28 avril 2006
Roses

26 avril 2006
Aïe Hi, Aïe Ho, je rentre du boulot.
Tout à l'heure, 10 heures et demi du soir, entendu sur la radio du canal intérieur.
- (Ton inquiet) : Allo Central ?
- Ouais ?…
- Il vient d'y avoir un accident dans le secteur 12.
- OH PUTAIN !… Y c'est passé quoi ?
- Ben y'en a un qui s'est mélangé les pinceaux. Ça a tout fait péter. Toute l'aile sud est amôchée !
- 'TAIN ! 'TAIN ! 'TAIN !
- Oué comme tu dis !
- Et qui c'est qui a fait la connerie ? C'est un mec de chez nous ?
- Nonon, c'est un gars de l'autre entreprise…
- Ah ben Pffffffff ! Tu me rassures… Tu m'as fait peur tsé ? Tu comprends, j'aurais eu encore plein de papiers à faire, j'aurais été emmerdé grave… 'Tain chuis rassuré…
- Oué, t'as raison….
- Euh ?… Au fait… Y'a des morts ou des blessés ?

Un soir, quelque part en France.
Bande son : Sex Pistols "Who killed Bambi ?"
C'est bon, on s'est occupé de tout, vous pouvez dormir tranquilles.
24 avril 2006
Je change de taf
Ouais parce que bon, y'en a marre.
.

Chez moi c'est comme chez vous, c'est lundi.
Bande son : Webb Wilder "Tough it out"
Proverbe du jour : Bien mal acquis sous les draps ne profite jamais entre les cuisses.
21 avril 2006
Alignement cosmique de blogs
Aujourd'hui, sur le blog de 7H48, y'a eu un message où elle fait le bilan de sa vie. Et dans le texte, elle avoue qu'à cause d'un problème qu'elle identifie comme un "de filles", elle a un gros bouton sur le front. Cette fille n'a peur de rien, moi j'vous l'dis.
Ben moi j'ai un problème "de garçons", presque le même et en même temps. Comme un alignement cosmique quoi !
J'vous explique.
Depuis toujours, je fais mon Amélie Nothomb. Allez pas croire que je m'imagine doté d'un quelconque talent littéraire, c'est pas ça. En fait, c'est plutôt que je mange des trucs périmés. Les fruits même un peu pourris me font pas peur, je cuisine couramment avec des légumes qui ont stationné un peu trop longtemps dans mon frigo, et je finis tous les produits laitiers même si la date est dépassée. Alors bien sûr, vous risquez de penser aussitôt trois trucs. (Je vous devine déjà, c'est dingue).
Le premier tient en quelque lettres : ERRRRK !
Vous avez tort, ça n'a pas (forcément) mauvais goût.
Bon c'est vrai que la texture de l'aubergine par exemple peut devenir assez semblable à celle de la limace. Mais ça finalement c'est que dans ta tête, parce que qui a déjà mangé des limaces pour de vrai ?
Le deuxième : Yoj', j'irai jamais manger chez toi !
Alors d'abord, si tu es coincé à ce point, je vais te le dire de suite : TANT MIEUX !
Ensuite, pour rassurer, je fais jamais ça à mes invités. C'est un truc personnel que je garde pour moi (et pour la Mule).
Le troisième : Yoj', t'es un radin, tu ferais mieux de tout jeter et d'aller refaire des courses.
Ben t'as encore tort. C'est pas pour ça. Jeter l'argent par les fenêtres, jeter un sort à un gros con, jeter Nicole Kidman dès le lendemain d'une nuit de sexe, ça je veux bien. Mais jeter de la bouffe, j'aime pas. Ça se fait pas c'est tout.
Pis aussi, j'ai toujours pensé qu'on protège trop nos corps en leur donnant que des trucs pasteurisés, aseptisés et ISO-9001-és. Et au final, quand on va se balader dans des pays plus "exotiques" ben au lieu de visiter le Taj-Mahal ou la grand pyramide d'Egypte, au lieu de profiter d'un choc culturel, on passe une semaine merveilleuse à explorer les toilettes de sa chambre d'hôtel et à être étonné de la qualité de l'artisanat local de la faïence de sanitaires.
Donc moi j'anticipe en mangeant même les trucs chelous.
