Résumé du bordel ambiant

Les gentils garçons marchent à pied et vont au ciel. Les mauvais garçons roulent à moto et vont partout. Donc... La vie et la mort, les femmes et la coiffure, le sexe et la moto. Mais aussi le dessin, les cerfs-volants et la mer. (Et la brouette javanaise

30 septembre 2005

Le rap, ça rend méchant

Quand j’étais jeune, je me disais que ma plus grande crainte pour plus tard serait de devenir con et « de plus être en phase avec le Monde qui bouge tu vois ! ». Et là récemment, je me suis dit qu’il était possible que je sois en train de me déconnecter de ma planète. Par exemple, j’ai jamais aimé le rap. Pourtant, j'en ai parfois entendu par hasard sur le SkyRock que j’écoute en général que les 12 secondes nécessaires avant de trouver le bouton qui change le canal sur mon auto-radio. Pourtant, il parait que le rap, c’est le truc le plus écouté par les djeun’s d’aujourd’hui, ceux-là même qui me paieront ma retraite plus tard. Donc aussi pour les remercier par anticipation je me suis dit qu’il fallait bien que j’y jette une oreille plus attentive.
Et y’a pas longtemps y’a une fille qui m’a dit : « Yoj, tu devrais écouter Cypress Hill. C’est du rap OK, mais vu la musique que tu te mets dans les oreilles, y’a des chances que ça te plaise ». Alors j’ai cherché des disques du groupe en question, pas sur le net, parce que moi je télécharge rien à moins qu’il s’agisse d’un groupe richissime et dans leur cas j’en savais rien. Ouais parce qu’avec les rappeurs on peut jamais savoir. Tu les vois dans les clips avec leurs grosses bagnoles, sortir dans des endroits hypes, avec des bagouzes trois doigts en or et des poulettes gaulées comme dans les mangas, mais dès la fin du tournage, si ça se trouve ils remontent dans leur 4L pourrie, vont chez MacDo et se tapent des pignoles devant un film érotique du dimanche soir sur la 6. Donc j’ai trouvé des disques chez Madame la Fnac et j’ai écouté. Et faut bien le dire, c’est vrai que Cypress Hill c’est du rap mais c’est bien meilleur que tout ce que j’avais entendu. Depuis quelques jours, j’écoute donc ça dans mon lecteur MP3 quand je vais au boulot sur mon vélo. Donc des mes oreilles, j’entends des injonctions du genre

Shoot Em Up
BANG BANG  ! ! !
Another body drop
You can't stop the hip-hop

(En vrai ils le répètent quatre fois pour être sûrs qu'on ait bien compris)

Ou mieux :

One O.G. gangsta I be
Busted in the hood, I got no more weed
Pigs are comin down on my gangsta stash
When they caught me with the weed, and the dope and hash

Et bizarrement, je constate que depuis mon comportement commence à changer. Je me mets à rouler de plus en plus vite à vélo, je grille des feux rouges, je prends des sens interdits, et ce matin, j’ai été tenté 2 secondes d’arracher le sac d’une petite vieille qui rentrait du marché. Heureusement pour elle, un réflexe de sens civique m’en a empêché, (Et puis franchement, qu’est-ce que je pourrais bien faire avec des poireaux ?) J’ai même fini par me dire que si je continuais à écouter ce genre de « musique », je risquais d’être tenté de faire du tuning sur mon vélo, de me raser la tête et de séduire une cagole en short moulant. Donc après écoute je confirme : le rap ça rend méchant (et peut-être bien con aussi !)

Et ça fait un moment que je voulais le dire, donc ce post est aussi l’occasion de dire :
« SkyRock, je t’emmerde ! ».

Posté par Yojik à 13:27 - Des trucs pour les yeux et les oreilles - Commentaires [0] - Permalien [#]

29 septembre 2005

La Grand Messe

J’arrive juste d’une grande réunion. Aujourd’hui c’était la grand messe annuelle de ma boite, le genre de rencontre bien chiante comme je les aime. On était une cinquantaine à être reçus par le Président, celui qui d’habitude donne des petits coups de langue sur la rondelle du ministre. (Le pauvre il est obligé, c’est ça la politique).

