02 octobre 2007
J’ai couché avec une star
Au départ quand j’ai ouvert ce blog, je pensais que j’aurais à faire à des gens de goût, des lecteurs intéressés par la poésie du monde et par ceux qui la font et des commentateurs qui prendraient plaisir à se retrousser les manches avec moi pour faire reculer l’obscurantisme. Aujourd’hui, je suis bien obligé d’avouer que je me trompais. Grave même ! Non parce qu’en fait, je vois bien qu’à part mes turpitudes, y’a pas grand-chose qui vous intéresse.
Alors pour vous faire plaisir, celle-là je pouvais pas la laisser passer.
Parmi les plus fidèles invisibles, j’en vois déjà certains qui doivent se dire "Ah ! ça y est ! il va ENFIN nous raconter la fois où il s'est tapé Jeanne Mas". Oui mais non. Là j’ai pas envie, je vous la raconterai une autre fois. Non aujourd’hui, je vais vous raconter comment j’ai turpité avec elle.
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Normalement, là tout le monde se demande "elle s’appelle comment déjà la fille qui fait sa maligne à côté de Yoj ?"
En fait l’histoire s’est passée l’année dernière et tellement c'était énorme, j'avais pas osé vous en parler. Pis elle est mariée quand même... Donc par hasard, j’étais à une soirée à la Dame de Shangaï. C’est une boite électro-chicos, dans une péniche amarrée à un quai dans le port de Bordeaux. Soirée tranquillou-bilou, pas trop d’excès, genre deux verres de vodka, pas plus. Pour te dire, le bateau tanguait même pas. Mais suffisamment pour que je commence à me sentir le maître du monde. Et c’est là qu’elle a débarqué. Immense bien sûr. Et à part les nageuses est-allemandes, moi les femmes immenses, ça me rend… tout chose. Pis si elles ont dans l'œil une lueur coquine, alors là ça me rend carrément tout dur.
Tout de suite, j’ai pensé vas-y Yoj, 'tain tente ta chance, jamais une occasion comme ça se représentera, si y’a embrouille avec son footballeur, on sait jamais, elle peut avoir besoin d’oublier son triste sort de femme riche, dans les bras d’un homme attentif… et pauvre. Et après, à toi les couvertures de Gaci et Voilà.
Cette semaine dans Gaci : le nouvel amour mystérieux d'Adriana K.
Le bonheur ! Adriana K : j'ai enfin trouvé l'amour.
SCOOP : le mariage d'Adriana et Yojik, c'est pour bientôt.
(Et même plus tard : Adriana, son cœur est brisé. "Il veut me quitter pour Cécile de France")
Ouais… J’ai donc pris mon courage à deux mains et chuis allé lui faire la causette. Mais décontracté hein ! Pas du tout mortifié pour faire style je suis pas comme tous les blaireaux là, à la langue qui traîne par terre. En substance ça a donné ça.
Moi – On s’est déjà vu non ?
(Ca c’était pour faire genre, "j’ai pas du tout capté que t’étais top modèle").
Elle – Ah bon ?
Moi – Oui, votre visage me dit quelque chose.
(Ca pour laisser entendre, "va pas croire que j’ai des posters de toi dans ma chambre, parce qu’en fait je te trouve jolie sans plus").
Elle - Non je ne crois pas que l’on se connaît.
(Avec une petite faute de syntaxe et un accent délicieux, qui doivent être adorables quand elle dit par exemple : "Oh Yoj… Tu me rends folle… Fais le encore à moi… ")
Evidemment j'ai tout de suite saisi sa subtile allusion. Alors très vite, je me suis dit que c’était une occasion inespérée de réussir à mettre mon sexe à l’intérieur du sien.
C’est là que ça a merdé.
Parce qu’en vrai, j’ai pas su comment lui dire que j’en avais envie. Et bizarrement, alors qu’on dit que de nos jours les filles sont de plus en plus directes, ben elle l’a pas proposé non plus.
Mais si tu regardes bien la photo, et que tu imagines la partie inférieure qu’on voit pas, tu te rendras compte que mon sexe devait être à quoi ? pfff… 50 centimètres du sien à tout casser…
Alors tu seras sûrement d’accord avec moi : 50 centimètres, à l’échelle de la planète, c’est rien.
Et à l'échelle de l'univers, ben on peut dire que j’étais carrément dedans.
Mardi mardi, c'est vite dit.
Bande son : Garbage "Why do you love me"
Te bile pas Adriana, peut-être une autre fois...