Résumé du bordel ambiant

Les gentils garçons marchent à pied et vont au ciel. Les mauvais garçons roulent à moto et vont partout. Donc... La vie et la mort, les femmes et la coiffure, le sexe et la moto. Mais aussi le dessin, les cerfs-volants et la mer. (Et la brouette javanaise

30 janvier 2007

Un signal fort adressé aux politiques

Les amis, l’heure est grave…
La date approche…
Plus que deux jours…
Et pour que je m’en souvienne, je viens encore de recevoir cet émile qui tourne depuis plus d’une semaine et qui appelle à la révolution.
Le titre en est "Aux Armes Citoyens".
Ça rigole pas hein ?
La première fois que je l’ai lu, j’ai d’abord fait un tour chez moi pour trouver une arme quelconque. Manche de pioche, baleine de parapluie aiguisée,  phare-baromètre recyclé en objet contondant. Y’allait avoir de la guérilla urbaine, ça c’était sûr.
Et puis j’ai lu le corps du message. Ben en fait non… Pas de combat de rue. D’ailleurs, je vais même pas être obligé de sortir de chez moi. Il s’agit tout simplement d’éteindre toutes les lumières et tous les appareils qui consomment du courant, le 1er février entre tatar’ et tatar’ moins cinq.
Ah merde ! Je suis déçu. Moi je croyais qu’avec un titre pareil, il allait falloir au moins flinguer quelqu’un. (Evidemment… j’avais tout de suite pensé à lui).
Mais en lisant bien, j’ai compris que ce geste simple ne sera pas inutile et devrait normalement envoyer un signal fort à tous les politiciens de France quelques mois avant les élections. Et de ça, je n’en doute pas. D’ailleurs, pour m’en convaincre, j’ai fait une estimation rapide de la portée de cette action que je livre à votre analyse.

Ce message a été distribué largement sur Internet, à la maison, au boulot. Donc à la grosse, ça a dû toucher 1 français sur 4, soit 25%. Parmi ces gens, combien vont effectivement tout éteindre cinq minutes chez eux juste au début du journal de 20h00 et pendant le repas ? Allez… En étant optimiste on va dire 1 sur 5. Soit plus que 5%. Sachant que 5 minutes dans une journée de 24 heures représentent 0.34% d’une journée, au mieux on se retrouve avec une consommation d’électricité des ménages amputée de 0.017%. Si on considère que l’industrie, les transports, les hôpitaux, les magasins, les sociétés, (etc…) ne se plieront pas à cette idée et qu’eux-mêmes ils consomment au moins la moitié de l’électricité française, on peut espérer une diminution globale de consommation d’électricité de 0.0075%. Allez j’arrondis pour pas vous faire peur, 0.01%.
C’est vrai que tout bien considéré, le signal donné aux politiques, je l’imagine très fort.

Le 2 février à 8h00 du matin quelque part, dans le bureau de campagne de l’Uhèmpet. Un conseiller pénètre en courant dans le bureau de Niquela Sortakeu, un papier à la main.
- Votre Eminence ! Votre Eminence !...
- Quoi ? Que se passe t’il ? Je vais être inculpé pour malversation ?
- Pire Votre Eminence !!! Hier, à cause d’une démarche citoyenne, la consommation d’électricité a chuté de 0.01% !
Niquela Sortakeu abattu, se tenant la tête entre les mains, l’œil hagard et la mine défaite.
- OH NOOOOOOOOOONNNNNNNN ! Pitiiiiiiééééééééé ! Putain pas ça !!!!!!!!!!!!!!!!!
(Sous-entendu "Comment je viens de me le prendre velu dans les dents le signal fort !!!")

Cela dit, cette démarche, si vous la suivez, je pense qu’elle aura au moins le mérite d’amuser vos gosses. C’est comme Halloween, ça les fait toujours rire ce genre de conneries à faire en groupe. Et peut-être qu’ainsi vous pourrez éveiller leur esprit citoyen et revendicatif pour qu’eux aussi plus tard, ils soient des participants actifs du futur de la nation.

Hé mon ami ! Envoie touuu’suite un SMS au 08.6969.6969.
Si tu veux que ton président augmente le SMIC à 1500 euros, envoie le 1.
Si tu veux la retraite pour tous à 60 ans, envoie le 2.
Si tu veux que les vieux meurent plus quand il fait chaud, envoie le 3.

Bref, je suis content, on entre vraiment dans une ère nouvelle de contestation. On se pèlera plus à défiler, on risquera plus de se faire matraquer par du CRS. Et puis ça leur fera plaisir puisque de toute façon, ils voulaient plus que ça soit la rue qui commande.

