs, penser à glisser ici la scène avec des mecs bourrés, obligatoire dans tout film de poilade qui se respecte).
A un autre moment, Antoine va à la plage, il enlève son tee-shirt, et tout le monde se moque de son bronzage cachet d'Aspro.
Mais à la fin, tout le monde se retrouve, faisant fi de ses différences. Et comme dans toute bonne comédie française, la dernière image du film laisse nos sympathiques personnages sur un éclat de rire général.
(Là la critique sera un peu acide, comme pour Astérix 3, mais dira qu’il ne faut pas bouder les plaisirs simples. Résultat : 11 millions d’entrées)

Pour le numéro trois.
Titre : "Un chti chez les nudistes".
Dany Boon décide d’importer dans le Ch’Nord, le concept du camp de nudistes, qu’il a pu étudier lors de son voyage de noces dans le Sud. (voir épisode précédent) Après tout un tas d’imbroglios administratifs, causés par une responsable de la DDASS pas facile (proposer le rôle à Muriel Robin), notre sympathique facteur réussit à monter enfin son projet de camp de nudistes à Beurkgue. Les villageois sont mécontents, parce que "ça donne une mauvaise image du village". Le camp de nudistes ouvre malgré tout. (Penser à ne jamais montrer de sexes nus, le film doit rester tout public). Malheureusement Dany Boon a oublié un détail d’importance : dans le Ch’Nord, le soleil manque un peu et rapidement le projet périclite. La faillite s’annonce, bref Dany et sa gentille femme commencent à manger la grenouille.
Heureusement, au dernier moment, un billet de Loto trouvé par terre se révèle être un billet gagnant. Preuve que le bonheur sourit toujours aux gens gentils. Tout comme dans la vraie vie. Poussé par sa femme, Dany Boon finit par reconvertir son camp de nudistes, en musée de la chaussure de sécurité, ce qui met tout le monde d’accord dans le village.
Et pour bien montrer le bonheur retrouvé, la dernière image du film montre nos sympathiques personnages dans un grand éclat de rire général.
(Critiques vraiment catastrophiques, bouche à oreille détestable : 8 millions d’entrées. Sans compter le prime un dimanche soir sur TFOuane).

Pour le numéro 4, là j'ai encore un doute. J'ai bien pensé à un truc genre "Le chti et les extra-terrestres" mais je vois pas quoi raconter dedans.

Mardi, veille de sortie des chefs d'oeuvre du cinéma.
Bande son : Devo "Mongoloid"

Mongoloid he was a mongoloid
Happier than you and me
Mongoloid he was a mongoloid
And it determined what he could see
Mongoloid he was a mongoloid
One chromosome too many
Mongoloid he was a mongoloid
And it determined what he could see
And he wore a hat
And he had a job
And he brought home the bacon
So that no one knew
Mongoloid he was a mongoloid
His friends were unaware
Mongoloid he was a mongoloid
Nobody even cared

PS : Je tiens à préciser que le choix de cette chanson est comme dab' le pur fruit du hasard et pas du tout une allusion que je pourrais faire à propos de l'intelligence des gens du Ch'Nord que j'aime bien. D'autant plus que mongolien, c'est pas une insulte, c'est un état, faudrait pas l'oublier.

PPS : C'est que vois-tu, je me méfie ; depuis que ce film a dépassé la barre des 10 millions d'entrée, si tu dis du mal des gens du Ch'Nord, tu risques l'analyse ADN de bannière.

PPPS : Alors que les Lyonnais ou les Parisiens, tu peux continuer à les insulter, là y'a pas de problème.