Alors d’abord, y’a eu le petit dej’ d’accueil avec les mini croissants, le jus d’orange en boite que tu te demandes si ces oranges là ont déjà vu le soleil une fois dans leur vie et le café pas trop chaud. Là déjà, ça commence à fuser. Y’a deux connards qui sont en train de deviser agréablement sur le fait qu’ y’en a qui sont venus sans cravate. Ben ouais c’est comme ça ! J’vais te dire mon gars, t’as même de la chance que je sois pas venu à moto avec mes grosses pompes et mon blouson en cuir (non, pas celui qui a la tête de mort dans le dos quand même). Et puis c’est l’occasion de revoir quelques vieux collègues qu’on aime bien. (« Tiens salut XXX ! Tu t’es laissé pousser le ventre depuis l’année dernière ? » « Et toi Yoj ? Toujours aussi con ? ») Donc on s’installe dans la salle et le Président commence à nous souhaiter la bienvenue. C’est marrant mais j’ai l’impression qu’il nous fait un copier-coller de l’année dernière. La concurrence, blablabla, la mondialisation, blabla, nos points forts, les axes de progrès. Bref, si on en avait douté, on comprend vite que la journée va pas finir par la visite de DysneyLand. Puis arrive l’intervenante, une nana ex-bab je pense qui vient d’une boite extérieure dans le cadre des échanges avec les partenaires. Elle est tellement jolie, que je me demande dans quelle mesure c’est pas une Mata-Hari venue extorquer des secrets en plissant les yeux, et en riant aux éclats aux blagues les plus nulles du Président. Elle nous fait un speech où j’ai appris plein de mots nouveaux qui sentent l’américain et aussi pas mal de phrases qui veulent pas dire grand-chose.

Après, c’est le repas. Ah putain ! Qu’est-ce qu’on s’est mis ! Puis le café et on retourne bosser.

L’après midi est consacrée à une séance de réflexion par ateliers, pour trouver des solutions à plusieurs de nos problèmes. On n’est une douzaine installés dans des fauteuils devant un paper board (planche papier pour ceux qui maîtrisent pas l’anglais de l’entreprise). Le Président est assis juste devant moi. La question nous est posée, et tout le monde commence à lancer ses idées, en essayant de dire un truc bien cohérent qui fera plaisir à sa Sainteté. Au bout d’un moment, je finis par me dire que ça a assez duré. J’attends un moment de calme et je balance une théorie venue de Mars en me disant que voilà, j’ai une réputation d’halluciné à défendre. Ben vous le croirez jamais ! Tout le monde me regarde en se disant « Hou la ! Lui il a pété un câble ! » Wé sauf que d’un seul coup, son Imminence se retourne vers moi me regarde droit dans les yeux, puis jette un rapide coup d’œil à mon badge pour être sûr de pas écorcher mon nom et dit comme ça direct : « Ah ! Putain, j’aime bien l’idée de Mr Yojik ! Voilà un truc novateur ! » (Bon je brode un peu en fait, parce que « putain » et « truc » en vrai il l’a pas dit).

Tout ça pour dire que faut pas vous en faire les piou-pioux, le monde du travail c’est pas compliqué. Plus on pense un truc fumeux et plus ça a de chance de passer.
Finalement c’était une bonne journée, parce qu’en plus, pendant la réunion de clôture, j’ai battu mon record au jeu du bowling sur mon blaireauphone.

Posté par Yojik à 19:29 - Mon blog de naze - Commentaires [0] - Permalien [#]

13 septembre 2005

Les courses au supermarché c'est cool pour draguer

Un peu dégoûté par mes aventures précédentes, je m’étais lentement laissé mourir de faim. J’étais pas très en forme dans ma tête. Le frigo était désert et le buffet vide comme l’esprit d’un Star-Académicien qui doit répondre d’un coup à la question " et sinon à part de la chanson, qu’est-ce que tu as envie de faire de ta vie ? " Bref, j’allais pas très bien. Parce que même si j’avais séduit une femme en dix secondes la dernière fois (mais rappelez-vous, il me manquait 50 euros), je me rendais compte qu’à chaque fois, quelque chose avait déconné. Et puis hier, je me suis dit que ça pouvait pas continuer, il fallait que je me secoue, et au moins que je me remette à aimer la vie. D’ailleurs, le matin en me rasant, je m’étais trouvé assez beau. Bon c’est vrai que je me prends pas pour Alain Delon. Plutôt pour Alain de Loin en fait, mais quand même…

Donc, je suis allé faire quelques courses au supermarché. En plus, les supermarchés c’est super pour rencontrer et aborder des filles. C’est facile de repérer de loin la célibataire. D’abord elle a pas grand-chose dans son caddie. Quelques boites de maïs, deux salades, de l’eau minérale et rien qui fasse penser qu’elle a trois gosses à nourrir. Peu d’articles mais souvent bien choisi. Si en plus, elle est en manque d’affection elle a en plus BEAUCOUP de chocolat. Et ça, ça veut dire qu’elle est un peu désespérée et c’est plutôt bon pour moi. Et puis moi qui sais jamais quoi dire au début, là j’ai plein d’occasions. C’est facile de lui dire un truc intelligent et spirituel dès le début. Par exemple, "D’accord la Maïzena, ça fait pas de grumeau mais est-ce que ça peut s’employer comme la farine ?" Ou bien, "la Gratounette, est-ce qu’elle dure aussi longtemps que le tampon Jex ?"