Mais là, y'a un gros bouton un peu dégueu qui a poussé juste dans le coin de ma narine droite. Et c'est vraiment pas beau. Il a une drôle de tête ce bouton, il a l'air prêt à exploser à tout moment. Et quand ça arrivera, je voudrais pas être en face. A vrai dire je sais même pas si demain, j'oserai me raser tellement ça me ferait peur que mon reflet se le prenne en pleine tête. J'ai déjà essayé de me l'arracher mais là où il est placé, c'est impossible.
Et vu que j'en ai jamais de boutons, j'ai cherché le pourquoi du comment. Et je me suis souvenu du pot de faisselle que j'ai mangé hier soir avec plein de confiture d'abricot de ma maman. C'était bon. Mais étrange. On sentait bien l'abricot ça oui. Mais y'avait comme l'arrière-goût d'un roquefort qui aurait fait la campagne de Russie sans jamais changer ses chaussettes, ce qui est assez étonnant pour du fromage blanc.
Pis là je viens d'aller voir la date de péremption.
3 mars 2006.
Vous croyez que mon bouton, c'est lié à ça ?
Non parce que si c'est pas ça, je voudrais pas tout jeter.
Il en reste quand même la moitié.
Jeudi.
Bande son : Placebo "Bigmouth Strikes Again" et B52's (prononcer Bifif Titouze) "Quiche Lorraine"
Je me demande bien ce que je vais manger ce soir...
18 avril 2006
Dans le train du retour (en arrière)
Je suis dans un TGV qui me ramène chez moi, vers le Sud-Ouest. Et là, juste là, je vous écris sur mon grand cahier ce billet que je mettrai en ligne plus tard.
On est des centaines dans ce train plein comme un oeuf à rentrer de notre ouikaine de Pâques. Pas une place de libre. Dans le siège de l'autre côté du couloir central, il y a une vieille dame, le Figaro posé sur les genoux qui dort la bouche ouverte en poussant un ronflement sonore toutes les minutes, et ça fait rire tout le monde. Face à elle, un homme de 50 ans à lunettes, peut-être bien alcoolo : sa tête fait un joli camaïeu avec les rideaux rouges du wagon.
Plus loin, presque en face de moi, il y a une femme, la trentaine finissante mais peut-être pas. Son visage est fermé comme une huître et sa bouche aux coins tombants lui fait un vilain sourire à l'envers, comme si elle avait oublié la mimique, ou ne l'avait pas pratiquée depuis longtemps. Les yeux plantés dans son "Psychologie", de temps en temps elle pouffe, peut-être lorsqu'elle reconnaît un des traits de caractère d'un hypothétique collègue de travail qu'elle aurait poursuivi de ses assiduités. Parfois elle secoue à peine sa chevelure blonde décolorée, avec "pas un cheveu qui dépasse". Et je suis sûr que dans sa robe noire plissée, elle se voit belle et s'imagine ressembler à une des stars people qui peuplent le Gala qu'elle lisait tout à l'heure. Ben non... En réalité, avec son pull turquoise, elle ressemble plutôt à une 4L de France Télécom.
Mais le spectacle n'est pas là. C'est dans les deux fauteuils à ma gauche, que ça se passe. Il y a un gosse de 5 ou 6 ou 7 ans avec son père. Le gamin est vachement bavard, habité de ce genre d'excitation impatiente qu'ont les gosses lorsqu'ils voyagent. Un gamin expansif et rigolard comme je les aime bien mais pas capricieux ni bruyant.
Avec son père, il a d'abord joué au jeu des personnages mystérieux. Dans sa petite tête, il en choisissait un et le père essayait de deviner lequel en posant des questions. Bien sûr, le papa était un peu à la ramasse, parce que Babar, Tonton-Fredo, Oui-oui ou Titou-le-caniche-de-Mamie Monique c'est pas forcément facile à deviner. Finalement y'a que Dora l'exploratrice qui ne lui a pas posé de problème. Faut dire que chaque fois que son père lançait sa question, le gosse se trahissait en regardant l'album d'elle qu'il avait sous les yeux.
Et quand il trouve la bonne réponse ou donne sa langue au chat, ils ont tous les deux un regard complice avec les yeux qui se plissent, sauf qu'au plus vieux, ça lui fait apparaître des griffures de bonheur. Puis après, il a demandé à son père d'écrire "Dora je t'aime", sur les pages qu'il avait déjà coloriées.