Et pour le mois prochain, le blog de Yojik qui ne recule devant rien pour servir la révolution en marche, vous propose sa prochaine action citoyenne pour faire prendre conscience du caractère précieux de l’eau et de la nécessité de l’économiser.
A partir du 1er mars, tout le monde se retient d’aller aux toilettes faire la grosse commission.
Et le 7 mars on va tous se soulager entre 19h55 et 20h00. Avec un peu de chance, on bouchera tous les égouts du pays. Comme un signal fort (et probablement odorant) envoyé à tous les politiques. Un mois avant l’élection, sûr que cet acte citoyen fera pencher la balance du bon côté.
Evidemment, ceux qui à cette date seront encore victimes de la terrible vague de gastro, seront dispensés de cette action et excusés d’office.

Moi j’vous’l’dis… Faut qu’ils se méfient maintenant……. Ça va chier !

Mardi.
Bande son : Parabellum "Anarchie en Chiraquie" (Y'a écrit Svinkels mais c'est bien Parabellum)

Et hop hasta la victoria siempre !

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29 janvier 2007

Une suite au post inutile

Adoncques vous vous êtes exprimés. Le rouge vous pique un peu les yeux mais finalement il vous va si bien. Et ceux qui en sont le plus gênés ont trouvé un moyen de continuer à lire à l'aise. Un coup de Ctrl+A pour le surligner de bleu, voire Ctrl+A suivi d'un Ctrl+C pour le copier et Ctrl+V pour le coller ensuite dans Word (merci beeplus) et le tour est joué. Je dis ça bien sûr pour les gens normaux, ceux qui disposent d'un pécé et pas d'un Mac parce qu'un Mac ça fait trop bien.

- Chte jure c'est vachement mieux un Mac, tout est plus simple.
- Ah ouais ! Et c'est comment le programme Mac pour convertir des films ou discuter sur MSN ?
- Ah ben j'ai pas encore trouvé. Mais je suis sûr que si y'en a un, il est plus facile d'accès.

Et puis j'ai décidé que mon blog restera tel qu'il est, tout en devenant un peu plus tonique. Comme ça, je peux rassembler les foules, ceux qui veulent que ça change et ceux qui veulent que ça change pas.
J'ai même pensé à un slogan pour exprimer cet immobilisme en mouvement et j'ai fait une petite affiche.
(Vite fait hein !)

Slogan_du_blog_2
De la manière d'utiliser des concepts un peu contraires pour ratisser large.

Et puis mon blog continuera à vous piquer les yeux et ça vous fera une nouvelle excuse, comme pour les plus dévergondés d'entre vous, quand à l'époque de vos 15 ans, votre mère vous voyait rentrer à la maison en plein phares, le rire idiot en bandoulière.

- Toi t'as encore été trainer chez tes potes rastas !
- Nonon Maman,  je reviens de la piscine.
(Sous-entendu, " je fais du sport donc ne t'inquiète pas, ton enfant est sain")

Ben là voilà, vous pourrez lui dire... Nonon Maman, je viens de lire le blog A Yojik.
(Sous-entendu, je visite des blogs cultivés et de bonne tenue).

Allez... Hasta la vista babies !

Lundi c'est pas fini.
Bande son : The Donnas "Take It Off"

T'as le droit de secouer la tête. Enervée on a dit !

[EDIT du mardi] : Finalement non, je change tout. Alors ?.. On fait moins les malins hein ?

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28 janvier 2007

Un post inutile

(Qui a dit "comme tous les autres" ?)

Re.

Si je vous ai bien compris, y'en a parmi vous qui ont du mal à lire mon blog. Et aujourd'hui suite à un mystère de l'informatique, ces pages ont été indisponibles. Pourquoi je sais pas mais j'ai réussi à les faire apparaitre à nouveau en changeant (un poil) la présentation. D'où cette idée de la changer pour de bon, juste pour vos yeux.

Donc ici, prochainement, un changement énormissime, parce que bientôt ça fera deux ans que je blogue et qu'il faut fêter ça. [Ou pas]. En gros, préparez-vous à un probable déménagement et/ou un complet renouvellement de façade.
(Mais non, c'est bon Pix' range ton gun, je déconne :-)

Donc juste vite fait, un petit vote.
1/ Vous voulez vraiment que je change les couleurs ?
(Attention vous prenez un risque : que ça soit pire après)
2/ Vous verriez ça comment vous ? Genre pastel comme un blog de jeune fille ? Plutôt flashy-hallucinogène pour vous remettre les yeux en face des trous ? Ou qui pique, histoire de vous réveiller le matin ?

A vous de voir.

Toujours dimanche.
Bande son : Mademoiselle K "Ca me vexe"

Vous pouvez encore applaudir, ça réchauffe.

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Instantané

Une heure de métro en plus le samedi soir, c'est une heure de plus pour :
s'adonner à la "gastronomie" en mangeant davantage de saucisses cancoillote au vin de paille,
boire différents Bordeaux avec des inconnu(e)s,
parler avec un musicos fan d'Eiffel et confronter nos interprétations de quelques chansons,
faire des photos nazes dans le métro,
entendre à peine un clone de Johnny Thunders chanter "du lundi au dimanche", la guitare noire et le teint blanc comme s'il était poudré,
échanger des sourires avec un vieux rocker baba qui deux stations plus loin, joue "these boots are made for walking" en tapant la gauche sur le ciment.

