Résumé du bordel ambiant

Les gentils garçons marchent à pied et vont au ciel. Les mauvais garçons roulent à moto et vont partout. Donc... La vie et la mort, les femmes et la coiffure, le sexe et la moto. Mais aussi le dessin, les cerfs-volants et la mer. (Et la brouette javanaise

31 janvier 2006

Le commerce des reliques

Aujourd’hui, une note culturelle.

Vus ce ouikaine dans une expo sur le Moyen-Age, de très intéressants commentaires sur le commerce des reliques. A cette époque, on prête aux saints des pouvoirs surnaturels. Se recueillir sur leur tombe permet la réalisation de bienfaits et de miracles :  des aveugles recouvrent la vue, les membres tordus sont guéris, les chevaliers ne marchent plus dans les bouses sur le champ de bataille. Mais comme les sépultures sont disséminées dans l’Europe (et plus), ça complique. Donc des petits malins ont l’idée géniale de déterrer les saints et de les vendre (très cher) par petits bouts. On te vend une mèche de Saint Pierre, un bout de la tunique de Saint Jean, une dent de Sainte Brigitte et là, la Force est avec toi. Bon bien sûr, il faut être sûr de déterrer la bonne personne. Et vu qu’à cette époque on pratique souvent la fosse commune, c’est pas gagné d’avance. D’autant plus que pas mal de saints sont morts torturés par les anglais (ah non, ça c’était Jeanne d’Arc), donc torturés par Jacques Chirac (ah non merde, ça c’était JP Raffarin), donc torturés par les romains. Et parfois même, démembrés. Une jambe par-ci, un bras par là, et la tête…. AAAAAAAAAAAAA !... Aloue-teu, gentille aloue-teu… (Pardon… Je m’égare).

Donc pour retrouver le saint ou le morceau de saint, on se sert d’une caractéristique que l’on découvre par l’expérience : le saint, même quand il est mort depuis plusieurs mois, ne sent pas mauvais. Bon OK, on peut supposer que ça daube un peu quand même. Mais à les écouter il semblerait que ça sente quand même meilleur que mon haleine du matin les lendemains de fêtes, qui avant dentifrice, évoque parait-il, l’ouverture du tombeau de Toutankhamon. (Alors les filles… Ça fait rêver non ?)
- Hum… T’as mangé un cimetière hier soir ?
- Nonon ma chérie… Juste c'que t'avais cuisiné.

Non, le saint, même mort, a une odeur particulière, que l’on s’empresse de nommer, "l’odeur de sainteté". Donc un petit boulot de l’époque, consiste à sentir des cadavres, pour savoir s’il s’agit bien de la bonne odeur, donc de la bonne personne. (Au passage, vous remarquerez que la mondialisation a une fois de plus, éliminé un de nos charmants petits métiers d’artisanat). Une fois le cadavre identifié, on le vend à de riches seigneurs ou à des églises mais par petits bouts qu’on aura découpés soi-même.
Alors, pourquoi le vendre en morceaux ? (Nan ! Pas pour mettre dans des yaourts !)… D’abord parce que ça rapporte plus d’argent, ensuite parce que c’est plus pratique d’aller au combat par exemple avec la dent d’un saint enchâssée dans un pendentif plutôt qu’avec tout son squelette pendu autour du cou. (On se rappellera qu’à cette époque, on n’a pas encore inventé le mouvement gothique et que personne n’a entendu parler de Marilyn Manson). Et puis pour finir, ça facilite les magouilles de fausses reliques, ce qui permet de se faire plus d’argent. A tel point même qu’il parait que si aujourd'hui, on rassemblait tous les morceaux du cercueil de Jésus disséminés de part le Monde, on en aurait assez pour reconstruire un Titanic en bois.