Et ce gosse, plus je le regarde et plus j'ai l'impression qu'à son âge, j'avais un peu la même tête, le discours en moins, parce qu'à moi on m'avait expliqué que les enfants, ça parle que quand on leur adresse la parole. Et assister à cette scène, ça m'a fait repenser à cette fois où j'avais pris le train avec mon père. J'avais à peu près le même âge que lui. C'était pas un TGV mais le wagon à compartiments d'un train de nuit, c'était pas en première classe mais les sandwichs de maman étaient meilleurs, le pull de la décolorée-qui-se-voit-belle n'était certainement pas turquoise et la vieille qui voyageait seule devait être en noir qui sent la naphtaline et lire "Modes et Travaux". Je me souviens plus bien mais c'était aussi un petit garçon qui voyage seul avec son papa.
Ce dont je me rappelle bien, c'est que très vite mon père s'était mis à s'intéresser particulièrement à la fausse-belle et que plus tard il l'avait invité à boire un verre (Mon oeil oui !) et m'avait demandé de garder les bagages. Et j'étais resté tout seul plusieurs heures, presque jusqu'à l'arrivée en me demandant comment j'allais faire si j'avais envie de faire pipi.
Allait-il falloir que je demande à la vieille dame de m'indiquer le chemin des toilettes ?
N'allait-elle pas vouloir me tenir le robinet ?
Tout un tas de questions bien angoissantes pour un petit garçon.
Pis hier, après m'être souvenu de ça, je me suis mis du gothic à fond dans les oreilles.
Et je m'entendais même plus penser.

Je suis tout petit mais je fais déjà peur aux filles (surtout aux vilaines).
Mardi soir.
Bande son : AS Dragon "Un hémisphère dans une chevelure".
Vous serez gentils de pas vous moquer de la mienne. C'est pas moi qui avait choisi. La raie sur le côté ça devait être pour la photo.
14 avril 2006
Un truc gai pour le ouikaine
Bonjour la foule.
Aujourd'hui c'est vendredi. Le jour béni parmi les autres parce que prometteur de sorties, rencontres, balades sous le soleil (faut toujours être optimiste) etc...
Et d'après Coton Tige, la célèbre bloggeuse qui me prend pour son grand-père et qui a mis une photo de nous deux sur son blog (Sans me demander la permission. D'ailleurs Coton Tige sépacoule mais bon, je suis prêt à tout pour être célèbre). Voilà !
Ah non, je disais, d'après Coton, le vendredi je suis obligé de laisser un message gai pour que vous passiez tous un bon ouikaine.
Donc aujourd'hui je vous offre ce petit dessin, le portrait d'une femme qui a l'air de bien se marrer.
A l'acrylique noire et à l'encre de chine à la plume. Format A3 sur papier non chloré.
Je précise que j'en suis l'auteur, pas parce que j'ai le melon (moi c'est plutôt la citrouille) mais tout simplement parce que si je le dis pas, y'a toujours un commentaire qui le demande.
D'ailleurs, vous pouvez observer ma signature qui ressemble à un Y comme à Yojik et qui est aussi l'assemblage étrange de mes initiales dans la vraie vie, celle où on paye des factures.
Comme souvent, c'est inspiré par Egon Schiele, mon idole.
Du coup je voulais le faire co-signer, mais il a pas pu à cause d'un empêchement.
D'ailleurs, il vous prie de l'excuser.

Et puis je vous donne rendez-vous la semaine prochaine, parce que là je m'en vais quelques jours vaquer à d'autres occupations et je vous retrouve pour d'autres aventures : la suite du Yojik Del Prado et comme d'habitude, de l'émotion, des cochoncetés, des coups de fusil, des hormones qui dégoulinent et des images d'assiettes qui se cassent au ralenti. (Comme dans un clip quoi !)
Alors profitez-de la vie.
Prenez soin de vous.
Et babaille.
Donc vendredi.
Bande son : Siouxsie and the banshees "Dazzle" et "Dear Prudence"
Chuis qu'une boule de flipper, qui roule, qui roule. (Et oui ! Moi aussi j'ai une solide culture musicale)
12 avril 2006
Roulez roulez petis bolides.