Finalement j'aime Paris.
(la nuit du samedi)
(à deux heures du matin)
(quand j'ai bu des verres avec la princesse punk-goth)

punk_goth_princess

Bon dimanche. (Sous vos applaudissements)
Bande son : Nancy Sinatra
Vous prendrez bien une petite reprise ?

Merci la RATP

Posté par Yojik à 08:46 - Mon blog de naze - Commentaires [23] - Permalien [#]

26 janvier 2007

On s'en fout...

... on est jeunes, on a même le droit d'être cons.
On aurait bu du vieux rhum ou de la vodka dans des verres trop petits et fumé des cigarettes trop grosses et puis on mettrait des slows, même des ringards, et pour une fois on ferait une entorse au principe des morceaux de moins de trois minutes juste pour le plaisir de danser en se souriant des yeux, les lèvres qui se frôlent sans vraiment se toucher, le son sera trop fort mais les voisins on les emmerde, ils ont qu'à écouter les mêmes disques que nous, même celui là, le troisième, celui qui me donne envie de glisser ma main sous ton pull et de remonter lentement pour savoir si t'as un sousting', de quelle couleur il est, s'il est assorti au prune du canapé ou au couvre-lit orange, parce que tu comprends c'est important ce genre de détails même si les petits trucs, à l'heure qu'il est, on s'en fout, à part le tien, le plus petit, qui me fait d'habitude comme un fil de salive au bout du doigt que je porte à ma bouche parce que ton goût va bien avec l'alcool qui brûle encore mes lèvres, qui embrûme tes grands yeux verts d'héroïne de mangas et qui fait croiser mes pieds dans les tiens comme cette fois où tu m'avais écrasé le gros orteil avec tes chaussures pointues parce que tu te mélanges dans les temps.
Mais pas pire que moi.

On danse ?

Slow_me_dear

Jeudi ou vendredi
Bande son : c'était en haut pour que tu puisses chalouper sur ta chaise en lisant.

Posté par Yojik à 00:09 - A la recherche de la femme de ma vie - Commentaires [28] - Permalien [#]

22 janvier 2007

T'as fait quoi pour ce soir ?

Si vous leur demandez, tous mes amis vous le diront : parfois I’am a poor lonesome cow-boy.
Wé ! La vie de bohème, le goût des grandes étendues sauvages, la justice rendue à coups de bourre-pifs, les cigarettes roulées, tout ça, c’est bien moi. C’est vrai, il y a quelques différences : j’ai pas un Stetson mais un bonnet comme dans la téci, mon cheval a deux roues et est en fer, j’ai pas de flingue et je pense que mes ex vous le confirmeront sans problème : je suis pas du genre à tirer plus vite que mon ombre. Par contre, comme tous les cow-boys, je mange du chili con carne parce que c’est le plat simple par excellence. Quelques haricots rouges et secs sortis des sacoches cavalières, quelques oignons ramassés ça et là, et si vous avez un fusil, un peu de viande de bison (le bison c’est comme une vache super poilue et qui parle américain) ou une carcasse d’animal mort trouvée dans le désert, quelques épices bien strong pour enlever le goût un peu fort de la viande avariée et hop ! Le tour est joué.

Deux exemples de carcasses
Carcasse_67

Donc je vous l’avais promis, dans la série, "j’ai un blog bien comme il faut", aujourd’hui une recette de cuisine qui inaugure une nouvelle catégorie "Toi aussi mange des trucs chelous"
(Allez vas-y Yoj', je suis sûr que tu peux y arriver à avoir toi aussi un blog de bonne tenue. Pense au concours de Mister Canalblog 2008).

Donc, on va dire pour quatre personnes, je commence à acheter de 600 grammes à 1 kilo de bœuf à braiser ou de viande à bourguignon. Bon OK j’avais dit bison mais en réalité, je choisis plutôt du bœuf, (qui est parfois de la vache d’ailleurs, faut le savoir), pour deux raisons. D’abord parce que du côté de Bordeaux, le bison, c’est plus rare que dans les plaines du Faroueste. Ensuite parce qu’entamer un bison, juste pour 1 kilo de viande, ben vous je sais pas, mais moi je trouve que c’est un peu gâcher. La viande, je la choisis rouge foncée presque noire et persillée, c'est-à-dire, avec un peu de gras mais juste ce qu’il faut.
Ensuite, j’achète environ le même poids en oignons, et autant en haricots rouges. Si j’ai invité des morfales (Boub’ si tu me lis…), je mets un peu plus de haricots pour les étouffer. Si je le fais pour une Charlotte que j’invite pour la première fois, avec des projets à court terme de partage de lit, je diminue un peu la quantité de haricots. C’est plus prudent parce que voyez-vous, le chili c'est …
(’tain, ça a encore failli t’échapper ! ‘tain Yoj’ essaye de dépasser le stade pipi-caca. Pense au concours bordel !).