Ben finalement c’était une chouette visite. Et en sortant du musée, j’ai décidé moi aussi de me faire de l’argent facile. Ouais parce qu’en cherchant bien, je dois pouvoir en trouver chez moi des reliques. Déjà rien que dans ma cuisine, je crois que j’ai une croûte de Saint Nectaire (*) et même un bout de biscotte de Saint Hubert. Ahah ! Malin le Yoj’ ! Et puis dans un des tiroirs de ma commode, ma plus belle relique : j’ai une culotte (portée) par Sainte Jeanne Mas, que je lui avais volée la fois où j’avais couché avec elle. Mais ça, c'est une histoire que je vous raconterai une autre fois.
Donc si vous êtes intéressés par une de ces reliques, faites-moi signe.
Prix à débattre.

(*) Pour mes lecteurs incultes, je précise que Saint Nectaire est le saint que l'on invoque quand on est atteint du mal des pieds-qui-puent. Sisi.

Je sais même plus quand. (Ni où. Mais ça ressemble à chez moi).
Bande son : Fun Lovin' Criminals "The grave and the constant" et Marilyn Manson "(s)Aint"
Désolé, mais j’avais rien à dire sur les chevaliers-paysans du lac de Paladru.

Posté par Yojik à 01:06 - Vous reprendrez bien un peu de culture ? - Commentaires [6] - Permalien [#]

30 janvier 2006

Y'a des chansons, on dirait qu'elles ont (presque) été écrites pour moi.

Je suis né à la place d'un autre, jamais content de moi-même, jaloux des autres. Je suis né à la place d'un autre. Pas question que je m'aime, j'en aime un autre. J'ai faim mais je ne mange jamais, je prends le train sans voyager. Mon ombre me suit comme un autre que moi. Je n'ai jamais l'heure, c'est un concept que je n'aime pas. Je suis né à la place d'un autre, jamais content de moi même, jaloux des autres. Je suis né à la place d'un autre. Pas question que je m'aime, j'en aime un autre.
Du pain suffira, je n'ai rien demandé. Je fais le malin, pas la vérité. Le sombre me sied comme à d'autres il ira. J'ai pas la couleur, le néant suffira. Je suis né à la place d'un autre, jamais content de moi-même, jaloux des autres. Je suis né à la place d'un autre. Pas question que je m'aime, j'en aime un autre.

P Prohom.

Posté par Yojik à 19:30 - Des trucs pour les yeux et les oreilles - Commentaires [5] - Permalien [#]

29 janvier 2006

On se marre bien sur la banquise

Mais Leonardo n'y est pour rien.

banquise_01

Un dimanche sur la Terre.
Bande son : Air "Suicide Underground" de la BO de "the Virgin Suicides"
Dans 20 minutes part ce train qui devait me ramener chez moi si j'avais été la voir.

Posté par Yojik à 18:23 - Mon blog de naze - Commentaires [9] - Permalien [#]

Message pour une tranche de jambon

J'écoute ta musique, celle qui demande de profiter du silence, je bois la dernière bière, celle que je me réservais pour demain soir, je fume une cigarette de plus, certainement une de trop et je m'installe devant mon clavier pour t'écrire ce message que je t'enverrai tout à l'heure sans le relire ni le corriger…

Tu ne fais pas partie de mes intimes, quoique comme ceux qui me lisent ici tu en sais déjà beaucoup sur moi. Je ne fais pas partie de tes intimes, mais ça ne m'empêche pas de te deviner même si parfois je dois aussi me tromper. Mais tu me donnes à te lire et tu m'en dis déjà beaucoup. Beaucoup plus peut-être que ce que tu dis à tes proches. Je la sens ta fêlure.
Et ce soir, je vous ai lues. Toi et Elle. Et ce que j'imaginais léger éclat sur la pierre d'un bijou m'apparaît être une faille si grande qu'une vie entière pourrait s'y engouffrer. Et je pense à toi et je me mesure cette souffrance qui t'habite aujourd'hui. Elle me paraît si grande que j'en souffre aussi. Je t'imagine devant un café, l'esprit vide de toute envie, la vue brouillée par des larmes impossibles à sécher parce que tu ne les essuies plus, parce que ça ne sert à rien, parce que d'autres remplacent inlassablement celles qui s'évaporent aux coins de tes yeux. Peut-être que tu te dis que ton monde est vide, ton cœur cassé en mille morceaux et que tu ne sais pas comment le recoller. Peut-être que ce soir, là, juste en ce moment, tu t'étourdis de musique ou d'alcool. Peut-être que tu as décidé de te noyer dans des bras qui se tendaient mais qui n'étaient pas ceux que tu voulais.
Alors noie-toi si tu veux. Mais meurs pas.
Je pense à toi.