Bref, j’avais fait toutes mes courses et pas une fille n’avait attiré mon attention. Puis au moment de passer à la caisse, dans la queue des gens qui attendent pour payer, je remarque que la caissière à une certaine forme de charme. Pas une beauté fatale mais quelque chose qui la rend de suite attirante. J’adore sa façon de prendre les articles un par un et de les faire passer devant le petit rayon rouge et le bip que fait sa caisse est vraiment charmant. J’essaye d’attirer son attention par la pensée. Je me concentre le plus possible pour qu’elle me regarde mais ça ne donne rien, elle reste concentré sur son geste.

Puis vient mon tour. Elle me dit bonjour, et commence à prendre mes articles pour déclencher encore le petit bip qui me semble cette fois être un peu plus espiègle que pour les clients précédents. C’est vraiment bon signe, me dis-je. Et puis je sens bien qu’elle aussi doit saisir que je suis un cœur à prendre, puisque moi aussi j’ai très peu d’articles. Les caissières comprennent ce genre de choses. Finalement elle termine et m’annonce ce que je lui dois. Elle me demande si j’ai la carte du magasin, j’attrape fébrilement mon portefeuille et un peu perturbé par ce rapport affectif qui s’est instauré entre nous, je me trompe et lui tends ma carte du club Mickey. Forcément elle rie. Je pense qu’elle doit trouver touchant le fait que j’ai su garder mon âme d’enfant. Je lui tends enfin ma carte bleue et paye.

Et puis, presque au moment de partir elle semble hésiter (OUAIIIIIIIIS C’EST BON SIGNE !!!!!) et d’un coup elle me demande.

_ Excusez-moi. Je peux vous poser une question, dit elle de sa petite voix.

_ Oui bien sur je vous en prie !

_ Je me demandais… Vous êtes célibataire ?

ALLLLLLLLLLLLELUIIIIAAAAAAAAAAAAAAAAAA !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!,

Faites jouer les hautbois et résonner les guitares électriques ! Que l’on prépare une fête ! Que l’on appelle les vieux amis disséminés dans le Monde entier pour leur annoncer que ça y est, Yojik a trouvé femme ! Que l’on envoie un messager parcourir le royaume pour annoncer la bonne nouvelle au peuple !..... Je sens qu’elle va me dire à quelle heure elle débauche et qu’elle va me proposer de l’emmener boire un verre. Ou peut-être, va-t-elle tout de suite, ici même me demander en mariage. Comme ça serait romantique !

Bref, j’esquisse un sourire et je lui réponds avec l’air de quelqu’un sûr de lui et de son charme.

_Oui ! Je suis célibataire… Vous avez l’œil… Vous avez du deviner aux articles qu’il y a dans mon chariot ?

Et là elle me regarde désolée et me dit :

_Non non. J’ai juste pensé à ça parce que je vous trouve moche, c’est tout !

Bon ben voilà. Encore raté ! C’est pas encore l’alléluia. Qu’on ramasse les articles disséminés sur le tapis roulant de la caisse et qu’on les mette dans son grand sac plastique et qu’on les apporte dans le coffre de la voiture. Et surtout qu’on essaye de rattraper le messager si il est pas déjà parti.

Posté par Yojik à 12:37 - A la recherche de la femme de ma vie - Commentaires [2] - Permalien [#]

10 septembre 2005

C'est connu sur la Terre (et dans les alentours)

Alors pas la peine de dire le contraire, puisque même à la NASA, ils le savent...

yojikestbeau

Posté par Yojik à 12:35 - Yojik est un blaireau - Commentaires [1] - Permalien [#]