Vas_y_NicMo
Un célèbre bloggeur motard en train de démontrer par l'exemple une utilisation astucieuse d'un des pouvoirs des haricots

Là encore, deux possibilités. Soit vous prenez des haricots secs, mais faudra les faire tremper au moins une nuit avant cuisson, soit pour pas vous cailler le lait, vous prenez des haricots rouges en boîte qu’il faudra bien rincer.
Puis je trouve 5 ou 6 petits oignons blancs, 2 ou 3 tomates, 3 œufs de poule, du paprika, des piments langue d’oiseau entiers et 1 ou 2 citrons.
Je commence par couper la viande en cube de 2 ou 3 centimètres de côté, en enlevant le gras le plus dur, mais en conservant le joli, parce que c’est justement ce gras qui va servir à lier la sauce.
Ensuite je balance les morceaux de gras… non pas dans la cocotte… mais dans le jardin pour les hérissons et les oiseaux. Ben oui ! Pas de raison qu’il n’y ait que moi qui me régale. Bon, si j’en avais un, je les donnerais à mon nécessiteux. Mais j’en ai pas. Paraît qu'y'en a pas assez pour tout le monde. Ah ! Moi chte dis, vivement que Nico soit au pouvoir !

Ensuite je pèle les oignons et je les découpe en rondelles pas trop fines. (Faut se rappeler : le chili est un plat rustique). Puis, je mets tout ça dans ma cocotte minute, je fais revenir les oignons dans de l’huile d’olive jusqu’à ce qu’ils deviennent translucides, pas plus. Ensuite, j’ajoute la viande pour la brunir genre ta peau caramel ma précieuse quand tu reviens de la Martinique. Puis j’ajoute les haricots rouges, je recouvre d’eau, j’ajoute une grosse cuillère de gros sel. Puis les piments « langue d’oiseau », environ 7 à 9, que j’écrase un peu entre deux doigts de la main gauche parce que je suis droitier. Je ferme la cocotte, et je la laisse monter en pression. Ensuite, je baisse le feu et je laisse cuire une heure et quart à peu près.
Et le reste des ingrédients ? Ben c’est là que je m’en occupe. Dans trois bols différents.
Dans le premier, j'écrase mes œufs durs. Par-dessus, je rajoute quelques bonnes pincées de poivre.
Dans le deuxième, j'écrase les tomates après les avoir pelées et ébouillantées. Par-dessus, je rajoute du paprika et du piment.
Dans le troisième, je mets les petits oignons blancs coupés en petits morceaux et recouverts du jus des citrons.

Quand c’est cuit, j’ouvre la cocotte et je goûte la sauce et un bout de viande. Si ça manque d’ingrédient ou de cuisson, je corrige le truc. (viens par ici que je te corrige) Normalement, à l’ouverture de la cocotte, vous devez voir une sorte de sauce bien liée et très foncée presque aussi épaisse que du chocolat fondu. Souvent, à ce moment-là je suis tenté de le faire cuire une demie heure de plus. Ben faut pas hésiter. Plus ça cuit, meilleur c’est.
Pour servir, je remplis les assiettes, et chacun se sert ensuite des accompagnements. Pour le goût, les œufs poivrés ; pour les aventuriers qui aiment le piquant, les tomates pimentées, et si vous avez été un peu trop téméraires, les petits oignons citronnés pour vous calmer le palais votre Altesse. Et puis essayez, vous allez voir. Grâce à mon chili, tous les hommes voudront de vous et vous allez devenir belles et désirables. (Sauf bien sûr si vous en mangez 5 kilos par jour, auquel cas vous risquez d'être un peu moins bonnasses)

Bon et pour finir de vous aider, voici la FAQ que vous attendez tous. Bref, la foire aux questions.

magui : "Tu dis que tu fais des œufs durs. Moi je débute, tu peux m’expliquer comment on fait ?"
Ah ben ça Magui, si tu sais même pas faire les œufs durs, je peux rien faire pour toi. (T'as pensé à faire un deug cuisine ?)

Rocket : "En ce moment avec la ménagerie, chez moi c'est l'dawa, je sais plus où j’ai mis ma cocotte minute (non pas là). Et j'ai peur de pas la retrouver même en faisant le ménage et en y mettant le paquet (© Rocco Siffredi). Comment je peux faire ?".
C'est pas grave. Tu peux utiliser une cocotte en fonte en mettant de l'eau froide dans la partie supérieure du couvercle ou n’importe quel autre récipient au fond un peu épais avec un couvercle. Mais la durée de la cuisson doit être portée à 4 ou 5 heures et le feu doit être le plus faible possible pour que ça mijote le plus doucement possible. Pendant ce temps, tu trouves une autre occupation. (T’as d’jà tué un chat toa ?)

