18 juillet 2006
40 degrés à l'ombre
(Faites pas attention à la date, c'est pas la bonne)
Voilà, c'est l'été y'a pas de doutes.
Là en ce moment à un croire le thermomètre du jardin, il fait plus chaud dehors que dans ma tête. 39°Celsius, t'imagines ? Et c'est encore plus impressionnant si je convertis en Farheinaïte,... Fharheineit,... Farénahite,... Ouais bon en degrés Celsius, c'est déjà beaucoup.
Pourtant, je suis si chaud que je peux faire fondre des glaçons rien qu'en les regardant.
(Je viens d'essayer en en posant deux sur le rebord de ma fenêtre. Et en me concentrant, ben ça marche).
Et l'été, les blogs c'est comme la télé : ça devient moins intelligent.
Enfin, c'est surtout moi qui deviens moins intelligent. Mais comme j'ai décidé d'être gentil avec moi, ben je vais me dire que c'est VRAIMENT à cause de la chaleur.
Donc dans quelques jours, je vais mettre mon blog en vacances et profiter encore plus du soleil et de la nature et des amis et des petits vins rosés du sud-est de la France qui sont délicieux du moment que tu les bois en mangeant des salades de tomates avec la tête en plein soleil.
Et puis moi aussi, je vais partir en vacances, donc je vais poster moins souvent, voire pas du tout. Mais promis, à moins d'une grosse galère et hors scénario de grande envergure qui ferait qu'on mourrait tous dans d'horribles souffrances, je reviens à la rentrée et je vais vous ramener plein de souvenirs de vacances. Toujours de bon goût parce que c'est mon genre. Des phares baromètres, des goélands en vrai résine qui chngent de couleur avec la température, des services à avocats avec des décors représentant des batailles de méduses peints à la main par des petits chinois qui n'ont jamais vu la mer, des paires de sandales squelettes, des ballons gonflables avec Oum le Dauphin dessiné dessus et une bouée connard à l'effigie de Ernest Antoine Sellières.
Alors pour pas que tu t'ennuies trop quand tu viens ici ami invisible, et pour ceux qui n'auraient pas tout lu, je mets les posts à l'envers pour te permettre de découvrir plus facilement tous ces trucs que j'ai écrits à l'époque où vous étiez douze à me lire.
[Edit d'un jour qui suit : en fait je les remets à l'endroit. Comme ça... Pour rire]
Et puis je vais prendre un duvet, des boxers, des tee-shirts, deux pantalons, ma brosse à dent et un savon, mon appareil photo, mon blaireauphone, je vais mettre tout ça dans un sac à dos, et dans pas longtemps, quelques jours tout au plus, je vais monter sur la Bulle et rouler en direction de chais pas trop où, parce que pour une fois, j'ai plus de jours de vacances que d'idées pour les peupler. Pis comme j'ai pas l'intention d'être trop rationnel, je vais me laisser glisser tout entier dans des mondes réels en comptant bien rencontrer des humains complexes.
Je vous souhaite de bonnes vacances.
C'est con à dire mais vous allez me manquer.
Mais j'espère pas trop quand même.
Yoj'

16 juillet 2006
Lundi matin
J'ai longtemps hésité à poster ce texte. Pour plusieurs raisons.
D'abord parce que ces mots sont vraiment intimes, et qu'au début de ce blog, je m'étais juré que le personnel et le privé, je le laisserais juste s'immiscer entre les lignes.
Ensuite parce que parfois, j'ai l'impression que ce blog est un peu comme un chapiteau monté sur la place du village et qu'on y vient en s'attendant à voir les dompteurs et l'acrobate, le fakir et les clowns. Et ce texte, je me suis demandé s'il avait sa place, parce qu'il n'a pas trop le nez rouge.
Enfin, parce qu'en premier lieu ces lignes, je les ai écrites pour moi. Parce que j'avais besoin de mettre des mots sur ce passage, pour le verbaliser autant que pour être certain de m'en souvenir.
