Résumé du bordel ambiant

Les gentils garçons marchent à pied et vont au ciel. Les mauvais garçons roulent à moto et vont partout. Donc... La vie et la mort, les femmes et la coiffure, le sexe et la moto. Mais aussi le dessin, les cerfs-volants et la mer. (Et la brouette javanaise

31 juillet 2007

Le rap, ça rend méchant

Quand j’étais jeune, je me disais que ma plus grande crainte pour plus tard serait de devenir con et "de plus être dans la vibe du Monde qui bouge tu vois quoi !". Et là récemment, je me suis dit qu’il était possible que je sois en train de me déconnecter de ma planète. Par exemple, j’ai jamais aimé le rap. Pourtant, j'en ai parfois entendu par hasard sur le SkyRock que j’écoute en général pendant les 12 secondes nécessaires avant de trouver le bouton qui change le canal sur mon auto-radio. Pourtant, il parait que le rap, c’est le truc le plus écouté par les djeun’s d’aujourd’hui, ceux-là même qui me paieront ma retraite plus tard. Donc aussi pour les remercier par anticipation je me suis dit qu’il fallait bien que j’y jette une oreille plus attentive.

Et y’a pas longtemps y’a une fille qui m’a dit : "Yoj, tu devrais écouter Cypress Hill. C’est du rap OK, mais vu la musique que tu te mets dans les oreilles, y’a des chances que ça te plaise".

Alors j’ai cherché des disques du groupe en question. Pas sur le net, parce que moi je télécharge rien à moins qu’il s’agisse d’un groupe richissime et dans leur cas j’en savais rien. Ouais parce qu’avec les rappeurs on peut jamais savoir. Tu les vois dans les clips avec leurs grosses bagnoles, sortir dans des endroits hypes, avec des bagouzes trois doigts en or et des poulettes gaulées comme dans les mangas, mais dès la fin du tournage, si ça se trouve ils remontent dans leur 4L pourrie, vont chez MacDo et se tapent des chicken mac nuggets et des pignoles devant le film érotique du dimanche soir sur M6. Donc j’ai trouvé des disques chez Madame la Fnac et j’ai écouté. Et faut bien le dire, c’est vrai que Cypress Hill c’est du rap mais c’est bien meilleur que tout ce que j’avais entendu. Depuis quelques jours, j’écoute donc ça dans mon lecteur MP3 quand je vais au boulot sur mon vélo. Donc des mes oreilles, j’entends des injonctions du genre

Shoot Em Up
BANG BANG  ! ! !
Another body drop
You can't stop the hip-hop
(En vrai ils le répètent quatre fois pour être sûrs qu'on ait bien compris)

Ou mieux :

One O.G. gangsta I be
Busted in the hood, I got no more weed
Pigs are comin' down on my gangsta stash
When they caught me with the weed, and the dope and hash

Et bizarrement, je constate que depuis mon comportement commence à changer. Je me mets à rouler de plus en plus vite à vélo, je grille des feux rouges, je prends des sens interdits, et ce matin, j’ai été tenté 2 secondes d’arracher le sac d’une petite vieille qui rentrait du marché. Heureusement pour elle, un réflexe de sens civique m’en a empêché, (Et puis franchement, qu’est-ce que je pourrais bien faire avec des poireaux ?) J’ai même fini par me dire que si je continuais à écouter ce genre de "musique", je risquais d’être tenté de faire du tuning sur mon vélo, de me raser la tête et de séduire une cagole en short moulant. Donc après écoute je confirme : le rap ça rend méchant (et peut-être bien con aussi !)

Et ça fait un moment que je voulais le faire donc ce post est aussi l’occasion de le dire :
"SkyRock, je t’emmerde !".

rappe___fromage
Oui, pour illustrer j'ai trouvé que cette rappe à fromage.

Normalement, ça devrait paraître un jour où il fait soleil.
Bande son : Popa Chubby "Hey joe"
Hey Joe, where you goin' with that gun in your hand ?