PPPPS : Fin des PS

Posté par Yojik à 16:31 - Yojik est un blaireau - Commentaires [49] - Permalien [#]

09 avril 2008

Organisme Grossièrement Modifié

J'ai aucune idée de comment ça marche dans ta famille, mais moi chaque fois que je reviens de chez ma mère, le coffre de la voiture déborde de victuailles. Je vois qu'une explication : ma mère doit imaginer que je meurs de faim.
Et le ouikaine dernier, dans le lot, y'avait cette cagette d'énormes fraises. Là :

Fraise_144
T'as vu la taille comparée au verre de vin (que je peux à peine les tremper dedans)

Au début la fuz' et moi, on les a surtout trouvées super grosses. Ensuite, après trois heures de route, ce qui nous a surpris, c’est que ça embaumait si fort la fraise dans la bagnole que ça prenait même le dessus sur les fromages qui sentaient pourtant assez fort, genre comme un chti mort, nourri toute sa vie au munster. C’est dire...

C'est quand on a goûté les fraises qu’on a eu un doute. La première fraise, un peu trop mûre, avait un goût proche de celui de la banane. La deuxième un goût de terre. Et plus étonnant encore, la troisième un vieux relent de sardine. Là y'avait plus de doute : on venait sûrement de manger des fraises transgéniques, modifiées pour être grassouillettes, colorées avec un fort parfum de fraise, pour te faire cligner l’œil et le nez sur l’étal du marché.

"Humm, regarde comme elles sentent bon  !"
(oui le français de la rue est une langue bizarre).

Après c’est chez toi que tu te rendras compte qu’elles ont pas trop le goût de fraises. Mais c'est pas grave : tu les as déjà achetées.

Alors tu pourrais nous dire, oui mais pourquoi vous les avez mangées puisque vous aviez un doute ?
D’abord parce que comme viennent juste de l’affirmer nos sénateurs : les OGM, c’est le progrès. Et moi, je suis trop un geek des fruits et légumes. Donc, je sais bien que le progrès, c’est forcément bien. Par exemple, prends les produits d’une société imaginaire qu’on appellera MaSanté. Pour ton bien, elle a développé des graines de maïs qui résistent à un désherbant précis, ce qui évite d’être obligé d’en utiliser tout un tas d’autres très mauvais pour la nature. Autre avantage, ce désherbant précis, les paysans se font pas trop caguer à le trouver, parce que devine qui c’est qui le fabrique… Bingo ! C’est la société MaSanté. En plus, quand tu apprendras, qu’en plus les grains de maïs produits sont stériles, ce qui empêchera les paysans de garder une partie de la récolte pour semer l’année suivante, les obligeant ainsi à racheter des semences à la même société, ben normalement si ton esprit est umhèpément câblé, tu devrais te demander tout de suite, où est-ce qu’on peut acheter des actions de la société MaSanté. Bref, tu seras sûrement d’accord avec moi : c’est bien chez eux qu’on prépare le futur des lendemains qui chantent.

Pour finir, moi je suis pas une tafiole d’écolo. Et les fruits et légumes transgéniques, ça me fait pas peur. Déjà parce que petit j'habitais juste à côté de l'antenne de l'INRA qui s'occupait d'expérimenter ces techniques. Et qu'après avoir fait des batteries de tests sur leur production, ils la vendaient aux voisins. Pour pas cher. (J'espère que c'était pas pour voir si on pouvait y survivre, ou pour se marrer entre eux, s'il se mettait à nous pousser des membres en trop). Bref, des trucs chelous, j'en ai mangé des camions. Quantité de pêches plates (c'est plus facile de les ranger dans un cageot), des kilos de pomates (une plante qui fait des pommes de terre à la racine et des tomates sur le pied), des sacs entiers de cerises blanches (elles ont le même goût, mais les merles les dévorent pas) et je te jure que j'invente rien, justement des fraises, avec de l'ADN de poisson dedans, parce que ça les rend plus résistantes au gel.

Et aujourd'hui, je peux vous l'affirmer haut et fort : les OGM c'est pas dangereux du tout. Je n'ai aucune malformation, les kiwis qui vivent dans mon slip ne sont pas plats, je ne sens jamais le poisson, et ma fiancée vous le confirmera, si j’en ai parfois la forme, j’ai rarement un goût de concombre.
(Ouais, là j'anticipe les commentaires, c’est qu’y’à pas que de l'intello qui vient ici).