Salut les malfaisants. (Je dis ça pour tous les autres mais pas pour toi là qui me lit hein !).
Si vous aevz suivi les épisodes précédents, vous avez compris que samedi était un grand jour. Avec la bande de fous à deux roues, on avait loué pour la journée, un circuit de vitesse rien que pour nous. Et c'était une excellente journée. Il n'y a eu qu'une sortie de piste avec fin de la trajectoire dans le bac à gravier, une chute mais sans gravité, ni pour le pilote ni pour la moto et moi je m'en suis bien sorti puisque j'ai réussi à tanner des motos beaucoup plus puissantes et rapides que la mienne et même une carrément deux fois plus puissante (bon OK, son pilote était aussi deux fois plus gros :-)
Mais se défouler sur un circuit c'est un peu spécial. Ca permet de rouler vite sans craindre les radars ni les accidents. Enfin, pas autant que sur la route. Mais ça impose quand même quelques règles que je m'en vais t'exposer.
Les pneus.
Ca peut paraître étonnant mais pour que le pneu colle bien à la piste, et prendre dans les virages, des angles que le bon sens déconseille, il faut que les pneus soient chauds et un peu dégonflés. Bref, tout le contraire de toi. Parce que si tu es trop chaud, vaut mieux rentrer chez toi : il y a des chances que tu te gaufres. Et si tu es dégonflé, vaut mieux aussi, sinon tu risques de tâcher le dedans de ton pantalon. Bon... Pour faire chauffer les pneus, pendant les premiers tours, faut pas trop forcer. Ca tombe bien tu connais pas le circuit donc pendant ce temps-là, tu apprends les successions de courbes. Pas comme l'innocent que j'ai vu une fois là-bas. Il venait de faire à peine un tour avec sa sportive et au deuxième tour il s'est dit que voilà, "Mon beauf a vu le MotoGP à la télé le ouikaine dernier et il m'a tout bien expliqué comment faisait Valentino Rossi, alors maintenant, je peux envoyer du gros". Bref, il envoie du gros. Et là, alors qu'il était au bout de la grande ligne droite, j'entends comme un scrouichhhhhhhhhhhhhh ! (Mais en plus fort!) Je me retourne, et je vois le gars en train de courir derrière sa moto qui est légèrement devant lui. Sauf qu'une moto même si elle glisse sur le côté, c'est quand même assez rapide et c'est difficile à rattraper à la course à pied, surtout que lui il courrait à plat ventre avec la tête qui frottait par terre. Et là, ben ça marche moins bien. (Je vous avais prévenus : c'était un innocent). J'ai l'air d'en rire, mais en fait c'était pas marrant du tout, surtout quand sa moto a commencé à remordre le bitume et faire des tonneaux. Et à chaque tour y'avait un bout qui se détachait et qui montait à trois mètres, et hop le carénage et hop la selle et hop la fourche avec la roue au bout. Et après la piste c'était comme un stand chez un concessionnaire un jour de soldes avec des bouts de moto partout. Bref, ce jour-là, une sportive ancienne avait fini de vivre. Donc tes pneus, chauffer tu laisseras.
Le (ou la) Païllelote
Bien sûr il faut se protéger. Parce qu'une chute est toujours possible, même vite. Alors comment je fais ? Je mets une protection dorsale. C'est une sorte de plaque articulée en matière composite très solide, qui sert à protéger la colonne vertébrale et qui te fait ressembler à un insecte chitineux. Puis, j'enfile un pantalon en cuir, un blouson du même métal renforcé aux coudes et aux épaules. Par dessus le pantalon, je mets des protections pour les genoux, parce que j'ai testé (involontairement) quand j'étais tout petit mais une fracture de la rotule, c'est deux mois d'un plâtre tellement long et dur, que tu peux plus du tout te gratter les pieds, et après tu boites pendant presque un an. Puis, je mets des gants en cuir, coqués eux aussi sur toutes les phalanges. Ensuite je mets un casque pour protéger des coups qui rendent idiot.Je sais... Je vous entends déjà dire "Wé, pour toi ça sert à rien". C'est vrai ! Mais quand même, c'est un principe. Et pour finir, des lunettes de soleil, parce que je supporte pas trop la lumière et aussi parce que j'aime bien rouler avec la visière ouverte. (Et ça me fait presque la même tête que Tom Cruise dans Top Gun, surtout quand j'ai la bouche bêtement ouverte et les yeux perdus dans le vague, comme si je regardais une immensité déserte genre le dedans de son cerveau).