Dimanche 3 heure du matin.
Bande son : J'en ai déjà parlé.
Vous serez gentils de pas laisser de commentaires sur ce message.

Posté par Yojik à 03:19 - Mon blog de naze - Commentaires [1] - Permalien [#]

27 janvier 2006

L'amour l'après-midi

Elle est allongée là et lui il la regarde...
Il observe ses courbes, il imagine déjà les toucher. Il s’approche d'elle, il pose ses bras autour de son corps. Ses lèvres viennent effleurer les siennes, en les touchant à peine. Leurs langues se tendent un peu pour participer au jeu qui va se jouer. Mais elles ne font que se frôler. Elle passe ses mains autour de ses hanches, doucement. Et elle y appuie légèrement comme pour lui montrer l’endroit où elle aimerait qu’il se place. Ce contact le fait frissonner mais il ne s’en rend même pas compte tant il pense à elle qui pense à lui.

Et petit à petit, l’échange devient plus animal. Sans calcul, sans mesure et sans retenue.

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Elle est allongée là et lui il la regarde...
Une goutte roule entre ses seins et descend vers les draps dans lesquels elle ira se perdre. Elle a les yeux fermés et sa respiration est douce. Elle ne dort pas. On dirait qu’elle est morte.

Toujours vendredi après-midi.
Bande son : Je vous dirais bien que c'est encore Prohom "Tu es tuée", mais vous allez me prendre pour un monomaniaque.
Finalement, j'ai pas envie de bosser. Je vais plutôt aller faire de la moto sous la neige.

Posté par Yojik à 15:21 - A la recherche de la femme de ma vie - Commentaires [9] - Permalien [#]

La citrouille qui valait trois pétards

- Oscar à NASA Numéro 1
– Roger !

- Contact TBSI
- OK

- Contact soupapes bloc-moteur 7.
- Fermez les gaz.

- Détachement engagé.
– Roger !

- Voies intérieures et extérieures allumées – Amorce de piqué.
- …..

– Oscar  ? ? ? ? ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! !
- J'écoute

Extinction. Danger 3 ! ! !
- Ramenez point 0
- Latéral ne répond plus - Je ne peux pas maintenir l’altitude – Correction alpha sans résultat – Sélecteur de secours. 

Je ne peux pas redresser - Rupture de circuit – RUPTURE DE……………

Fuiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !

BOUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUMMMMMMMMM
MMMMMMMMMMMMMMMMM !!!!!!!!!!!!!!!!!!!
 


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Yojik Austin…Bléronaute….
Une citrouille tout juste vivante. (tidudi-di)
…………………………………….
Messieurs… nous pouvons la reconstruire.
Nous en avons la possibilité technique.
Nous sommes capables de donner naissance à la première citrouille bioionique (tidi-tidi)
…………………………………….
Yojik Austin deviendra cette citrouille.
Elle sera supérieure à ce qu’elle était avant l’accident.
La plus forte pour les sudoku force 8, la plus rapide à sortir les poubelles, la plus douée pour les choses de l'amour, en un mot, la meilleure.

(Vuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuu………. TADA-DADA-DAAAA)

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yojik08

Vendredi midi.
Bande Son : Hazel O'Connor "Will you"
La prochaine fois que j'écoute un slow langoureux, je me débrouille pour être deux

Posté par Yojik à 13:33 - Yojik est un blaireau - Commentaires [5] - Permalien [#]

26 janvier 2006

Aujourd'hui au bureau de tabac

Moi :          Bonjour ! Je

voudrais des allumettes s'il vous plaît!

Lui : Pas la peine de hurler comme ça, je suis pas sourd !

Moi : ........

Lui : Bon... Avec ou sans filtres ?

Jeudi 2 heure faut que j'y aille, la france m'attend.
Bande son : Encore Prohom "Tu es tuée"
Mon vélo piaffe d'impatience.

Posté par Yojik à 14:01 - Yojik est un blaireau - Commentaires [1] - Permalien [#]

25 janvier 2006

L’interviou

Vous avez beau être près de 400 à me lire tous les jours (les bons), je me rends compte que finalement je suis pas si connu que ça. Personne ne me reconnaît dans la rue et quand j'évoque Yojik autour de moi, personne n'en a entendu parler (sauf les gens que je connais, vu que c'est presque mon vrai nom). Alors pour pallier ce défaut d’image, j’ai décidé d’accorder une interviou à un bloggeur débutant : Lui…enfin Moi. La rencontre a eu lieu hier soir devant UN verre, dans un endroit tenu très secret : l'intérieur du dedans de ma tête. Voici cet échange dans son intégralité.

Moi : Salut Yoj' ! Content de te rencontrer et que tu m'accordes cette interviou.
Yojik : Salut Toi ! Non c’est moi qui suis content que tu me consacres de ton temps.

Moi : Bon, on attaque ?
Yojik : Allez…

Moi : OK. Tu as ouvert ce blog au mois d'août. Tu comptais en faire quoi au début ?
Yojik :Ben pas grand-chose. Tu sais, j’écris des machins depuis des années. Avec différents bonheurs d’ailleurs et des périodes plus ou moins productives. Mais cette écriture solitaire dans mon coin me satisfaisait pas tellement. Un peu comme… Wé bon… Tu vois quoi ! A part MissEx qui était la seule à me lire, je savais pas si ça valait le coup de continuer. Et un jour, j’ai eu une connexion Internet à la maison. J’ai commencé à aller sur des forums. Mais finalement, même si j’y écrivais aussi beaucoup, ça me satisfaisait pas vraiment. Humainement si, parce que j’y ai rencontré de vrais personnages. Mais pas sur le plan de l’écriture. Parce que sur un forum, tu peux pas trop laisser libre cours à ton imagination, t’es pas en représentation. Et y’a quelques mois, je suis tombé sur le blog de Salopette (je crois en tapant "champignons qui démangent" ou "forniquer dans une machine à laver" ). Et là, une sorte de rayon bleu m’a éclairé. Et dans ce rayon j’ai entendu une voix grave qui me disait : "Yoj, tu dois créer un blog et y raconter ce qui te passe par la tête". "Mais pourquoi ?" répondis-je, pas étonné du tout qu'une voix me parle directement dans les boyaux du crâne. "Parce qu’il le faut. Le salut des humains est à ce prix". "Ah bon !  Et tu as une autre recommandation ?". "Oui. Pense aussi à acheter des croquettes à ton chien" . Et voilà, c’était parti.

Moi : Et comment tu choisis ce que tu racontes ?
Yojik : Ben c’est pas dur. C’est inspiré de ce qui m’arrive. Le monde du travail par exemple, c’est un perpétuel sujet d’étonnement. Et les réactions humaines aussi. Et puis parfois j’ai envie de raconter une "belle histoire". Mais le plus souvent, ce que je raconte est réel.