Aujourd'hui, après en avoir parlé avec l'oiseau et la fille cosmique, j'ai quand même décidé de le mettre ici. Parce que peut-être, ça peut servir à l'un d'entre vous. Mais surtout parce que ça me permettra je pense, de m'en décharger un peu.
Il y a à peine un mois, j'avais commencé à écrire un nouveau message que je voulais mettre sous la rubrique "Yojik fait sa marieuse" : je voulais vous présenter un ami qui n'a jamais fait l'amour. Mon chien Mulhouse. C'est malheureusement trop tard. Pour toujours. La grosse (bête) est morte lundi matin.
Comme souvent avec les vieux chiens en bonne santé, ça n'a pas duré longtemps. Une semaine avant, il poursuivait encore les chats qui s'aventuraient dans le jardin, il gueulait comme un veau (mais un veau qui ferait juste semblant d'être méchant), quand le facteur à mobylette osait glisser du courrier dans la boite aux lettres-que-c'est-ma-maison-que-t'as-pas-le-droit-de-la-tripoter et chaque fois qu'une demoiselle venait dire bonjour, il ne manquait pas de lui faire un mega câlin en se frottant des heures sur les pantalons blancs et les jupes au tissu délicat. Des câlins un peu sales et odorants, ça oui, mais qu'elles-mêmes avaient du mal à refuser, parce que c'est pas souvent que quelqu'un te montre qu'il t'aime autant.
Et là, depuis une dizaine de jours, il s'était mis à être moins actif, à moins manger et à boire encore plus que d'habitude. Il avait le dos voûté et on voyait ses côtes. Vendredi il n'avait pas trop la pêche et son samedi il l'a passé couché. Et dimanche, quand je suis repassé chez moi, je l'ai trouvé allongé à l'ombre, dehors, immobile. Je lui ai demandé de rentrer se mettre au frais dans la maison, il s'est couché et n'a plus bougé. En fin d'après-midi, pendant que ça beuglait devant les télés, j'ai vu que ça allait vraiment pas fort alors j'ai appelé MissEx, parce que je leur devais ça à tous les deux. A lui pour qu'il voie sa fille préférée, celle avec laquelle il a vécu le plus longtemps. Et à elle, pour qu'elle ait la possibilité de lui dire au revoir au cas où. Elle est restée deux heures, assise par terre à côté de lui, avec plein de larmes dans les yeux, à lui parler dans l'oreille en le caressant doucement. Et lui, il me jetait des coups d'œil, comme il faisait toujours quand une fille lui faisait des papouilles, comme pour vérifier si le mâle dominant que je devais être à ses yeux, n'allait pas se mettre en colère de le voir toucher SA femelle. Et puis elle est partie, avec l'idée de revenir le lendemain, pour lui tenir compagnie dans la journée, vu que moi j'étais obligé d'aller bosser.
Dans la nuit, j'ai entendu du bruit. Il s'est déplacé de deux mètres, pas plus, pour se mettre à sa place préférée.
Et puis…
Je me suis réveillé 10 fois tu sais. Je faisais que penser à toi. J'ai même rêvé de toi la grosse. Et le matin quand je me suis levé, j'ai bien vu que j'allais pas pouvoir te laisser et espérer te retrouver le soir en rentrant du boulot. Tu étais exactement dans la même position. De la bave partout sous toi, de la pisse qui te coulait goutte à goutte de la queue, de la merde sur les fesses. Et dans les yeux, une expression pas apeurée, ni inquiète mais plutôt désolée. Juste un truc qui semblait vouloir me dire "Là, ça y est. Va falloir que j'y aille".
Alors je me suis allongé à poil sur le carrelage, le visage à 10 centimètres de ton nez de cuir et j'ai commencé à te caresser et à te parler. Juste pour toi, juste pour être avec toi et te rassurer autant que je pouvais.