Posté par Yojik à 14:53 - Joue toi la comme TF1 l'été - Commentaires [23] - Permalien [#]

27 juillet 2007

Le commerce des reliques

Aujourd’hui, (la reprise d')une note culturelle.

Vus ce ouikaine dans une expo sur le Moyen-Age, de très intéressants commentaires sur le commerce des reliques. A cette époque, on prête aux saints des pouvoirs surnaturels. Se recueillir sur leur tombe permet la réalisation de bienfaits et de miracles :  des aveugles recouvrent la vue, les membres tordus sont guéris, les chevaliers ne marchent plus dans les bouses sur le champ de bataille. Mais comme les sépultures sont disséminées dans l’Europe (et plus), ça complique. Donc des petits malins ont l’idée géniale de déterrer les saints et de les vendre (très cher) par petits bouts. On te vend une mèche de Saint Pierre, un bout de la tunique de Saint Jean, une dent de Sainte Brigitte et là, la Force est avec toi. Bon bien sûr, il faut être sûr de déterrer la bonne personne. Et vu qu’à cette époque on pratique souvent la fosse commune, c’est pas gagné d’avance. D’autant plus que pas mal de saints sont morts torturés par les anglais (ah non, ça c’était Jeanne d’Arc), donc torturés par Jacques Chirac (ah non merde, ça c’était JP Raffarin), donc torturés par les romains. Et parfois même, démembrés. Une jambe par-ci, un bras par là, et la tête…. AAAAAAAAAAAAA !... Aloue-teu, gentille aloue-teu… (Pardon… Je m’égare).

Donc pour retrouver le saint ou le morceau de saint, on se sert d’une caractéristique que l’on découvre par l’expérience : le saint, même quand il est mort depuis plusieurs mois, ne sent pas mauvais. Bon OK, on peut supposer que ça daube un peu quand même. Mais à les écouter il semblerait que ça sente quand même meilleur que mon haleine du matin les lendemains de fêtes, qui avant dentifrice, évoque parait-il, l’ouverture du tombeau de Toutankhamon.
(Alors les filles… Ça fait rêver non ?)

- Hum… T’as mangé un cimetière hier soir ?
- Nonon ma chérie… Juste c'que t'avais cuisiné.

Non, le saint, même mort, a une odeur particulière, que l’on s’empresse de nommer, "l’odeur de sainteté". Donc un petit boulot de l’époque, consiste à sentir des cadavres, pour savoir s’il s’agit bien de la bonne odeur, donc de la bonne personne. (Au passage, vous remarquerez que la mondialisation a une fois de plus, éliminé un de nos charmants petits métiers d’artisanat). Une fois le cadavre identifié, on le vend à de riches seigneurs ou à des églises mais par petits bouts qu’on aura découpés soi-même.
Alors, pourquoi le vendre en morceaux ? (Nan ! Pas pour mettre dans des yaourts !)… D’abord parce que ça rapporte plus d’argent, ensuite parce que c’est plus pratique d’aller au combat par exemple avec la dent d’un saint enchâssée dans un pendentif plutôt qu’avec tout son squelette pendu autour du cou. (On se rappellera qu’à cette époque, on n’a pas encore inventé le mouvement gothique et que personne n’a entendu parler de Marilyn Manson). Et puis pour finir, ça facilite les magouilles de fausses reliques, ce qui permet de se faire plus d’argent. A tel point même qu’il parait que si aujourd'hui, on rassemblait tous les morceaux du cercueil de Jésus disséminés de part le Monde, on en aurait assez pour reconstruire un Titanic en bois.

Ben finalement c’était une chouette visite. Et en sortant du musée, j’ai décidé moi aussi de me faire de l’argent facile. Ouais parce qu’en cherchant bien, je dois pouvoir en trouver chez moi des reliques. Déjà rien que dans ma cuisine, je crois que j’ai une croûte de Saint Nectaire (*) et même un bout de biscotte de Saint Hubert. Ahah ! Malin le Yoj’ ! Et puis dans un des tiroirs de ma commode, ma plus belle relique : j’ai une culotte (portée) par Sainte Jeanne Mas, que je lui avais volée la fois où j’avais couché avec elle. Mais ça, c'est une histoire que je vous raconterai une autre fois.
(D'ailleurs, ça me fait penser que celle-là, j'vous l'ai jamais racontée)

Donc si vous êtes intéressés par une de ces reliques, faites-moi signe.
Prix à débattre.