Les techniques de prise d'angle.
La moto c'est super facile et instinctif. Quand ça tourne à gauche, tu penches à gauche. Quand ça tourne à droite... tu penches à droite. Si tu arrives un peu trop vite et que ta trajectoire commence à s'écarter de la piste, tu penches un peu plus. Parfois y'a un bout de ta moto qui commence à frotter par terre et là tu peux plus pencher davantage. Donc tu peux écarter ta trajectoire et par exemple dans un virage à droite, sortir un peu à gauche. Ca craint rien, normalement y'a pas de camion qui arrive en face. Si malgré tout tu vois un camion, tu t'arrêtes. C'est que tu t'es trompé et tu es sur la route. Là tu demandes à quelqu'un le chemin pour aller au circuit.
Bon et puis frotter par terre, c'est assez amusant. Ca fait des étincelles et ça fait bien ensuite, de montrer à tes copains tous les bouts que tu as limé sur la piste. Plus ta moto est râpée de partout et plus ça prouve ton courage. Donc à la fin de leur session, les motards un peu vantards (oui oui ça rime) s'empressent d'en faire l'inventaire avec leur potes : la béquille, les repose-pieds, les pots d'échappement etc. Si tu montres que même ton casque est tout râpé, là ça fait de suite moins pro. C'est que tu es tombé.
L'apprentissage du circuit
Pendant que tu laisses chauffer tes pneus tranquillement, tu apprends le circuit. Si tu vois au premier tour, que sur la piste il n'y a pas de plaque d'égout traîtresse, pas d'animal écrasé, pas de bandes blanches bien glissantes sur lesquelles tu vas zouipper, ben le tour d'après, y'en aura pas non plus. Donc tu peux porter ton regard au loin et plus craindre de rouler sur un truc qui va te foutre par terre.
Les priorités
Contrairement à la route, sur un circuit on ne s'occupe pas de savoir ce que fait le pilote qui est derrière. En plus le fourbe, tu crois que quand il aura l'intention de te doubler, il va mettre son cligno ? Ben non. C'est celui qui est devant qui a la priorité et si tu veux doubler, c'est à toi de pas le gêner. En plus, regarder dans ses rétros serait un peu dangereux, parce que vu les vitesses auxquelles on roule, si tu veux pas finir dans le décor, il vaut mieux regarder devant. Pour pas être tenté, d'ailleurs on démonte les rétros. (Pis ça fait ça de moins à changer si tu finis en faisant le remake de "ça glisse aux pays des merveilles").
Ben voilà, maintenant tu es prêt. Bon et puis je complète ce post avec les questions fréquemment posées. Donc comme dab, la FAC (Foire aux couillons).
Jojo le Baillequeur : Je voudrais venir avec ma Goldwing-Camion. Est-ce que je dois enlever les sacoches et le top case ?
Non non, surtout pas ! Ce genre de moto est extrêmement puissant et rapide. Et les sacoches et le top case en faisant une prise au vent, t'aideront à ne pas être emporté par la vitesse. Sans compter que si tu te vautres, ça fait de bonnes roulettes (carrées) de protection. Et puis, n'oublie pas de mettre des bière au frais dans ton frigo-intégré, pour la pause et pense à replier ton antenne satellite.
MDLL : Souvent quand je tourne sur un circuit, y'a plein de motards qui me font des appels de phares. Ca veut dire quoi ?
Euh, je vais te donner un conseil simple. Arrête de boire et tourne dans l'autre sens.
Léonard Bracame : En général, où se passent les séances de dédicace pour les groupies ?
Alors là c'est pas dur. Les séquences de dédicace pour les admiratrices, sont toujours organisées dans ma caravane. Dis-leur qu'elles y aillent. Et qu'elles se mettent à l'aise surtout. J'ai mis le chauffage à fond.
Cyril-le-Maroual : Avec ma moto italienne qu'elle est belle pour emballer les filles, j'ai peur de me faire pourrir par les 125. Est-ce que t'aurais pas des excuses au cas où ?