Moi : Tu veux donc dire que parfois ce que tu écris n’est jamais arrivé ?
Yojik : Mmm ! La majorité du temps, c’est vrai. Mais pas toujours. Par exemple, le coup du frère jumeau dans le dos, ça c’est archi-pipoté. C’est un truc inventé. Mais basé sur un truc véridique,… parce que j’ai vraiment un petit pois dans le dos (et peut-être dans la tête aussi d'ailleurs). Alors j’ai cherché comment en faire un truc rigolo ou étonnant. Puis y’a aussi les premiers épisodes de "A la recherche de la femme de ma vie". Tu sais… Tous les râteaux du début. Là par exemple, même si tous les personnages existent et sont tels qu’ils sont décrits, ces histoires ne se sont jamais produites. Le coup du melon par exemple. Ahahahaha ! Tu parles…

Moi : Bref, tu nous roules parfois dans la farine… Tiens en parlant de farine… J’ai une question posée par SMS par l'un de nos blogospectateurs. (Je le cite) "Yojik, pour écrire comme ça est-ce que tu prends des produits ? Est-ce que tu fumes des cigarettes de drogue qui rendent nigaud ? Est-ce qu'après tu vas courir nu dans les rues en agitant les bras ?"
Yojik : Non. Je voudrais bien, mais j’ai pas le droit. Je suis tombé dedans quand j’étais petit. Sinon pour le truc de courir nu dans la rue, ça m'est déjà arrivé oui. Mais je dirais ni quand ni où ni pourquoi niquedouille.

Moi : Tu dis souvent que tu es une fille. Ça veut dire quoi ça au juste ? Tu dis ça parce que t’aimes les hommes ?
Yojik : D’abord, j’ai été élevé par ma mère. Et puis, toute mon enfance, je l’ai passée avec des filles. Pour mes compagnons des petites classes, j’étais le collabo, celui qui jouait ni aux billes ni au foot mais qui voulait bien tenir l'élastique ou dessiner des marelles (ou même pire : aller au musée). Et au fil des ans, je me suis rendu compte que presque tout ce qui était masculin m'était étranger. Donc l'idée que j'étais bien une fille s'est imposée. Et comme j'aime définitivement les filles, j'ai compris que j'étais une  lesbienne mais enfermée dans un corps d'homme avec des poils. Tu comprends ?

Moi : Euh… On va dire oui, hein ! Je vais pas te contredire… Pourtant tu parles souvent de cul. C’est assez masculin ça non ? Et la moto ?
Yojik : Chuis pas sûr que ça soit masculin. Renseigne-toi, tu verras… Bon c’est vrai que j’en parle souvent. Mais en fait c’est plutôt pour me marrer. Le sexe pour moi, ça doit rester un truc simple. Un truc dont on peut parler facilement y compris en déconnant. Donc normal que j'en parle sur mon blog même si c'est pour faire rire. Et puis viens discuter deux minutes avec mes copines, tu vas voir si on parle pas de cul. Quant à la moto, je vois pas pourquoi tu dis que c'est un truc de mec. C'est pas un cliché ça ?

Moi : Bon… On va pas s'embrouiller hein !…. Dis-moi… Ca doit être vachement marrant de passer une journée avec toi. T'es comment dans la vraie vie ?
Yojik : Non. Je suis un sinistre con qui rigole jamais et qui sait pas s'amuser.

Moi : Mais ça doit bien t'arriver de rire quand même ?
Yojik : Oui, en réfléchissant bien, je pense que ça a bien du m'arriver une fois ou deux. Tiens par exemple la phrase "Je vous demande de vous arrêter" ça ça me fait bien poiler. Ou encore plus fort : "J'ai décidé de dissoudre l'Assemblée".

Moi : Si tu savais que tu allais mourir dans un quart d'heure, tu en parlerais sur ton blog ?
Yojik : Sûrement non. J'irais jouer au bâton avec mon chien. Pis vers la fin je lui dirais : "C'est bon la Mule… Maintenant tu peux dormir sur le canapé".