(*) Pour mes lecteurs incultes, je précise que Saint Nectaire est le saint que l'on invoque quand on est atteint du mal des pieds-qui-puent. Sisi.

Marilyn_Manson_116

Vendredi 27 juillet : c'est la saint copier-coller.
Bande son : Parce que c'est de saison : les Wampas "Jalabert"
Désolé, mais j’avais toujours rien à dire sur les chevaliers-paysans du lac de Paladru.

Posté par Yojik à 03:37 - Joue toi la comme TF1 l'été - Commentaires [19] - Permalien [#]

25 juillet 2007

La citrouille qui valait trois Ricards

(Parce que trois pétards, sémal)

Si tu veux le son, tu cliques.

- Oscar à NASA Numéro 1
– Roger !

- Contact TBSI
- OK

- Contact soupapes bloc-moteur 7.
- Fermez les gaz.

Trrrschhhhhhhhhhh !!!!

- Détachement engagé.
– Roger !

- Voies intérieures et extérieures allumées – Amorce de piqué.
- …..

– Oscar  ? ? ? ? ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! !
- J'écoute...
Extraction. Danger 3 ! ! !
- Ramenez point 0.
- Latéral ne répond plus (ui-ui)- Je ne peux pas maintenir l’altitude (ui-ui-ui) – Correction alpha sans résultat (UI-UI-UI) – Sélecteur de secours. Je ne peux pas redresser - Rupture de circuit – RUPTURE DE……………

Fuiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !

BOUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUMMMMMMMMM
MMMMMMMMMMMMMMMMM !!!!!!!!!!!!!!!!!!!
 


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Yojik Austin…Bléronaute….
Une citrouille tout juste vivante.

(tidudi-di)

Messieurs… nous pouvons la reconstruire.
Nous en avons la possibilité technique.
Nous sommes capables de donner naissance à la première citrouille bioionique

(tidi-tidi)

Yojik Austin deviendra cette citrouille.
Elle sera supérieure à ce qu’elle était avant l’accident.
La plus forte pour les sudoku force 8, la plus rapide à rabattre le couvercle des toilettes et à sortir les poubelles, la plus douée pour les choses de l'amour, en un mot, la meilleure.

(Vuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuu………. TADA-DADA-DAAAA)

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yojik08

Ben quoi ?

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24 juillet 2007

Les mariages c'est propice aux rencontres

Salut les invisibles

Vous le savez, c'est les vacances. Et pendant les vacances, souvent je refuse tout travail. Alors, comme à la télé, pour pas trop me cailler le lait, je vais vous offrir une série de vieux posts que vous n'avez sûrement pas encore lus, vu qu'à l'époque des lecteurs y'en avait moins ici que des stock options dans le portefeuille d'un ouvrier de chez EADS.

Enjoy...
(Et au cas où toi aussi, tu sois invité à un mariage, j'espère que ça te servira)