Je t'ai dit que je t'aimais, que tu étais un bon chien, je t'ai rappelé les bons moments, je t'ai rassuré en te disant que j'étais là, je t'ai caressé doucement derrière les oreilles. Je t'ai dit pour cet endroit où les chiens se retrouvent, je t'ai dit pour Ziza, qui t'attendait déjà. Je t'ai expliqué tout ce que tu allais pouvoir faire, tous ces verbes que tu avais fini par comprendre même conjugués, même si là sur le moment, ils n'avaient pas de sens. Je t'ai dit que là-bas, tu pourrais "Manger, Promener, Aller,...". Même si je suis pas sûr de vraiment y croire, je te l'ai dit.
Puis même respirer est devenu difficile. Et je me suis surpris à souhaiter que tu arrêtes de le faire, parce que c'était pas tes plus jolies minutes. Alors je t'ai dit au revoir, je t'ai demandé de lâcher prise, d'y aller et de rien regretter.
Et d'un seul coup, tu t'es arrêté et j'ai cru que t'étais mort tout en espérant encore que tu soupires et que tu te relèves comme si de rien n'était, en faisant ton air de chien content.
Mais t'as fait un son en ouvrant la gueule en grand et en ramenant la tête contre ton poitrail, comme si tu avais cherché à te faufiler dans un passage trop étroit pour toi, tout en dégueulant toute ta vie. Tu as fait ça quelques fois, pendant une minute. Et puis d'un coup, tu as rejeté ta tête en arrière, et tu as fait un "Ah!".
Et c'était fini.
Je suis resté encore longtemps allongé dans ta bave, mes yeux dans les tiens qui me voyaient plus.
Alors comme je voulais pas t'amener chez le veto et que tu finisses en farine animale, ben même si c'est interdit, j'ai creusé un trou très profond dans le jardin, j'ai mis de la chaux dedans et ton grand corps immobile si différent de ce que tu étais et à la nuit tombante, j'ai enfin fini de tout reboucher.
Un jour, bientôt, j'y mettrai une jolie plante. Des morceaux de toi, des cellules, de la matière qui auront été en toi remonteront dans ses tiges et feront une fleur qui sent bon, et ça me fera penser à toi qui savais parfois sentir si mauvais.
Et puis du temps passera… Et à la longue, tes dernières minutes de très vieux chien, elles s'effaceront petit à petit de ma mémoire, et je me souviendrais plus que de ta vie de clown. Ta façon de te rouler sur le dos quand je te disais "Fais voir le moteur", comment tu savais marcher et tenir sur tes pattes arrières comme un caniche de cirque, comme tu aimais attraper des branches d'arbre de trois mètres de long et grosses comme ma cuisse et que tu courrais partout tout fiérot, avec ça dans la gueule. Je me souviendrai aussi de cette fois où tu avais empêché que je me fasse agresser par ces quatre mecs qui arrivaient en gueulant, sans te voir dans le noir et qui te découvrant complètement immobile, ramassé sur tes pattes, prêt à bondir étaient remontés vite fait dans leur voiture en s'excusant. Je me souviendrai aussi des chats que tu aimais faire déguerpir et des papiers ou des chiffons que tu ramassais et que tu me mettais sous le nez en grognant pour de faux comme pour me dire "viens me le piquer si t'es cap". Je me rappellerai aussi des quartiers d'orange, que tu mâchais en retroussant tes babines dans une grimace hilarante parce que bon, ça pique mais si les humains en mangent c'est que ça doit être bon quand même. Je penserai souvent à ton attitude quand MissEx et moi on faisait semblant de se disputer devant toi juste pour t'embêter et que tu venais te mettre entre nous en me regardant avec un air qui me demandait d'arrêter parce que c'est pas bien de s'en prendre aux filles. Et je me souviendrai aussi à quel point tu as été un bon chien, toi dont la taille faisait peur à tout le monde mais qui n'a jamais mordu personne.
Et puis aussi je te remercierai de m'avoir rappelé que la vie et l'amour c'est précieux et qu'il faut en profiter souvent, parce qu'un jour, quoi qu'on y fasse, c'est trop tard.