Si si, j'en ai plein. Donc en voilà kekzunes.
Mes pneus y sont tout pourris.
Je me suis gouré, j'ai mis du gasoile dans le réservoir.
D'un coup, y'a eu du vent contraire, il a fallu que je tire des bords.
J'étais perdu alors je cherchais mon chemin.
J'ai cru voir un radar de la police alors j'ai freiné.
Y'avait du gras (de jambon) sur la piste.
Je voulais voir à quoi ressemble ta moto vue de derrière.
Y'a un problème, je peux pas passer la troisième.
Je suis en rodage.
Le plombier : Est-ce que je peux venir avec 7h4... Hum... Une copine sur la selle arrière ?
TU PLAISANTES ??? T'es obligé de venir avec elle. Pendant que tu tourneras le nez dans les compteurs, moi j'ai un truc à voir avec elle.
MisterE : Je touche à peine les pieds par terre, est-ce que c'est génant ?
Non non pas du tout, parce qu'on s'arrête rarement pendant la course. Et pour le départ, tu peux toujours demander à une umbrella girl de te tenir discrètement ta moto.
L'ange-à-la-gastro : Kikoo LOL LOL. Je voudré savoir si C possble qu'y'en ait 1 qui me diz si C possible 2 draguer du motard laba ? Pake moi je les kiffe trop les motards ! LOL LOL !
Ouioui, l'ange tu peux. Mais il faut aimer les chupitos, les ongles noirs et les motos oranges.
Cecilia Vendetta : Faut freiner où ?
Jamais ! Freiner c'est pour les lâches.
Le dragon : Je voudrais venir avec mon gros trail avec les pneus à crampons. Est-ce que je peux ?
Bien sûr ! En plus quand tu sortiras de la piste, ça sera mieux pour continuer dans les gravillons au bout de la grande ligne droite.
Z'avez compris ?
Bien.

Moi à ta place, j'me pousserais.

Allez ! Baisse la tête, t'auras l'air d'un coureur !
Mercredi soir, c'est pour moi l'entonnoir.
Bande son : Daran "Du Vent" et The Cult "Borne tou bi Ouilde"
Scusez-moi, je sais pas faire court.
11 avril 2006
Alleluia !
Salut les invisibles.
Vous vous souvenez tous du blind test for the weathervane (and ivribodi) ?
Vous avez cherché dans vos esprits un peu ramollis par la télé.
Mais très vite, y'a "bah moi" qui a trouvé le titre du film. Mais pour la chanson c'était pas ça. Patty s'est approchée de la solution avec son "Iggy Pop and the Stooges". Approchée, parce que c'est vrai que j'aime bien l'Iguane. Mais c'était pas ça non plus.
Et puis si vous vous souvenez, j'avais écrit : "Et comme ça me parait assez difficile (sauf peut-être pour le grand gourou de la NERKBYL qui a une culture insondable), celui ou celle qui gagne, remporte mon estime pour les blind tests à la con, et ma recette du couscous. (Ou du chili con carne ou de ma tarte poire-roquefort ou même des œufs à la coque, stoi ki choises)"
Je le confirme donc : argh a gagné (oui c'est lui le grand gourou dont il est question) et il confirme que sa culture est insondable. Un peu comme son répertoire de comparaisons verbales étranges (Franchement comparer le président de l'assemblée nationale à un mongolien, tu y vas fort et c'est pas gentil du tout pour les mongoliens). Tiens d'ailleurs, je te le dis là comme ça argh : tu devrais slammer, tu serais génial dans cet exercice. Faudrait juste que tu abandonnes ton costard-trois-pièces-cravate de banquier doré de l'appareil reproducteur masculin.
Pis y'a encore Patty qui finit le jeu en trouvant le titre exact.
Donc vous avez gagné les deux amis là.
A vous de décider ce que vous voulez.
La recette de mon couscous (mais vous l'avez déjà eue je crois à l'époque de ce forum vraiment libertaire et rigolard), ou les œufs, ou même autre chose qui vous ferait plaisir et que je pourrais publier là.
(Je précise, parce que je vous devine un peu. Si je vous cadre pas, ça va finir avec un truc que la morale réprouve).
Donc le film c'était bien ça.