Nina : "Souvent les garçons me trouvent top-bonnasse. Pourtant j’ai un peu de mal à en trouver un qui ait l'idée de passer à la phase  brouette. Tu dis que ton chili peut m’aider, je vois pas trop en quoi ?".
Bon cht’explique Nina. T’en fais 3 kilos. Tu invites un garçon à manger un bon chili "comme dans 37°2 le matin". Si tu veux, tu peux même ajouter "alors que moi quand je te vois, je suis plutôt à 50°C" (En même temps, tu clignes d’un œil en te passant la langue sur les lèvres, un doigt dans la bouche). Là normalement, le garçon il a compris. Après, tu lui en fais manger trop, et pendant sa digestion sur le canapé, tu passes à l’attaque et voilà. Qu’est-ce qu’on dit ?

MissPoulpi : "Estomac et Bouche sont tous les deux très excités à l’idée de manger ce plat typique. Mais Papilles s’inquiètent de la quantité de piment langue d’oiseau. Ont-elles raison ?"
En fait Papilles ont un peu tort. Evidemment, dans mon cas, les piments langue d'oiseau, ça chauffe un peu Langue. De plus en plus, au fur et à mesure que j'en mange sans que ça devienne intenable. Mais chez moi, celui qui s'en plaint le plus, c'est TroudBalle.
('tain Yoj ! Tu recommences. Pense à MisterCanalblog)

DameSaïda : "Albert me fait remarquer que ce plat lui parait bien compliqué à faire et me suggère de remplacer les haricots par des pommes de terre qu’il ferait cuire dans de l'huile bouillante et la viande à braiser par un steak qu’il ferait à la poêle. Est-ce possible ? (soupir… C’est de plus en plus difficile de trouver de bons domestiques. Il mériterait que je l’attache au radiateur. Re-soupir…)"
Oui DameSaïda. Il peut. Mais là il obtiendra plutôt un steak frites et ça ne sera pas ce que vous lui avez demandé. (Et n'hésitez pas à utiliser la manière forte pour lui faire entendre raison).

FéeKabossée : "Wow, Wow, Wow, ça a l’air bon à manger mais qu’est-ce que je peux boire avec ça ?"
Ben un vin rouge un peu fort c’est pas mal, comme un Médoc par exemple. Mais tu vas être contente, un rosé ça peut le faire tout pareil. Par contre, (je vais pas me faire des amis) les rosés en cubi qu'on boit dans ton pays, tu les mets de côté pour le jour où tu manges une salade de tomates en plein soleil.

Miro Carlo : "Je compte faire une soirée chili au bistro. Est-ce que je peux mettre mon déguisement de mexicain ?"
C’est pas que tu peux ! TU DOIS mettre ton déguisement de mexicain. Tu peux même te faire une fausse moustache au crayon noir pour avoir toi aussi l'air d'un vrai bandit viril. Et n’oublie pas ta bouteille de tequila ou de mezcal. Tu sais ? Celle avec le ver dedans. (Pour les jours de grande déchirure, je conseille même les tequilas paf, voire même pour les plus aventureux genre nous, les téquilas paf au champagne. Ça mousse encore plus mais là, faut prévoir l’aspirine pour le lendemain).

Tatiana : "Tu en fais psa en baruqettes congeleés que tu vendaris par corrrespondance ?"
Euh non, pas encore. Mais je vais y penser. (Et toi, quand est-ce que tu changes ton clavier saboté ? :-)

SoE : "Tu ne dis pas tout. Quid de l’effet cacodylique sur la sakièh de mes commensaux et le mesclun de mes satellites latitudinaires ?"
Chais pas SoE, je les connais pas, je peux pas parler pour eux. Mais personnellement, j’ai toujours pensé que la nature doit s’exprimer librement. Par exemple, ça m’a jamais dérangé une fille qui pète au lit.
(Purée Yoj' ! Le concours bourdaile !)

NicMo : "Je savais bien que les bœufs sont parfois des vaches. Mais une question me taraude la tête comme une armée de kangourous une lendemain de cuite. Est-ce que je peux en faire avec du taureau ? Qui comme chacun sait, est membré un peu comme moi".
Justement, j'ai essayé pour la première fois l'été dernier. Ben c'était exactement pareil. (Par contre, je passerai sous silence l'épisode douloureux de la cocotte minute qu'on savait pas fermer correctement et des plaques vitro qui chauffaient pas).

MadamedeKeravel : "Yojik mon trésor. Ce que tu ne sais pas, c’est que les oignons, que peut aussi écrire onions ou ouagnons me font beaucoup pleurer à cause des effluves qu’ils dégagent lorsque je les pèle (source Wikipédia, là). T’as pas un truc mon trésor ?"
Ben si justement, ils en parlent dans l'article. Moi je les pèle avec mes lunettes de plongée.

grrrumly : "Je voudrais bien en faire un avec cousin machin mais y'a un truc qu'on n'a pas compris [oui, lui aussi il est blonde]. Tu dis qu’on doit faire revenir les oignons. Mais il faut les faire revenir d’où au juste ?"
Alors là ! Franchement j’en sais rien. J'ai bien une idée en trois lettres genre DTC mais ça doit pas être ça.
(Tsss ! Yoj' ! ! !)