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Je me prépare depuis plusieurs semaines pour le mariage de Greg. Greg c'est mon meilleur ami, celui des meilleures bringues, celui des tempêtes en mer en voilier et celui qui me fera parrain de ses enfants. Samedi il épouse Brunehilde, une fille au teint de poupée en porcelaine et aux yeux immenses qui expriment constamment une sorte d'amour universel. Quelle chance il a ce Greg ! Mais il connaît mon désarroi et il sait à quel point j'ai envie de partager mes jours et mes nuits avec une jeune femme dont je serais à la fois le protecteur et l'amant. Il m'a expliqué que Brune et lui m'ont choisi une cavalière célibataire qu'ils pensent être idéale pour moi. Bref, je me mets en quatre pour essayer de faire la meilleure impression. Je me suis donc acheté un costume de belle coupe, et plusieurs jours avant, j'accumule soins du visage et expositions à la caresse du soleil pour le teint, excès d'eau minérale et de sport pour retrouver une apparence digne de Bond, James Bond.
Et puis le jour arrive. L'ambiance est gaie et détendue. Autour de moi je ne vois que sourires et enchantement. Retrouvant Greg et Brune, je les couvre de baisers. Mais de ma cavalière point de nouvelles. Elle doit être là pourtant : tout le monde est arrivé. Mais je n'ose pas leur demander de qui il s'agit, je reste digne et j'affiche un sourire teinté d'assurance et de décontraction au cas où dans un coin, elle soit en train de m'observer. Puis c'est le rite de la photo des mariés, des amis et de la famille. Pendant ce temps, le vin d'honneur est servi sur de longues tables et au détour d'un plateau de petits fours, je retrouve Mézigues. Mézigues c'est l'autre copain de la voile, celui avec lequel on a fait nos plus mémorables croisières en mer. Mais contrairement à Greg, lui, a plutôt fait sa réputation dans l'humour à 31 centimes d'euros (environ deux balles), les concours foireux de pets (ou de pets foireux, ça dépend de son inspiration) et de lancer de crottes de nez.

Le soleil donne tout ce qu'il a donné en ce début de septembre. Et forcément la chaleur aidant, le bar devient tentant. Mézigues m'y entraîne et avec force verres de whisky, nous essayons de nous remémorer nos plus fameuses traversées. La cérémonie des photos dure de plus en plus longtemps, et bizarrement les verres de whisky se succédant, nous avons de plus en plus de mal à nous souvenir de nos aventures à la voile. Et je n'ai toujours pas vu celle qui sera ma cavalière parmi la foule de ce jour heureux. Puis, vient le moment du repas. Nous nous dirigeons tous comme un seul homme sous le chapiteau qui va abriter nos agapes. Et là sur le plan de table je vois à côté de mon nom, celui de ma cavalière. C'est donc avec Hélène que j'aurais le plaisir de partager ce repas (et peut-être même le reste de ma vie, si le destin veut nous sourire). Mais là d'un coup, la tension se remet à monter. Je file donc en vitesse au bar me faire servir deux ou trois (ou douze, je sais plus) verres de whisky pour me donner le courage et l'esprit nécessaire. Et rejoignant ma place je la vois. Wouah ! J'en reste comme suffoqué. L'air me manque, je sens que je vais m'évanouir. Cette fille est d'une beauté à couper le souffle. Tellement belle, qu'à part la comparer à une Adriana Karembeu mais en plus belle et en brune, je ne sais comment vous la décrire. Là, comme si d'un coup on avait tiré sur la chaîne qui retient le bouchon de la baignoire, je sens tous mes moyens comme aspirés dans la tuyauterie sans fond de ma bêtise habituelle. Je rejoins donc ma place sans trop la regarder, d'une démarche similaire à celle de Robocop, parce que je ne suis plus moi-même à cause de cette vision magnifique et peut-être aussi de la quantité trop importante de whisky qui embrume mon cerveau.

Tous les gens sont à leur place et elle fait comme si elle ne m'avait pas vu. Je me dis : "Vas-y Yoj ! Dis-lui au moins bonjour. Fais honneur à cette beauté infinie. Dis-lui quelque chose dont elle se souviendra toute sa vie, et qu'elle prendra plaisir à raconter à ses amies dans 10 ans pour notre anniversaire de mariage".
Mais je suis paralysé sur ma chaise. Mes yeux tournent dans tous les sens, et vraiment je ne sais que dire. Mais pourquoi je suis seul aujourd'hui dans mon cerveau ? Pourquoi y'a pas des potes spirituels avec moi dans ma tête pour me souffler un truc intelligent ?

Puis on amène l'entrée. Du melon au porto. Je la regarde du coin de l'œil se saisir de sa cuillère et la plonger d'un geste sensuel dans la chair du melon. Tout le monde sourit, tout le monde s'amuse et rigole, tout le monde est heureux. Sauf moi ! Je suis seul au milieu de la foule cherchant parmi mes neurones ivres la première phrase que je pourrais lui dire, celle qui sera au début de tout le reste.
" Allez, putain Yoj ! Dis n'importe quoi, ce qui te passe par la tête, MAIS BORDEL, DIS QUELQUE CHOSE "

Et là, je me tourne vers elle et entre deux hoquets et trois bafouillements je lui dis comme ça direct :
"C'est dingue ! Tu le manges vachement bien ton melon au porto !"