Tu vas me manquer mon Mulhouse.

Demain matin ça fera une semaine.
Dans ta vie t'aura entendu des milliers de musiques. La BO de "The Thin Red Line", c'était ta dernière.
... Surtout vous sentez pas obligés.
12 juillet 2006
Ma première chaîne (Non, pas TF1)
Mon juron préféré en voiture
ENDIVE !!!
Mais je suis pas du genre à m'énerver en voiture. Parfois même les autres me font rire, tellement je les trouve ridicules dans le rôle de conquérant de la route.
Comme cette fois où une jeune dame très chic, m'avait montré son index tendu ce qui laissait entendre que je pouvais en faire l'usage que je voulais, du moment que c'était pour me l'introduire analement de préférence. (Alors que la traitresse elle ne l'avait même pas léché préalablement). Tout ça parce qu'elle avait cru que je voulais lui griller une politesse. Ben je vais te dire cocotte. Si pour ton ego, t'as besoin d'être devant, vas-y.
Et même à moto, je suis pas du genre à faire sauter un rétro d'un coup de pied, (pas comme tout le monde... suivez mon regard), parce que ça sert qu'à faire de nous les méchants de la route, ceux sur lesquels il est de bon ton de dire du mal. (Donc MisterE, je confirme, t'es un bléro)
Mes chaussures favorites
Les escarpins de vair, les sandales ailées d'Hermès et les bottes de sept lieues.
L’odeur qui m’émeut le plus
J'hésite entre l'odeur de la papaye verte et l'odeur du napalm au petit matin.
Ce que je fais quand je ne fais rien
La sieste.
Par contre quand je fais la sieste, je fais pas forcément rien.
Ce que je voudrais dire à mon père
Je lui poserais une question : "Dans les années futures, faut que je m'attende à en découvrir encore combien des gosses que t'as reconnus ?"
Ce que j’écoute en boucle dans mon I-Pod
Dans mon mp3 il y a souvent Eiffel et Romain Humeau. Et il y a le ciel, le soleil et la mer. (Allongés sur le sable, les cheveux dans les yeux...)
Ma recette de grand-mère
Pétard mais comment tu pouvais savoir que j'en ai une de recette de grand mère ? Hein ! Comment ?
Donc elle s'appelle la mamïalaï
Pour 100 personnes environ. Il faut 15 kilos d'ail, 800 grammes de persil, du sel, du poivre, du miel et une grand mère de 50kgs environ.
Eplucher les 3 kgs d'ail et conservez les gousses.
Prendre la grand mère et la déshabiller.
Lui fourrer les gousses d'ail dans les orifices. (Pour les orifices en dessous du nombril, parfois la grand mère se débat un peu, parce que ça pique. Dans ce cas, ne pas hésiter à l'assomer).
Saler poivrer.
Passer une heure dans un grand four thermostat 8.
La badigeonner de miel.
Servir en disposant les brins de persil avec goût.
Se régaler.
La dernière fois que j’ai pleuré
Ca m'arrive pas tous les jours. Mais il se trouve que c'était aujourd'hui, hier et avant-hier.
Je me regarde dans la glace et je me dis
Me regarde pas avec ces yeux... Tumfépeur !
Mon dernier tableau accroché
C'était pas un tableau. C'était un dessin home-made. Et je l'ai pas accroché, je l'ai Patafixé(R) au mur.
Mon luxe dans la vie
Ne jamais faire mes comptes.
Ca peut paraitre un peu matérialiste comme réponse mais justement, c'est tout le contraire de ça.
Et maintenant, j'aimerais travailler moins.
Je pourrais y passer des heures
Rouler à moto et faire de la voile. Ecrire et dessiner. Lancer des cailloux dans l'eau et mettre en l'air des cerfs-volants.
En fait, c'est "je peux y passer des heures"...
Au petit déj. je ne pourrais me passer de
Jus de litchis.