Et la chanson ça.
xxxxxxxxxxxxxxxxxx
(Clic droit, "enregistrer la cible sous…" mais grouillez-vous parce que je vais pas la laisser aussi longtemps que dureront les efforts demandés pour hum… "payer des climatiseurs aux petits vieux").
(Ben voilà, c'est trop tard. A plus)
Mardi pour encore 3 minutes.
Bande son : Devo "Gut felling" bien sûr.
N'est ce pas angoissant, exaltant, affolant, excitant, de se sentir piégée ?
10 avril 2006
Tagadas Fiesta : La brouette javanaise !!!
Et oui ! La voilà la scène que vous attendiez tous.
Enfin sur vos écrans.
Résumé de l'épisode précédent : Justine jardinait et Belinda peignait sa cuisine.
Elles se sont retrouvées pour se donner du bonheur.
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Justine est toujours dans son jardin. Belinda vient de partir parce que voilà, elle pense à des machins longs et durs avec des poils au bout, en train de sécher. Bref, faut qu'elle aille nettoyer ses pinceaux. Alors Justine retourne à ses carottes, ses concombres et ses courgettes. Mais tout à coup, la sonnette sonne encore une fois de plus. Fiou se dit Justine, mais j'arriverai jamais à m'occuper de mes légumes moi si ça sonne comme ça tout le temps à la sonnette. (Pour qu'on comprenne bien qu'elle se le dit dans sa tête, là il faut pas qu'on voit ses lèvres de la bouche qui bougent).
Elle va voir en marchant qui c'est qui dring, à la porte du jardin qui ressemble à un portail mais toute nue. (C'est Justine qui est toute nue, faut suivre un peu). C'est le facteur qui arrive parce qu'il doit apporter des lettres à Justine qui se morfond toujours parce que son mari est au travail mais sauf qu'il est en train de faire des trucs à sa secrétaire mais ça elle le sait pas. (Faire un plan insert où skon voit le mari et la secrétaire en train de faire des trucs qu'elle sait pas).
Le facteur lui tripote un peu les seins et il lui fait des baisers.
D'un coup il lui dit deux points ouvrez les guillemets : (donc je les ouvre hein !)
"Mais vous êtes toute nue".
Le facteur est observateur.
Justine lui répond que oui mais comme elle a honte, elle dit parce qu'y'a eu un coup de vent qui lui a arraché tous ses habits. Elle ment bien sûr ! Et elle lui dit que fiou elle arrivera jamais à rapporter tous ces légumes jusqu'à la maison, parce que voilà y'en a beaucoup et comme y'a toujours des gens qui sonnent à la sonnette elle y arrive pas.
Alors là il lui dit ah mais je connais un truc c'est pas dur et ça tombe bien parce que j'ai un truc qui est dur.
Et là le facteur il ajoute LOL MDR ! (c'est un jeune facteur !)
Et crac ! C'est de suite la brouette javanaise qu'on appelle quasiment comme ça parce que ça ressemble à une brouette comme position et javanaise parce qu'on sait pas (mais ça on s'en fout hein, on fait du porno pas un documentaire pour une soirée théma). Et ils vont comme ça près du jardin potager pour chercher les légumes.
Et Justine elle dit beaucoup de Han et le facteur il dit beaucoup de rien du tout.

Un lundi au soleil.
Bande son : Hans Zimmer "Ashes to ashes" et Tori Amos encore "Smells like teen spirit".
Le circuit, c'était comme dab : géant. Je vous raconte bientôt.
08 avril 2006
Morts en cascade
Un Yorkshire se prenant pour Superman se jette du 17ème étage et tombe sur la tête d'un passant qui est tué sur le coup.
Le chauffeur d'un bus, déconcentré par l'attroupement créé, écrase un spectateur.
Un des passagers de l'autobus, voyant la scène, est pris d'un malaise cardiaque et meurt avant d'avoir pu être transporté à l'hopital.
Bilan : trois morts.
Sans compter le chien.
Je suis né un samedi matin.
Bande son : AS Dragon "Dog love dog"
Dans trois heures, je mets mon casque, mon habit de lumière en cuir, et je vais tourner avec des fous sur un circuit...
Et si ça se trouve, je vais même pas me tuer.
Ahahaha ! Trop fort ce Yojik !
(Dans le cas contraire, ça serait bien que quelqu'un s'occupe de la Mule).