Moi : Sinon, je me demandais, d'où tu les tiens tous ces tics de langage ? Tous ces "Bon ben alors" ou les "Oui parce que", etc...
Yojik : Non mais attends, caisse t'insinues ? Que j'écris mal ? Continue comme ça et tu vas moucher rouge !

Moi : Ecoute sois réaliste, c'est franchement pas terrible ta prose ! T'as appris le français sur les emballages Carambar non ? Ou alors avec Jane Birkin (qui elle-même l’a appris avec Tarzan) ?
Yojik : Hohé ! Fépachier !

Moi : Je dis ce que je veux, sale drag-gouine.
Yojik : Connard, allez casse-toi, sinon tu vas pleurer ta mère, Sac-A-Morve.

Mercredi, soir des gosses pas encore couchés.
Bande son : Bortek  "Michèle met du rimmel" et Prohom "Tu es tuée"
"Tu es mon con staphilocoque doré que mon nez prothésé a déjà adoré. Colère noire, tempête, empeste et foire. Fébrile fuite face à toi ma petite peste noire".

Posté par Yojik à 22:43 - Brilnom, brilnom... - Commentaires [11] - Permalien [#]

23 janvier 2006

Comment devenir populaire dans son quartier

Pour toi nouveau lecteur de canalblog, un nouvel épisode de "comment survivre et faire son trou dans un monde hostile" : devenir populaire dans son quartier. (Ben oui, c'est le titre).

Donc moi quand je m'installe dans un nouveau quartier, j'aime bien de suite me faire connaître et si possible devenir le plus vite possible populaire. Enfin, je veux dire populaire dans le sens connu pas dans le sens "tout le monde me trouve charmant". Comment je fais ? Ben voilà ma méthode.
D'abord, je vais chez les petits commerçants. C'est ceux qui sont le plus à même de me faire une réputation. En premier je vais chez le charcutier à une heure où les clients se pressent. Quand vient mon tour, je dis que je veux du jambon en tranche. Le gars se met à sa machine à trancher et s'il me demande combien j'en veux, je réponds  : "Comme pour un homme !". Là en général, il sourit en se disant que voilà, ce matin encore il me connaissait pas, mais c'est fou comme j'ai une tête sympathique. Il commence donc à couper des tranches. Puis quand il fait mine de me demander si j'en ai assez, je fais un petit geste de la main qui a l'air de dire "Allez-y, vous pouvez continuer !… Je vous arrêterai ".
Quand il arrive à peu prêt vers la dixième, d'un seul coup je dis très fort dans le magasin  : "STOOOOOOOOOOOOOOP  ! ! !………………..… C'est celle-là que je veux".
Héhéhé !Ca fait toujours son petit effet  ! ! !

Bon bien sur juste après il se fâche en expliquant qu'il faut pas le prendre pour un con, et que voilà, j'avais qu'à pas lui faire couper toutes ces tranches alors que j'en voulais qu'une. Je lui réponds bien poliment que c'est mal de pousser à la consommation, que les trucs des petits commerçants on les connaît. J'essaye de prendre les clients à témoin, mais ça marche jamais. Dans les petites villes faut bien dire qu'y a une sorte de solidarité, face aux étrangers qu'on les connaît même pas, que si ça s'trouve ils sont venus piquer le boulot de nous'zotres que déjà y'en a pas pour tout'l'monde ! Bon pis en général, avant que ça tourne vinaigre, je paye mes dix tranches et je m'en vais. C'est pas grave parce que ça va me servir pour me rendre populaire dans un autre endroit.