Tout ça pour dire qu'il me tarde que la recherche fondamentale sur les OGM se poursuive et fasse toujours plus de progrès. Qui sait, peut-être que bientôt ils réussiront à greffer du gêne de la taupe chez les gendarmes chargés de te viser à la jumelle laser sur le bord des routes, de la chaîne ADN de Pinocchio sur les journalistes de la télé pour qu’on puisse bien voir quand ils nous mentent et du génome de Père Noël chez les huissiers.

Et on peut toujours rêver, du gène de Prix Nobel chez les hommes politiques.
Mais là, je sens qu’on va nous dire que même le progrès a ses limites.

Mercre.
Bande son : Sonic Youth "Sympathy for the Stawberry"
Evidemment, ce post est dédicacé à Mlle Fraise.
Et puis de toute façon je les ai mangées,  parce que
j’aime pas jeter de la nourriture.

Posté par Yojik à 20:16 - Yojik a testé pour vous - Commentaires [48] - Permalien [#]

02 avril 2008

Poisson ou papoisson

Hier 1er avril, j'apprenais que c'était le premier jour de mise en application d'une nouvelle taxe : un impôt sur les téléphones portables au titre de l'extension de la taxe sur les mémoires informatiques. La même qu'on paye déjà sur les CD et DVD vierges, les disques durs internes et externes, bref tout ce qui te permet de stocker de la musique que t'as téléchargée. Cela dit, il est bon de le rappeler, cette taxe qui s'élevera jusqu'à 25 euros par téléphone, ne vous donnera en rien le droit de télécharger de la musique gratuitement, puisque cet acte reste délictueux.

Alors pourquoi cette nouvelle taxe ?
Ben tout simplement pour venir en aide aux éditeurs de musique qui sont dans un grand besoin, depuis que le téléchargement existe. C'est que la situation est grave ! Il paraît qu'y'en a même qui meurent de faim et de froid, les nuits d'hiver, sous les ponts.
Il était donc plus que temps de leur donner des moyens de subsistance. D'autant plus que c'est un fait établi, tout le monde télécharge de la musique frauduleusement depuis son téléphone portable. Moi j'ai jamais essayé, mais je dois être le seul. Pourtant je suis presque sûr être que ça doit être tellement facile. Et rapide !

Je te jure, cette histoire de nouvelle taxe, au début j'ai cru à un poisson d'avril.
Tu me diras, si on nous avait raconté que grâce à notre nouveau président, bientôt on paierait MOINS d'impôts, personne n'y aurait cru, le poisson d'avril aurait été raté dès le début.
Et puis il a bien fallu que je me rende à l'évidence : c'était pas une blague.

C'est là que je me suis souvenu qu'en 2006, ils étaient nombreux ceux qui disaient qu'avec la gauche, c'était toujours plus d'impôts. D'où ma conclusion :

-Soit not' président est un socialiste. (qui se cache) (bien) (vachement bien même)

- Soit par opposition à la gauche, avec la droite c'est toujours davantage de taxes.
(Ce qui est vachement différent de "toujours plus d'impôts"… Ho lotr', comment il est trop demeuré ce Yoj' ! Ahahah, trop drôle ! Il veut nous faire la leçon et il confond les deux).

Mercredi.
Bande son : Rien, vous seriez capable de la télécharger depuis votre téléphone, en passant par mon blog, via un satellite GPS, raccordé au Bluetouffe de votre grille-pain.
Bon, c'est pas tout, mais j'ai un gazon à tondre. (Avant qu'on me colle une taxe, sur la longueur des brins d'herbe coupée)

Posté par Yojik à 17:31 - Pipolitique - Commentaires [25] - Permalien [#]



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