Lundi, pour une fois ça sera pas raviolis.
Bande son : Greenday "LetterBomb" (Parce que j'ai rien trouvé qui s'appelait BedBomb).

Une autre fois, je vous expliquerai comment faire un similichili en 20 minutes.

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20 janvier 2007

Précision

Ecrire n'est pas mon métier. Et c'est en lisant vos comentaires sur le message précédent que je m'en rends compte encore. Ce billet qui vous a peut-être semblé déprimé, ne l'était pas tant que ça. Bien sûr, il y a cette question unique qui parfois me vrille un peu une partie de l'esprit située quelque part entre l'étagère de l'amour-propre et le tiroir des dossiers suspendus. Mais j'avance, je bouge et me déplace. Et pour le moment, je ne suis pas lassé du voyage.

Promis, je vous envoie des cartes postales.

Les bises.

le_bisou
'tention les dents quand même !

Samedi à poil devant le pécé.
Bande son : Yeah Yeah Yeahs "Gold Lion" (là vous êtes obligés de cliquer de la souris et de mouver vos bodys sensuellement)

Désolé de cette interruption momentanée de notre programme.

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15 janvier 2007

Une à Une

On s'est rencontré dans un champ. Je dessinais des courbes dans le ciel avec mon cerf-volant préféré et elle venait dans ma direction, pieds nus dans l'herbe épaisse. C'était en mars, une de ces belles journées de printemps du Sud-Ouest. Assise sur le sol, elle m'avait regardé un moment en souriant. Ma première phrase avait été la même que celle des amants ringards. "Alors?... Ça t'a plu ?" Ça l'avait fait un peu rire. J'avais pris la sienne pour un signe. Elle m'expliqua qu'elle aimait bien les cerfs-volants. Que ses préférés c'était les combattants. Les combattants ? Tu te rends compte ? En France on doit être douze à s'y intéresser ! Et elle, elle est là devant moi, elle est jolie comme un cœur, elle me sourit de ses yeux bleus de bretonne et elle m'offre son numéro contre la promesse de vite se revoir pour en faire ensemble. Pourtant on a pris notre temps. C'est que deux mois après, qu'on mélangeait nos langues et six mois plus tard, nos meubles dans la même maison.

Pour la première fois de ma vie, je découvrais vraiment ce que c'était qu'aimer. Je l'avais déjà vécu mais jamais aussi fort. Pourtant ma bretonne elle les empilait les obstacles. "J'aime pas ta région, un jour je m'en irai". "J'aime pas que ta vie soit déjà construite, j'aurais voulu qu'on parte de zéro ensemble". "Toi t'es coincé dans ton chez toi, je sens bien que t'en bougeras jamais". "Je me reconnais pas dans les familles, je crois que j'aurais peur de m'y perdre". Et moi j'y mélangeais mes peurs primaires et mes défauts majeurs, cette crainte presque permanente de l'abandon, la nécessité d'avoir des preuves de son amour, mes rêveries idiotes, mon besoin d'absolu et mon dégoût du tiède. Mais on s'aimait ça c'est sûr, d'un amour un peu bancal mais vrai.

C'est plusieurs années plus tard que j'en ai eu envie. J'avais déménagé dans une autre ville, un peu pour lui montrer que j'en étais capable. Et je l'aimais de plus en plus. C'était juste avant ses trente ans. Une après-midi sous le saule pleureur, je lui ai tout balancé. Tout. Droit dans les yeux pour être sûr qu'elle comprenne bien ce que j'étais en train de lui dire. Que pour la première fois, quelqu'un me donnait envie de faire des gosses, que je nous voyais bien vieillir ensemble, que si c'était important pour elle on pouvait se marier. Elle m'a regardé d'un air qui m'a surpris. Quand elle m'a dit "je vais réfléchir", j'ai compris en une seconde ce qui allait se passer. J'ai bien vu que la réponse à venir serait non et que forcément, cette histoire allait se terminer bientôt. Un peu comme quand deux doigts pointent sur une carte routière deux endroits différents, tu sais bien qu'à un moment, les routes devront se séparer.

On a tapé le dernier mur de l'impasse trois mois plus tard, quinze jours après mon anniversaire. Je ne l'aimais pas moins, elle aussi je crois. C'est certainement pour ça qu'on en a chié si longtemps, pour ça que j'ai vécu comme un chien pendant six mois, tout seul enfermé dans ma niche, face au paysage de la mer charentaise que je voyais même plus. Me demandant tous les jours si le soleil du lendemain valait le coup d'être vu.

Puis elle est revenue avec des mots parmi les plus touchants, presque des promesses de toujours. Alors on est redevenu un couple. Mais deux mois plus tard, le mariage de mon frère est venu lui jeter à nouveau cette image de famille qui lui faisait toujours peur. On a rompu le lendemain, juste avant le dessert, un dimanche où tout le monde s'amusait sauf nous. Puis elle est revenue encore, puis elle est repartie.