Avec mes tranches cachées dans la poche, je vais dans un bar où je sais que le patron veille et que c'est le garçon de café qui fait les sandwiches. Je m'attable et je demande une bière et un jambon beurre. La garçon me fait mon sandwich et m'apporte ma bière. Dès que tout le monde a le dos tourné, discrètement je mets les dix tranches de jambons dans le sandwich et je commence à le manger. Puis j'attends un moment silencieux et d'un coup, je pousse un HOOOOOOOMMMM ! qui peut faire penser que quelque chose vient de se passer. Tout le monde se retourne vers moi (en plus, faut le rappeler, je suis un étranger, donc a priori je suis très très suspect). Je fais un signe au patron en lui demandant de venir voir. Et quand il s'approche, j'ouvre mon sandwich qui déborde de jambon, et je le félicite pour la qualité de ce qu'il sert à ses clients. Là, j'assiste en général à une gentille scène où le garçon de café se fait carrément engueuler par son patron, parce que s'il continue comme ça, ben l'autre il a plus qu'à mettre la clef sous la porte.
Mais comme je suis pas cruel, au bout d'un moment, (j'attends qu'ils aient commencé à se battre ou au moins à se traiter), je leur explique que c'était une blague, je paye et je m'en vais.
Et là, c'est la tête haute que je peux marcher dans les rues de mon nouveau quartier, ça y est, ma réputation de comique est assurée.

Lundi Soir y'a rien à la télé. D'ailleurs j'ai pas la télé.
Bande son : Kyo "Je saigne encore" (mais sans l'image, sans la musique et sans les paroles. C'est comme ça que je préfère Kyo).
Celmas je t'aime.

Posté par Yojik à 22:13 - Yojik est un blaireau - Commentaires [12] - Permalien [#]

21 janvier 2006

Les blogs ne sont plus des espaces de liberté

Vous connaissez Garfield ? Non pas le gros chat de la BD. L'autre…
Garfield c'est le pseudo d'un proviseur qui écrivait tranquillement un blog dans son coin. Un peu comme vous et moi quoi ! Il y parlait de son métier et ses mots témoignaient de la passion qu’il avait à le faire. Il racontait aussi son attirance pour les hommes. Parce que voyez-vous, Garfield était homosexuel. Il ne donnait pas de détails, pas de précisions sur les noms, les lieux. Mais sans que je comprenne trop comment, il s’est fait débusqué. Peut-être par un élève, peut-être par un collègue, peut-être par l’Administration. Alors il fallait sévir. Oui parce que exposer comme ça, à la vue de tous, son métier et son orientation sexuelle, c’était un mélange inacceptable. Ben oui, faut dire aussi, il y avait parfois sur son blog quelques petites photos représentant des hommes en slip. Mais rien de plus choquant que sur le catalogue de la Redoute.
Son Ministre, voulait certainement montrer aux "Familles de France" qu’il avait à cœur de protéger les têtes blondes, (ouais parce que les têtes frisées, c'est pas tout à fait pareil). Donc il s’est emparé du dossier. (Faut préciser qu’en ce moment, c’est forcément le plus gros problème de l’Education Nationale). Et il a décidé de révoquer Garfield, le fonctionnaire. Donc sans indemnités de licenciement, sans ASSEDIC. T’as qu’à aller pointer au RMI mon gars !

Et moi j’avais cru comprendre qu’en France, il n’y avait pas de discrimination quant à la religion, la race ou l’orientation sexuelle. Je pensais qu’on était libre d’en parler sur son blog ou de le dire à des amis.
Je crois que j’étais bien naïf.

.

Pour voir les archives du blog de Garfield, c’est .
Pour lire une lettre adressée au ministre gilles de robien (sans majuscule), c'est ici.
Et pour apporter son soutien à Garfield ou envoyer une pétition ou un petit mot méchant à "gilles (gueule) de raie...", je sais pas comment on fait mais j'aimerais bien.

En tout cas, encore une fois merci à toi cher ministre, ami de " peti-niko ".
Merci de me donner une fois de plus une bonne raison de PAS mettre le bulletin de ton candidat dans l'urne en 2007.

Vendredi dans la soirée.
Bande son : Ginzhu "High Voltage Queen (the reign of)"
En boucle.

Posté par Yojik à 19:59 - Mon blog de naze - Commentaires [4] - Permalien [#]



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