D'un seul coup, tout semble s'arrêter, le repas, les gens qui ne disent plus rien tellement j'ai l'impression que tout le monde me regarde, tout est figé…………. (sauf le sol qui continue bizarrement à vouloir se pencher alternativement de droite à gauche comme la mer en bateau). Elle me regarde, interloquée, la cuillère encore en l'air et le sourcil levé. Ses lèvres s'entrouvrent et je l'entends dire d'une voie propre à enchanter les anges :
"Mais t'as rien à dire ! T'es complètement con toi !"
Et c'est plongé dans mon melon que je rêve d'un coup pouvoir y être inclus pour au moins mille ans comme Han Solo dans sa brique de métal en fusion.

Il fait beau là ?
Bande son : skeu tu veux, c'est tes vacances.

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16 juillet 2007

Ca commence à sentir bon

Plus que quelques jours et ça y est, c'est les vacances.
Et pendant les trois qui viennent, c'est Lyon et déjà un parfum d'ailleurs.
Alors en attendant que je revienne, portez-vous bien.
Et profitez (de la vie).

Asta la vista babies !

Irr

Lundi.
Bande son : The Kinks "Sunny Afternoon" (Allez, on y croit).

Et comme chuis mignon, je ferai comme la télé et ses remix-best-of-cover-reprises de l'été et je vous laisserai des trucs de quand vous étiez 5 à me lire.
Comment ça va être trop bon de travailler-plus-du-tout-pour-gagner-pareil !

Help me, help me, help me sail away,
Well give me two good reasons why I oughta stay.
cause I love to live so pleasantly,
Live this life of luxury,
Lazing on a sunny afternoon.
In the summertime
In the summertime
In the summertime

Posté par Yojik à 23:43 - Mon blog de naze - Commentaires [15] - Permalien [#]

13 juillet 2007

Dans la série "on s'en fout"

Le président français Nicolas Sarkozy (tfff, tfff, tfff, tfff) nomme la navigatrice Maud Fontenoy Chevalier de l'ordre national du Mérite.

maud_sarkozy
Source : J-P. PELISSIER / REUTERS (t'as vu ? c'est un blog de qualité ici)

Le président aurait déclaré, deux points ouvrez les guillemets :
"J'ai vérifié... Elle ne portait pas de bouée".

Vendredi, jour de poisson.
Bande son : La Grande Sophie "la fille du bord de mer"
En tout cas, il est content hein !

Posté par Yojik à 22:17 - Fait Divers (elle s'appelait) - Commentaires [20] - Permalien [#]

11 juillet 2007

Yojik a testé pour vous : prendre une deuxième leçon de kitesurf

Si tu as vu le site de MétéoFrance, hier après-midi le temps c’était ça.

m_t_o001

Pas terrible hein ? Mais ça devait pas être mieux chez toi. Cela dit, la pluie pour ce que j’avais à faire, c’était pas très grave. Quand t’es tout le temps dans l’eau avec une combi en néoprène, tu t’en fous d’être mouillé, tu l’es déjà. Mais tu vas aussi me dire : "ouais mais avec ces températures, t’as pas du avoir chaud". Exact ! Sauf que déjà, y’a toutes les épaisseurs, la combi en néoprène, le harnais pour s’accrocher, le gilet de sauvetage. En plus le froid, je t’apprends rien, ça te donne l’impression que ta vessie est trois fois plus petite. Donc si t’as vraiment froid, t’es dans l’eau, c’est ton équipement, de toute façon t’aurais trop d’épaisseurs à enlever… bref, t’as le droit de te soulager dans ta combi et bonheur suprême, ça tient chaud. Au moins un moment. Je sais que les spécialistes du néoprène (hors les fétichistes que je salue au passage), savent de quoi je parle.
Non le pire c’était ça.

m_t_o002

Et là, pendu sous une aile trop grande pour être raisonnable, ben c’est de suite moins rassurant. Tu vois les chiffres en rouge ? Bon ben pour situer, à cette valeur là, les pins commencent à se balancer. Et pas que mollement.