Aimer parfois ça rend un peu con. Mais pas définitivement. Alors un jour, tu comprends que c'est vraiment pas ça dont t'as envie. Et ce jour-là, la porte qui lui donnait accès à ton amour se ferme, sans que tu l'aies décidé toi-même. Elle est fermée c'est tout. Tu sais que tu seras plus jamais avec elle et que même si la possibilité t'en était offerte, tu la refuserais. Mais il y a toujours le plaisir à se voir et à rire des mêmes choses, à se parler de soi, du chemin parcouru et des humains qu'on rencontre.

Jusqu'au jour où elle te raconte son nouveau mec, un vrai, pas un comme ça en passant. Le prototype du garçon avec un passé et une histoire, des enfants et une ex-femme difficile, qui habite loin, qui va lui demander de s'insérer dans sa vie déjà faite, tout ce qu'elle te disait éviter. Mais tu comprends qu'avec lui elle a des envies qu'elle n'a jamais eues avec toi. Et ça te fait comme un goût étrange, une impression désagréable que t'étais vraiment pas le bon,  comme le chromosome déficient de son histoire.

Demain ça fera trois ans qu'on n'est définitivement plus ensemble. Et même s'il y a eu depuis d'autres amours, d'autres épisodes ni plus simples ni plus complexes, des histoires humaines, des histoires d'adultes avec des bonheurs et des joies, des frissons ou des larmes, des parfums d'impossible ou des envies de rien d'autre,  même si le meilleur est sûrement à venir, je me demande bien pourquoi, encore aujourd'hui, je suis toujours un peu coincé là.

elle_113

Lundi.
Bande son : Eiffel "Une à une"

Que font les cœurs à l'heure où la nuit tombe des nues ?
Dévissent en impudeur et glissent à toute allure, sur la rampe d'un bonheur dont on sait qu'il ne battra plus.
Egrainent leurs chants d'amour convoyés sous des salves de tonnerre en velours.
Et de cohues en cohortes, le don des solitudes infinies nous transporte.

De l'amour il en pleuvra sur le bitume.
Des lèvres, des secondes épelées une à une.
De l'amour il en pleuvra sur le bitume.
Cela bat de soi, faudra s'accrocher à la lune.
Pour des lèvres, des secondes épelées une à une.

Posté par Yojik à 21:22 - Brilnom, brilnom... - Commentaires [57] - Permalien [#]

11 janvier 2007

L’année commence bizarre (genre wishi-wishi)

Bon ça y est j’ai récupéré mon pécé contre un billet de 93 euros. C'est ça... Traitez moi de menteur aussi, bien sûr que ça existe les billets de 93 euros. Vous en avez jamais vu ? Je vous en montrerai un, un jour, ça vous plaira… Dessus, y’a Edouard Balladur en string sur la plage de Trégazoil.
Par contre il semble que par solidarité, mon joli disque dur externe tout neuf vient aussi de rendre sa pauvre âme de silicium. Et là, ça me fait moins rire. Bref, l’informatique, ça me saoule tellement que je me demande si je ferais pas mieux de publier mon blog selon un moyen novateur. Par exemple, je l’écrirais avec un stylo sur du papier, ensuite je le photocopierais, puis j’en enverrais un exemplaire à tous les gens qui m’auraient donné un peu de sous puisque faut bien payer les timbres (et les vacances aux Bahamas aussi). Je pourrais appeler ça le YojZine. Ça serait pas mal YojZine. Y’a peut-être un créneau. Parce que tu vois, en plus je sais pas si j’ai un avenir dans le blog.

Oué parce que je me suis bien ramassé… j'en reviens encore pas. Pourtant j'allais au combat plein d'espoir, la fleur au fusil et l'oeil en papillote tellement j'étais sûr de mon coup. Et quand j'ai vu les résultats de la présélection, j’ai bien compris que je serai jamais MisterCanalblog 2007.  J’ai même pas été sélectionné. Pourtant ça me paraissait une idée de génie top délire méga groove pour remplir mon carnet d'adresses de numéros de jeunes filles amoureuses de l'icône que je serai devenue.

Licone_2
Oui vas-y ma chérie ! Clique sur mon gros icone.

Amoureuses et sacrément bonnasses en plus parce que dans la mesure où je vous ai jamais vues, je vous imagine toutes belles et désirables, comme un mix de Nicole Kidman et Audrey Tautou pour l'allure, Virginie Despentes et Sophie Calle pour l'esprit créatif, voire même pour la folie, Nan Goldin… Et Mattew Barney aussi… mais en fille. (Non je suis pas encore prêt à tout).
Mais un funeste soir de la fin de décembre, quand j'ai vu la liste des blogs sélectionnés, ça a été la totale incompréhension. D'autant plus que dans les candidats, y'avait quelques blogs que j'aime bien et que j'aurais bien vus sélectionnés.
Alors pour essayer de comprendre comment ils ont été choisis, je suis allé visiter les blogs des élus. J'y ai trouvé des recettes de cuisine, des dessins en BD, des clichés de poubelles pris dans la rue. C'est sûr, le mien n'a rien à voir. Avec la photo de ma bite, les comptes-rendus de mes soirées arrosées, l'exposé de mes théories fumeuses genre pourquoi tu ferais mieux de vivre avec un chien plutôt qu'avec un homme, et le Yojik Del Prado même pas fini, ben je risque pas de faire recette.