09 septembre 2005

Comment j'ai séduit une femme en 10 secondes

Je me suis souvent dit qu’on pouvait reconnaître les hommes qui ont du succès avec les femmes, en mesurant le temps qu’ils mettent à les séduire. Certains sans même s’en rendre compte font immédiatement chavirer les cœurs des filles à peine ils apparaissent. Ceux-là sont capables d’enchanter des oreilles féminines même en expliquant pourquoi la sélection de Lilian Thuram en position d’avant-centre à quelque chose de stratégique. Ils sont aussi à même de leur faire briller les yeux en accomplissant un acte même pas héroïque comme allumer un barbecue ou laver leur voiture. Bref, ils ont ce « je ne sais quoi », une sorte d’aura, un magnétisme qui attire les filles comme le miel les mouches. D’autres ne peuvent réussir à avoir des privautés avec les femmes qu’en les côtoyant avec assiduité pour qu’elles finissent par se rendre compte que finalement, celui-là OK il est pas beau mais il est vraiment gentil et sympathique. D’autres enfin, ne peuvent espérer partager un court moment avec une fille que lorsqu’elle est désespérée et qu’elle est persuadée que bon, entre ça ou le suicide, vaut mieux choisir ça, vu que c’est carrément moins douloureux et qu’en plus qu’en on est mort c’est pour toujours, et que l’éternité, c’est vachement long, surtout vers la fin.
Ben moi, je sais pas quel pêché j’ai commis dans ma vie précédente, ou quel est le Dieu qu’un de mes ancêtres a insulté, mais pas de bol je fais pas partie de la première catégorie. (Ni de la deuxième d’ailleurs).
Donc, séduire est une tâche difficile pour moi. C’est très compliqué et il faut la conjonction de nombreux facteurs. D’abord il faut que je rencontre une femme et que la situation fasse que je n’ai pas à prononcer les premières phrases sinon, c’est de suite la cata. Ensuite, il faut que la fille en question soit toute désespérée et abandonnée, un peu comme Robinson sur son île (avant la rencontre de Vendredi). Il faut aussi qu’il n’y ait pas d’autres hommes à proximité parce que sinon sémor. Croyez pas que je sois en train de me plaindre. Non ! C’est juste que parfois faut être réaliste.

Et bien je me suis demandé l’autre soir si c’était pas en train de changer. Comme si une bonne âme (on va dire celle d’Austin Powers) m’avait léguée son MOJO pour cause de double emploi.
Je vous raconte ?...
Bon OK, je vous raconte.

J’étais en train de déambuler dans les rues de ma ville en pleurant misère dans mes Kleenex. Je marchais en regardant mes pieds, parce que j’étais triste et aussi pour pas marcher sur une mine anti-personnel canine parce que c’est vrai que dans le quartier où j’étais, y’en a pas mal. Disons que c’est comme Verdun mais avec les cratères de bombes en moins. Je marchais aussi pas très vite parce que j’étais pas pressé d’aller nulle part. Et puis tout à coup dans mon champ visuel une apparition est apparue. Normal me direz-vous et vous aurez raison puisque c’est bien le propre des apparitions d’être capable d’apparaître comme ça, d’un coup. En fait, il s’agissait d’une superbe paire de petits escarpins à talons rouges vernis. Ils tricotaient devant moi une sorte de danse en faisant un joli petit bruit sur le pavé. Un agréable rythme qui disait un peu « clac-clac-clac, attrape-moi si tu peux », sauf que là, vous pouvez pas vous rendre compte parce que je le fais pas très bien.
J’ai donc un peu forcé l’allure et mon regard a commencé l’ascension du corps qui était au bout des chaussures. Une robe en stretch rouge sombre, pas le même que les escarpins mais qui faisait un joli camaïeu avec eux. Et dans la robe un corps de femme. Pas un de ceux qu’on voit dans les magasines, pas un de ceux retouchés par un graphiste doué du Photoshop. Non, juste un corps de vraie femme de la vraie vie, donc attirant tout simplement. Et puis sur ses épaules, était posé un peu négligemment une sorte de petit gilet cintré noir. Et au bout d’un de ses bras, un mignon petit sac à main. "Cette dame a du goût" me dis-je, emporté par mon sens lyrique. Bref, j’étais un peu sous le charme de cette jolie vision propre à me redonner le sourire que j’avais plus.

Alors, je vous sens tout fébriles. Mais comment tu as fait pour la séduire Yoj ? Surtout en 10 secondes. Tu lui as fait le coup de « Vous auriez l’heure s’il vous plait ? » avec le sourire de James Bond ? Tu as fait semblant de lui tomber dessus pour l’aborder ? Ben même pas ! En fait j’ai même pas eu besoin de parler en premier. Elle a juste été séduite d’un coup, dès qu’elle m’a vu.

Elle s’est retourné soudainement comme si elle savait que j’étais là à la suivre par inadvertance, comme si elle le savait que ce soir-là elle avait rendez-vous avec son destin. Elle s’est arrêtée, m’a regardé avec un regard décidé droit dans les yeux… Et c’est là que d’un coup son cœur a chaviré… Elle a ouvert la bouche et de ses lèvres maquillées de rouge elle m’a dit : « Je t’emmène mon poulet ? C’est 50 euros ».

Bref, c’est con. Très con même parce que les 50 euros je les avais pas sur moi. Et j’ai trouvé ça super dommage parce que si je les avais eus, je suis sur que ça aurait été le début d’une grande histoire d’amour vu qu’à elle je lui ai plut tout de suite et que ça c’est super rare. C’était pourtant un bon présage non ?
Mais vous inquiétez pas, je désespère pas. Si je suis capable de séduire aussi vite, c’est que ma situation s’améliore.

Posté par Yojik à 12:27 - A la recherche de la femme de ma vie - Commentaires [0] - Permalien [#]



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