Par contre je pourrais assez bien me passer d'aller travailler.
La dernière fois que j’ai trop bu
C'est chez moi comme un principe : je m'en prends une bonne par an.
Et pour cette année, c'est déjà fait. Mais bizarrement je me rappelle plus quand c'était.
Faut croire que ça devait être une VRAIMENT BONNE.
Ce que je n’ai jamais osé faire
Ben rien. Quand j'ai envie de faire un truc, je le fais.
Je ne suis pas superstitieux, mais
Mauvaise pioche ! J'ai des superstitions bien à moi. Parfois c'est même des hyperstitions.
Mais ça m'empêche pas de vivre.
Mon coupe-faim idéal
Me balader torse nu. Ca me motive pour être le mieux foutu possible.
(Et c'est pas toujours facile).
Mon couple mythique
Mon couple Mythic ? Hum... Thomas_belle_gueule et Sabrina-Top-Modele75 ?
Non, en vrai c'est Pépé et Mémé.
Pour un dîner idéal, je réunirais
Toi et moi.
Toi que je connais pas encore et moi pour que j'apprenne tout de toi.
Mon vœu le plus cher
Devine.
Donc voilà. C'était la première fois que je répondais à une chaine. Celle-là a été trouvée chez CarrieB, cette fille aux globes délicieux (zut, j'ai raté mon lien... Je disais donc... cette fille au blog délicieux).
Pis une autre fois, je répondrais au questionnaire de la Gigi.
Mercredi.
Bande son : Muse "Showbiz" et the Inmates "Tell me what's wrong"
J-1
09 juillet 2006
Jack est servile
Pile à l'heure prévue, juste avant que le grand store déroulant se replie automatiquement, Jack se met au service de sa Dame. Il se déplace rapidement, il va, il revient, comme on lui a appris, en agitant sa queue. Parfois avec une audace presque déplacée au regard de son statut, il commence une ascension qui se veut délicate et appliquée. Puis quand il arrive au sommet, peut-être surpris lui-même de sa témérité, il se laisse retomber en chute libre, amortissant sa chute d'une façon mystérieuse. Là, il vient de faire demi-tour. Sa Dame rêve et l'observe du coin de l'œil pour vérifier s'il accomplit correctement sa mission. Mais Jack est servile, il monte il redescend, il accélère et il ralentit, maintenant il escalade en rampant les trois marches de l'escalier.
Parfois, comme pour affirmer la supériorité de mâle qu'il aurait voulu posséder, il s'approche de sa Dame sous le soleil allongée, il tente d'une façon fort incongrue, de l'arroser d'un jet puissant. Mais jamais il ne se fatigue, jamais il ne rechigne. Il sait qu'il lui faut servir sa Dame sous peine d'être rapidement remplacé par un autre, plus beau, plus jeune, plus évolué.
Sa vie se passe dans les grandes demeures des beaux quartiers, dans un monde silencieux et toujours coloré de bleu. Mais quand même, c'est pas facile la vie d'un robot nettoyeur de piscine.
Dimanche une heure avant la beuglerie.
Bande son : Rolling Stones "Hey Negrita"
Le Pacherain de Vic Bille ne m'a pas tuer.
08 juillet 2006
Pour la première fois depuis le début du Monde...
.
Mon blog m'emmerde.
Bande Son : Parabellum "Anarchie en Chiraquie", Sex Pistols "Anarchy in the UK" et Yojik Qudoursse "Anarchie dans ton salon" (à fond)

07 juillet 2006
Le post du vendredaï
Salut les invisibles.
Aujourd'hui pour fêter dignement le dernier jour de la semaine de labeur et vous offrir un post gai, de ces posts qu'affectionnait particulièrement notre regrettée Coton tige, cette adorable bloggeuse décédée dans des souffrances atroces, dévorée par son hamster, son lapin et sa libido débridée, donc aujourd'hui vendredaï mes chères soeurs, mes chers frères, un dessin.