Donc si tu te souviens bien, la première leçon avait consisté à apprendre à monter le cerf-volant, s’harnacher dessous, le piloter et finir par faire de la nage tractée tiré par l’aile. La deuxième leçon commençait pareil. Sauf que dans ce vent beaucoup plus fort, c’était complètement différent. Déjà pour la nage tractée, j’avais la moitié du corps hors de l’eau. Pratique, j’en avalais plus du tout.

Puis il a fallu apprendre à monter debout sur la planche. C’est là que ça s’est gâté. Déjà pour me mettre la planche aux pieds j’ai bien galéré. Parce que même si les malfaisants disent que j’ai les poils du singe, il n’empêche que je sais rien attraper avec mes pieds. Du coup, fallait que je me serve d’une de mes mains. Ce qui veut dire qu’il fallait piloter le cerf-volant avec une seule main, allongé dans l’eau, ballotté par les vagues. T’as qu’à essayer, tu verras comment c’est facile.

Bon admettons, tu y arrives. Donc tu te retrouves allongé dans l’eau sur le dos, avec juste la tête qui dépasse de la surface, les deux pieds coincés dans la planche, plus hauts que la tête. En plus pour faciliter le truc, l’aile qui prend déjà le vent, fait que tu te déplaces et bien sûr, pas toujours avec un air très digne ni dans la direction où tu veux aller. Mais bon, comme je suis un malin, si j’avais du être traîné jusqu’à la plage, j’avais déjà prévu de dire que c’était fait exprès. Tu comprends, je voulais me payer une glace.

Puis là, faut essayer de se mettre debout sur la planche. Comme en snowboard, t’aimerais bien t’aider de tes mains. Mais c’est pas possible. D’abord parce que tu t’en sers déjà pour piloter le cerf-volant. Ensuite parce que s’appuyer sur l’eau, ça marche pas vraiment. Parait qu’y en a un qui a déjà réussi mais on a perdu sa méthode vu qu’il est mort y’a plus de 2000 ans.

Donc si tu veux te rendre compte, essaye dans ton salon. Tu t’allonges sur le dos, les genoux sur la poitrine, les pieds posés sur une table basse qui bouge, à roulettes ça serait pas mal. Pis tu te pends à une barre et t’essayes d’un grand coup de reins de te redresser pour te retrouver debout sur la table. Qui continue à bouger évidemment…
Ah ouais, là y’en a moins qui font les malins !

Bien sûr les plus téméraires se disent : "facile, je vais m’aider de la traction du cerf-volant". Ils ont pas tort, c’est ça la solution. Sauf que là faut doser un peu la force. Surtout dans le vent qu’il y avait hier. C’est là que j’ai merdé, j’en suis sûr. Pour tous les premiers essais, j’arrivais à rien. Jusqu’à celui où je me suis dit vas-y Yoj, fais pas ta timide, envoie du gros avec le cerf-volant. Ça va bien t’aider à sortir de l’eau, ça va le faire.

Ben faut croire que j’ai du envoyer du trop gros. Parce que je me suis relevé d’un coup, que ma planche est restée sur place comme les sandales des romains quand ils prennent une baffe d’Obélix et que je suis monté pas haut, genre 2 mètres mais pour retomber au moins 20 mètres plus loin. Heureusement dans l’eau.

Tiens pour te rendre compte…T’as déjà tapé à 80Km/h à moto dans la voiture d’un facétieux conducteur qui avait grillé un feu rouge ? Non ?.. Ben moi oui. Et le vol c’était le même. Les fractures et le coma en moins. Mais les deux seaux de sable rentrés par le col de la combi en plus.