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pasfini_2
Hé ! Zyva, qui t'es pour'm traiter ? Maladie va !

Donc pour 2007, je vais essayer d'être plus délicat, plus en finesse et plus consensuel. (D'ailleurs même en deux mots, ça devrait me rapporter du monde avec Glouglou). Bref, je devrais être moins rentre-dedans quoi. Je vais plutôt y aller par gentilles petites touches pastel. Fini les exposés sur les 1000 et 1 manières de faire l’amour sur un remonte-pente, terminé les allusions aux prouesses sexuelles de ma vieille voisine d’en face, a plus les sous entendus sur le Monde qui sent le moisi et j’arrête aussi les recettes pour mettre Brad Pitt dans ton lit. Faut que je fasse dans le doux et le beau, que je vous inonde de messages d’amour et que ce blog devienne une sorte de pension pour Bisounours amoureux. Donc de temps en temps, je vous mettrai un petit dessin ou une recette de cuisine bio ou des photos des endroits où je suis passé comme sur les blogs des sélectionnés.

Et en attendant de changer la ligne éditoriale de ce blog, vu que cousin-JR m'a toujours pas envoyé une photo de son tatouage, ben je vais vous en montrer une de celles que je viens de retrouver dans la collec' de ma mère. Je vous préviens, c’est du lourd ! Sur cette photo JR il est pas réellement tatoué et sa moustache c’est pas une vraie, nononon. Ce que vous allez voir, c'est juste du maquillage. Donc JR, c'est le petit devant. Et le grand derrière, ben... On va dire que c'est un qu'on connaît pas. Ouais parce que c’est pas en passant pour un blaireau à l’air méchant que je vais devenir célèbre.

les_petits_devant
Ah alors ! Tu fais moins le malin là hein JR ?

Quand je dis jeudi, je dis jeudi.
Bande son : Suede "Filmstar"

Ah pis je vais faire un sondage sur les couleurs que vous préférez, pour plus que mon blog il vous pique les yeux.

Posté par Yojik à 19:37 - Mon blog autour du Monde - Commentaires [49] - Permalien [#]

10 janvier 2007

Une nouvelle dont le monde entier se foutra

Samedi soir, alors que je me préparais une petite soirée tranquille vu que j’avais un peu abusé la veille, mon pécé a explosé. J’étais en train de dessiner un truc, pis paf ça a pété, j’ai pas compris. Je dessinais tranquille, tout allait bien pis PAF ça a pété, Paf comme ça sans prévenir, ça a pété. Pourtant je faisais que dessiner pis PAFFF ! Ca m’a tout pété entre les doigts, d’un seul coup PAF ! plus rien.
(Bon j’arrête. Celui ou celle qui trouve de quel film est tirée cette scène gagne le prix de son choix).
Donc si tu as tout compris, j’ai plus de pécé. C’est pour ça que je t’écris de ce cyber-café. C’est petit, à côté de moi y’a des djeun’z qui sont en train de se charcler gentiment sur un jeu en réseau où il a l’air d’être question de deuxième guerre mondiale, et je suis devant une limonade. Ouais parce que tu vois, ça s’appelle cyber-café mais si tu demandes une vodka, un whisky, un martini-sans-glace-remué-mais-pas-secoué, ben ils en font pas. Même un expresso d’ailleurs, tu peux pas en boire. Alors pourquoi ça s’appelle cyber-café, je sais pas, c’est pas très cohérent. Remarque, ça doit être habituel chez les commerçants, le mensonge quant à la marchandise. Je me souviens d'ailleurs ça avait été une des premières questions génantes de petit garçon.

- Dis Maman, dans les drugstores, on vend de la drogue ?
- Ahahahaha ! Euh non mon petit, ça n'a rien à voir. La drogue sémal.
(Oui cette phrase célèbre est de ma mère).

D'ailleurs les petits commerçants avaient été à l'origine d'une autre de mes déceptions. A cause d'eux j'avais cru que travailler pour avoir de l'argent ne servait à rien. Ben ouais, tu leur achetais un truc ou deux, tu leur donnais UN billet et ils te rendaient PLEIN de pièces.
Bref, des gens sympas.
C'est plus tard que j'ai compris que le monde fonctionnait pas comme ça.

Mercredi on my mind.
Bande son : C'est celle du cyber et sérieux je connais pas, ça a l'air d'être le résultat de l'accouplement (contre nature) de Shakira et Sépultura, bref un truc chelou.
Je reviens dès que mon pécé est réparé. Et désolé, j'ai lu tous vos commentaires au message précédent mais j'ai pas le temps de répondre.
Les bises.

Posté par Yojik à 18:52 - Mon blog autour du Monde - Commentaires [20] - Permalien [#]



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