(Note de votre adorée prof de mots : Faites plus court Mr Yojik, vos lecteurs vont décrocher).
Ce dessin est un portrait en pied mais sans cape, en chair mais sans os, de Madame2.
Pourquoi ce dessin ? Et bien voyez-vous, Madame2 est fort sournoise. Elle vient à l'instant de me menacer d'envoyer dans les tuyaux du net, une caricature qu'elle aurait faite de moi. Alors bien que je n'habite pas de l'autre côté du canal et que je ne sois pas un mangeur de gelée vert fluo tremblotante, ben je tire le premier.
Donc, voici le portrait de Madame2 que j'ai fait d'après photo.
.
.
Sinon, je suis sûr que ça aura échappé à la majeure partie d'entre vous mais y'a des follasses qui ont lancé un concours. Ca a démarré par un post sur Georges Perec dont les commentaires sont partis en vrille. Puis l'idée a commencé à sortir de terre ...
LA !.
Et maintenant, ça donne ça.
http://yojikgirls.canalblog.com/
Des folles, je vous dis.
(Evidemment, vous l'aurez compris,.. je cautionne à fond ! :-)
Vendredi, comme un cri dans la nuit.
Bande son : Cheap Trick "Yeah, yeah !" (Wé j'aime bien les chansons à texte)
T'es où Audrey Tautou ?
05 juillet 2006
Dans une heure à peine...
... la France entière sera ailleurs que sur la route qui deviendra comme un grand circuit avec personne dessus. Les mecs seront sur leur canapé en train de boire des bières, les femmes seront soit désespérées d'être seules en ville, soit en train de faire des allers et retours entre le salon et le frigo (pour aller chercher des bières pour le blaireau qui éructe sur le dit canapé), la police (toujours pleine de malice) sera pas cachée derrière un buisson ou un mur avec des jumelles laser et y'a des chances que même les radars automatiques soient devant leur télé.
Moi je serais sur la route avec la Bulle dont le rodage est fini.
Et je vais tenter un record de vitesse comme cette fois où jeune et con, ce jour de finale du Grand Chelem de rugby, j'avais fait les 121 kilomètres entre l'endroit où j'habite et celui où je suis né (*) en 44 minutes par la nationale.
Oui, tu peux compter, ça fait 165 kilomètres/h de moyenne. Et sachant que dans les villages faut quand même ralentir, ça veut aussi dire que le reste du temps, faut rouler largement au-dessus de 200Km/h.
Là, ce match de la coupe du monde, il va durer au moins une heure et demi. Ca veut dire que j'ai le temps de battre le record, et même de faire l'aller retour. En faisant le plein pendant la mi-temps. Et si y'a des prolongations, ben ça me fera un petit bonus.
Alors, je sais bien que vous risquez de trouver ça très con et que la page de commentaires peut très bien déborder d'insultes. Mais pas grave ! D'abord, je fais ce que je veux et de plus j'ai jamais revendiqué que j'étais un mec intelligent. D'ailleurs au fil du temps, je me demande si je deviens pas de plus en plus con. Faut pas m'en vouloir, je devais pas être programmé pour un autre chose.
(*) Je vous dis pas entre où et où, j'ai pas envie de me faire arrêter.
Un mercredi.
Bande son : Là pour une fois j'hésite "Born to loose", "Highway to hell" (to elle ?), "Andante con moto" de Beethoven ou "Requiem pour un con", je sais pas.
Je vous dis à tout à l'heure (ou à toute allure, c'est pareil).
Sinon, au cas où, bonne continuation. A tous.
EDIT DE PLUS TARD. (environ 23h10)
Ben voilà, faut que je me rende à l'évidence... j'ai du vieillir.
Parce que j'ai pas réussi à faire aussi bien (mal ?).
Depuis la fois d'avant j'ai déménagé et là c'est 139 kms que j'avais à faire dans les deux sens.