Donc bilan de la journée : je me suis ouvert le pied sur un truc pointu caché dans le sable, j’ai perdu mes lunettes de soleil mais si l’été ressemble encore longtemps à l’automne, ça devrait pas beaucoup me gêner. Mais, mais… j’ai enfin réussi à me lever sur cette %µ£¨ù*ù^$ de planche sa mère. Et j’ai même réussi à faire deux trois mètres, mais genre ‘tain, ‘tain, ‘tain, ‘tain ! Enfin t’imagines le spectacle.

Parait que c’est une progression normale. Mais vu comment je suis une tanche en snowboard, je sais pas vraiment si je vais arriver à avancer où je veux sur ce machin. Enfin, on verra bien. Cela dit, si comme à moi on vous explique que le kitesurf, c’est plus facile que la planche à voile, ben c’est peut-être qu’on vous ment. (et même, qu’on se marre à l’avance en vous imaginant pendant vos débuts).

Pour être plus clair, après ma première leçon j’avais écrit "le kitesurf c’est pas un sport de mickey". J’avais carrément tort…
Le kitesurf, c’est bien un sport de mickey.
Mais les mêmes que ceux qui sont pendus sous les plafonds des manèges et que la dame secoue dans tous les sens pour pas qu’on puisse leur attraper la queue.

kitesurf_woueb_2
Là c'est pas moi, c'est quand on sait faire.

Mercredi, en route vers le paradis.
Bande son parce que c'est presque raccord (ne peut plus s'arrêter, file comme un boulet, toussa).
Et pis ça vous rappellera vos après-midi devant le poste : Ludwig Von 88 "Louison Bobet".

Louison Louison Louison Bobet
File comme un éclair de part les monts les prés
Louison Louison Louison Bobet
Ne peux plus s'arrêter, s'arrêter d'pédaler
Vas-y Louison...

Louison Bobet, le ventre plein d'amphés
File, file, file comme un boulet
Louison Bobet, voit au loin apparaître
La flamme, flamme du dernier kilomètre.

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07 juillet 2007

Yojik a testé pour vous : reprendre à son compte les phrases célèbres de l'histoire

Ca fait presque deux ans que je suis un peu frustré. De mer, de vagues et de vent. L'année dernière, j'ai bien fait une jolie balade dans le canot' de course de Mézigues. Pis une sortie en mer dans le dériveur archi-rapide d'un pote à lui, laquelle sortie s'est terminée lamentablement à l'envers, le spi emmêlé dans les casiers à crabes un peu plus loin en mer. Mais depuis rien.  Parce que la difficulté, à la voile, c'est souvent de trouver un équipier disponible et qui n'ait pas froid aux yeux. D'où l'idée de changer de support.
Donc vendredi, je me retrouve dans l'eau du lac d'Hourtin, en combi intégrale pour faire la nique à l'été en vacances. Et là, le mono m'explique que pour ce sport, il est obligatoire d'être licencié. Pour l'assurance...
- Ah !
Et puis faut porter un casque aussi.
- Tiens bizarre !

Puis on a gonflé cette putain d'aile, je me suis accroché dessous sans planche et vas-y, fais lui prendre le vent.

C'est juste après que j'ai prononcé cette phrase célèbre. Parce que tu vois, quand tu sens que t'es en train de battre le record du monde de distance, traîné dans l'eau sur le ventre, que les deux seules choses qui te viennent à l'esprit, c'est petitun penser à bien fermer la bouche pour éviter d'avaler 300 litres d'eau, petideu t'maginer perché dans un arbre du bord du lac, ben le seul truc que t'as envie de dire c'est  "Allo Houston, on a un problème !". Voire d'appeler ta mère sauf que là t'es sûr qu'elle pourrait rien pour toi.

Mais je peux te le dire de suite : le kitesurf, c'est pas un sport de mickey.

Bon, je te tiendrai au courant.
Prochaine leçon mardi ou mercredi (selon la météo).

Bon dimanche. Sous vos applaudissements.
Bande son : Lenny Kravitz " Fly Away"
En plus, j'ai mal partout et un super bronzage agricole.

Posté par Yojik à 09:56 - Yojik a testé pour vous - Commentaires [29] - Permalien [#]



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