A l'aller, je suis parti à pile 21h10 parce que le match commençant à 21h00, je voulais pas croiser les mecs qui se précipitent chez eux sans faire attention à rien parce qu'ils sont en retard.
J'ai mis 51 minutes j'ai refait le plein et le retour m'a pris 53 minutes. Donc une moyenne globale de 161Km/h.
Mais j'ai respecté les feux rouges scrupuleusement (y'en a que 5 je crois). Comme prévu, j'ai du croiser 20 bagnoles à tout casser. Je me suis pas fait arrêter, et j'ai pas vu de flash de radar automatique, à part un qui prend de face. Et si je me suis fait prendre par derrière, j'ai rien senti vu.
J'ai consommé 24,5 litres d'essence (bonne surprise), j'ai du mouiller l'intérieur de mon blouson d'environ 2 litres de sueur, un million de moustiques déprimés ont du se suicider en se jetant sur moi, tellement, qu'on dirait que mon casque et mon blouson, sont devenus poilus. Et maintenant, j'ai un peu l'impression d'avoir un cou de taureau tellement ça me fait mal.
Mais là, j'ai l'impression d'avoir de l'air frais dans la tête pour au moins 100 ans.
(Et puis je sais même pas si la France a gagné ou pas mais si tu savais comme je m'en fous...)
Enfin, dernier truc... N'allez pas croire que ce post soit un encouragement à rouler sur la route comme des dingues. Même tant qu'à faire, je préfèrerais que personne n'ait jamais envie de faire ça. En fait, ce que je voulais dire, tranquillement, c'est que ça serait pas mal qu'un politicien par exemple, comprenne que la vitesse quand tu aimes ça, tu peux plus t'en passer. Alors puisque sur la route on n'a que le droit de pas se faire choper, DONNEZ-NOUS DES CIRCUITS !
Merci.
Voilà... Si vous avez envie, vous pouvez me jeter des cailloux.
04 juillet 2006
Première fois et préservatif
Pour vous je sais pas mais pour moi, c'était hier soir.
J'étais un peu inquiet, c'était ma première fois. Mais la dame était très gentille et très douce et j'ai pas eu trop mal. J'étais un peu impressionné et du coup un peu tendu du string (Même si je porte que des boxers). Mais ça s'est quand même bien passé. J'ai bien perdu un peu de sang mais pas tant que ça et finalement, maintenant, je me sens soulagé et même un peu fier. Ça y est !… Je suis un homme, un vrai. On vient de m'arracher ma première dent. (Mais attention ! Même s'il m'en reste que 31, je peux encore mordre !)
Et je suis super content, parce que c'était une dent de sagesse et je me dis que c'était pas trop raccord avec le mauvais garçon que je suis.
Par contre là je fais mon fiérot mais faut être honnête, j'ai eu un grand moment de solitude.
Pendant que la dame était en train de tirer comme une folle sur ma dent avec une pince à desserrer les boulons , le téléphone s'est mis à sonner avec insistance. Alors, la jolie dentiste a été décrocher et la conversation a duré presque cinq minutes. C'est pendant ce temps-là que j'ai décidé de fermer la bouche pour me reposer la mâchoire. Oué parce que rester la bouche grande ouverte, pendant longtemps, au bout d'un moment c'est douloureux. (D'ailleurs c'est à se demander comment vous faites, vous les filles pour… Heu bon, bref…)
Donc, je veux refermer ma bouche. IMPOSSIBLE !
Ma dent à moitié sortie butait contre celle d'en face ! C'est juste là que j'ai eu un grand moment d'angoisse et que j'ai imaginé que raccrochant le téléphone, la beauté asiatique me disait "Excusez-moi Mr Yojik, mon hamster est au plus mal, je suis obligée de rentrer précipitamment. Revenez la semaine prochaine que je finisse".
_ Okay. Et moi je fais quoi maintenant ?
(Oué tu peux te moquer… T'as qu'à essayer de parler avec la bouche ouverte et tu verras que prononcer les consonnes c'est aussi compliqué que réussir un Sudoku force rouge avec mon cerveau)
"Ben caisse tu fais mon Yoj' maintenant ?", je me suis dit.
Ben tu rentres chez toi. Tu fais rien de spécial, t'en profites pour ressembler à Tom Crouse, qui a toujours la bouche ouverte lui aussi. Et t'essayes de pécho la Nicole Kidman.
(D'ailleurs Nicole, je sais que tu lis ce blog. Alors j'attends ton numéro de blaireauphone avec impatience. Envoie-le moi vite. Ton silence me rend fou).
Et pis surtout Yoj', t'oublies pas de mettre un torchon sur ta bouche cette nuit pour pas avaler plein de mouches.
Mais la dame a fini par raccrocher et m'a arraché cette fucking dent sa mère.
Voilà.
Bon et je sais que vous allez me dire "Yoj'… Ton titre on le comprend pas… "Première fois" on voit bien… mais pourquoi "Préservatif" ?"
Ben pour rien. En fait c'était juste pour vous faire croire que la dentiste et moi on a eu un épisode à caractère sexuel. Mais c'était pour faire le malin, parce qu'en vrai NON.
De toutes façons, maintenant c'est sûr, JAMAIS je la choisirai comme maîtresse. Parce que j'ai bien vu qu'elle était pas hyper douée pour me faire du bien.
Mais comme elle m'a pas fait trop mal non plus, ben finalement, je vous la conseille.
Eh les gars !... Si vous voulez, je vous file son numéro.
Mardi c'est ça ?
Bande son : Hubert Félix Thiéfaine "Solexine et Ganja" et Portishead "Only You"
Bon là je vais aller me cuisiner un bon repas gastronomique. Genre du Yop au chocolat, du sorbet aux poires et un thé glacé.
02 juillet 2006
Ses mouvements, son parfum, ses couleurs
Elle arrivait toujours entre deux : la sonnerie du téléphone qui la précédait et un nuage de Tendre Poison qui dans son dos, laissait la trace de son passage.
Elle ne parlait pas beaucoup mais fumait plus que de raison, tenant de longues cigarettes blanches entre ses doigts aux ongles noirs.
Elle buvait sa tasse de thé à petits coups de langue, les mêmes qu'elle me faisait dans la nuque.
Elle s'asseyait sur mon lit et balançait ses jambes nues pour accompagner la musique.
Elle détachait ses cheveux et les laissait tomber sur ses épaules.
Elle s'appuyait sur un coude et attendait que les bretelles de son bustier pourpre glissent d'elles-mêmes.
Elle tendait ses lèvres en rejetant la tête en arrière, les yeux fermés et sa bouche cerise à peine ouverte.
Elle m'offrait longtemps sa langue mais ses tétons durcissaient vite.
Elles me caressait du bout des doigts, pour faire frissonner des fragments de ma peau.
Elle venait se coller contre moi pour que je comprenne que c'était le moment.
Elle laissait échapper parfois de timides "oui" mais n'osait jamais dire non.
Elle posait toujours ses bras au-dessus de sa tête, suggérant ainsi qu'il fallait que je les lui tienne.
Elle chuchotait dans mon oreille un seul mot qu'elle répétait à l'infini.
Elle tendait son corps, poussait de ses mains sur le mur et son dos se creusait.
Elle me regardait toujours au même moment, avec des yeux étonnés comme si elle voulait se souvenir de mon visage pour le dessiner plus tard.
Elle avait les yeux bleus, le cheveu noir et l'âme violette.
Dimanche matin, y'a déjà de la lumière dans les boulangeries.
Bande son : AC/DC "Touch Too Much" et Jad Wio 'L'amour à la hate".
"Tu as le cheveu rouge, c'est ton parfum naturel.
Elégante quand tu bouges, j'aime voir sourire tes aisselles.
Je suis Rackham Le Rouge, sur ton triangle isocèle.
Et il faut que j'me bouge, tu es ma catastrophe naturelle".